Résumé
Les contributions explorent les modalités pédagogiques et didactiques ainsi que les outils et les conditions permettant l'apprentissage et le développement harmonieux d'un enfant ayant fait le choix de la langue des signes.
Quatrième de couverture
La Langue des signes française occupe actuellement le devant de la
scène dans les débats éducatifs et pédagogiques relatifs à l'enfant sourd.
Serait-ce un simple effet de mode, lié à cette fascination, qu'éprouve
l'entendant à contempler un langage, inscrit au plus profond de lui, perdu,
enfoui à jamais, retrouvé chez certains ? S'agit-il d'un effet de balancier qui
amènerait inexorablement les systèmes d'un extrême à l'autre ? Il semble
au contraire que ce soit bien un juste retour à l'équilibre. Certes le chantier,
pour avoir été longtemps laissé en friche, est si vaste à explorer, à défricher
et ensemencer, qu'il apparaît à la fois chronophage, énergivore et onéreux,
mais aussi passionnant et prioritaire.
Après le temps de la revendication légitime, le temps de la reconnaissance
et celui de la reconstruction du paysage de l'éducation des enfants sourds,
vient déjà le temps des premières vendanges, où l'on triera peut-être le bon
grain de l'ivraie.
Convaincu, dès sa création en 1981, de la nécessité pour l'enfant sourd
de bénéficier d'un environnement bilingue serein, où il puisse s'épanouir
sans tension, le GERS souhaite ouvrir un espace de réflexion sur l'usage
de la langue des signes dans l'éducation et l'enseignement, qui fasse le
point sur les avancées pratiques induites par l'évolution du cadre législatif
et institutionnel.
Quels effets produit l'usage de la langue des signes au quotidien dans
la famille, à l'école ou en établissement spécialisé ? Quels moyens, quelles
méthodes, quels supports et outils sont utilisés ? Quels obstacles persistent,
quelles questions restent en suspens ?