Une réponse à«Contre François Jullien»de Jean-François Billeter (éd. Allia, 2006) dans laquelle l'auteur rectifie ce qu'il considère être des erreurs sinologiques et s'interroge également sur la possibilité actuelle d'une entreprise intellectuelle audacieuse.
La Chine est ailleurs, est-elle «autre» ?
Cet ailleurs de la Chine se constate dans la
langue comme dans l'Histoire. Quant à l'altérité,
elle est à construire patiemment en nouant le
dialogue entre deux civilisations, la chinoise
et l'européenne, qui se sont développées si
longtemps sans contact entre elles.
C'est à ce travail que se livre François Jullien,
essai après essai, ou chemin faisant, sans
postuler d'altérité ni d'identité de principe.
À la fois pour fournir des concepts à la
connaissance de la Chine et relancer la philosophie
en l'interrogeant du dehors chinois.
À l'occasion de cette Réplique, François
Jullien récapitule le chemin parcouru, ou sa
«méthode», et les résultats acquis. Il montre
du même coup comment, à partir du dévisagement
réciproque des cultures, ouvrir la
voie d'un auto-réfléchissement de l'humain qui
nous délivre de l'humanisme mou et de sa
pensée faible.
