Mer agitée à très agitée




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Mer agitée à très agitée

Sophie Bassignac

Éditeur : Lattès Tous les livres chez l'éditeur Lattès , Paris, Paris

Description : 246 pages; (21 x 13 cm)

EAN13 : 9782709645706


Résumé

Marilyn, un ancien mannequin, quitte New York pour venir s’installer en Bretagne, à Ker Annette. Quand une jeune femme est retrouvée morte dans la crique, l’enquête est confiée à Simon Schwartz, l’ancien grand amour de Marilyn, qui bouleverse sa vie tranquille et fait resurgir les fantômes du passé.

Quatrième de couverture

William se promenait depuis vingt ans sur le corps de Maryline avec des mots magiques et des effleurements, propageant une vie légère poudrée de drogue et de paillettes. Simon, lui, sentait la mer, énervait comme le vent du large et il était sa jeunesse. Elle se dit que Simon était quelqu'un à qui on appartenait ou rien, alors que William n'avait jamais eu aucun sens de la propriété. Après des années new-yorkaises intenses et dangereuses, Maryline et William Halloway s'installent sur la côte bretonne pour commencer une nouvelle vie, paisible et discrète. Mais un matin de juillet, le petit monde de Maryline vacille lorsque Simon Schwartz, son amour de jeunesse, met le pied dans la porte.

 

Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Lattès , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 246 pages; (21 x 13 cm)


ISBN : 978-2-7096-4570-6


EAN13 : 9782709645706

Sophie Bassignac - Mer agitée à très agitée

Sophie Bassignac vous présente son ouvrage "Mer agitée à très agitée" aux éditions Lattès.
Rentrée littéraire janvier 2014.

Extrait du livre

Adossés à la rampe du premier étage, Maryline et William Halloway regardaient leur fille unique, Georgia, écumer de rage en secouant son épaisse chevelure. Elle rappelait à William la Janis Joplin de la fin, la souillon grasse et magnifique qui hurlait dans des aigus stridents son désespoir définitif. En toile de fond, la déchetterie qui servait de chambre à Georgia s'additionnait au chaos ambiant. Maryline et William venaient de se faire traiter de tortionnaires et, le regard neutre, arboraient malgré les insultes un calme de parents. William soupirait en auscultant le plafond et Maryline, bras croisés, refaisait mentalement sa liste de courses tout en vérifiant l'état du ciel par le Velux du couloir. Quelques minutes plus tôt, Georgia avait été priée d'écouter sa musique au casque pour ne pas déranger les occupants des chambres d'hôtes installés à l'étage au-dessus. Elle avait longtemps obtempéré sans broncher mais depuis quelques mois, transformée d'un coup en adolescente théâtrale, elle s'était mise à tout négocier, aussi vindicative et procédurière qu'un condamné par erreur. Les quolibets, crises de nerfs et balles traçantes qu'ils subissaient presque quotidiennement commençaient à miner le moral de Maryline qui n'était d'ailleurs pas très à l'aise sur le sujet du jour et comprenait sans le dire les récriminations de sa fille. Depuis que Maryline avait transformé la maison familiale en maison d'hôtes, cinq ans plus tôt, Georgia avait supporté avec un flegme admirable le défilé des clients imposé par ses parents pendant les mois d'été. Elle avait accepté que des enfants de passage jouent sans elle dans son jardin, qu'ils utilisent sa table de ping-pong ou perdent les pièces de ses jeux de société en les emportant en fraude sur la plage. Les adultes étaient un autre enfer. Georgia avait souri gentiment à ces visages interchangeables et mielleux qui la tripotaient en s'extasiant. Les mêmes occupaient bruyamment sa salle à manger chaque matin alors qu'elle prenait son petit déjeuner en silence dans la cuisine. A touche-touche dans le couloir, Maryline et William entendaient pour la énième fois la liste des plats réchauffés de Georgia sur son enfance martyre. Défilèrent comme de vieilles connaissances le «petit con de Parisien» qui lui crachait dessus, le couple en pleine rupture dont le venin traversait les étages et «le vieux dégueulasse» qui l'avait harcelée deux ans plus tôt. Maryline se dit que c'était peut-être ce manque d'intimité qui avait poussé sa fille à faire de sa chambre un terrain vague impraticable où on marchait sur des monticules de vêtements, de slips, de soutiens-gorge en forme de vasques amidonnées et de chaussures farcies de chaussettes en boule. Une exécrable odeur de fille de seize ans planait dans la pièce jamais aérée et finissait par vous faire fuir avant d'avoir atteint la fenêtre. Maryline prit le risque de regarder discrètement sa montre. L'heure tournait et elle devait aller en ville avant le retour de ses hôtes belges.

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