Croquis étrusques
David Herbert Lawrence
édition Simonetta De Filippis
préface Gabriel Levin
traduit de l'anglais par Jean-Baptiste de Seynes
Description : 285 pages; (17 x 17 cm)
EAN13 : 9782358730198
Résumé
D.H. Lawrence rédige ce texte à la suite d'un voyage effectué avec son ami E. Brewster dans les sites étrusques de Campanie et de Toscane en 1927. Se sachant malade, il entame une série de méditations sur les tombeaux tout en rendant hommage au caractère extrêmement vivant de l'art de cette civilisation. Un petit précis d'histoire et de lieux étrusques figure en fin d'ouvrage.
Quatrième de couverture
«Les représentations étrusques ont quelque chose de poignant. Ces léopards qui tirent leur longue langue ; ces
hippocampes qui vont flottant ; ces daims mouchetés qui voudraient esquiver le coup au flanc ou à l'encolure : voilà
qu'ils s'insinuent dans notre imagination pour ne plus en partir. Nous revoyons le profil ondoyant de la mer, les dauphins
qui bondissent en virgule, le plongeur en sa chute si précise, le petit homme qui derrière lui gravit si vivement la roche...
et puis, ces hommes barbus mi-allongés sur les lits de banquet, cette façon qu'ils ont de brandir l'oeuf mystérieux !
et ces femmes à la coiffure conique, quelle étrange manière elles ont de se pencher en avant pour des caresses dont
nous ne savons plus rien ! Et c'est gaiement que les esclaves nus se baissent pour saisir les jarres de vin. Leur nudité
est leur vêtement même, plus facile à porter qu'une étoffe... [...] C'est comme si un courant puissant venu de quelque
vie différente les traversait de part en part, sans rien de commun avec le courant superficiel qui nous anime aujourd'hui ;
comme si les Étrusques tiraient leur vitalité de profondeurs inconnues dont l'accès nous est désormais refusé.»
D.H. Lawrence, Croquis étrusques, «Les tombes pointes de Tarquinia I», 1927