Ce penseur juif, né en 1240 à Saragosse, élabora la doctrine de la kabbale prophétique, contemporaine du«Zohar». Le texte présenté ici traite des rapports entre philosophie et kabbale et propose un commentaire de l'oeuvre de Maïmonide. Son influence est sensible chez Pic de La Mirandole, les humanistes de la Renaissance et Umberto Eco. Avec en fin d'ouvrage le texte hébreu.
L'épître des sept voies est la première traduction
française d'une oeuvre d'Abraham Aboulafia,
cabaliste juif du XIIIe siècle, qui élabora sa
doctrine du «cabalisme prophétique» parallèlement
au Zohar dont il était contemporain. Cette lettre,
dans laquelle Aboulafia définit les sept voies de la
connaissance, traite en premier lieu des rapports
entre philosophie et cabale et apporte sur l'oeuvre de
Maïmonide un commentaire aussi riche qu'inattendu.
Mais elle insiste également sur la spécificité
de la langue hébraïque conçue comme langue qui
globalise le réel et l'informe immédiatement. La
philosophie, dès lors, ne serait qu'une propédeutique
à la cabale, dont les savoirs ne sont accessibles
qu'à un petit nombre d'individus. Parue pour la première
fois dans cette même collection en 1985,
l'Épître des sept voies est rééditée aujourd'hui
accompagnée du texte hébreu établi par Adolph
Jellinek en 1854.