Lundi noir




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Lundi noir

Dominique Dyens

Éditeur : Ed. Héloïse d'Ormesson Tous les livres chez l'éditeur Ed. Héloïse d'Ormesson , Paris, Paris

Description : 205 pages; (21 x 15 cm)

EAN13 : 9782350872254


Résumé

Après avoir tout perdu suite à un délit d'initiés, Paul Deshoulières, 55 ans, tente de retrouver Madeleine, son premier amour. Atteinte d'Alzheimer, son décès brutal laisse place à des révélations qui le bouleversent... ©Electre 2014

Quatrième de couverture

À cinquante-cinq ans, Paul Deshoulières affiche une réussite éclatante : financier redouté, c'est aussi un mari et un père comblé. Du moins en apparence. Car depuis qu'une opération l'a rendu impuissant, il est obsédé par l'idée de perdre sa femme. Pour la retenir, il tente un ultime coup de poker. Lorsque son plan frauduleux vire au fiasco, Paul reçoit un chèque providentiel. Qui peut bien chercher à l'aider ? Qu'attend-on de lui en échange ? Tension extrême dans un décor feutré, spirale du mensonge, vertige de l'adultère et ivresse du pouvoir... Dominique Dyens s'amuse à écailler le vernis des conventions et conjugue le drame bourgeois à l'ère de la délinquance en col blanc. Brûlant !

 

Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Ed. Héloïse d'Ormesson , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 205 pages; (21 x 15 cm)


ISBN : 978-2-35087-225-4


EAN13 : 9782350872254

Dominique Dyens - Lundi noir

Dominique Dyens vous présente "Lundi noir" aux éditions Héloïse d'Ormesson.

Extrait du livre

Greenport, presqu'île de Long Island Je suis mort une fois et une fois j'ai survécu. Et puis à ma seconde mort, j'ai ressuscité. Je veux dire que je suis vraiment devenu un autre. J'habite un nouveau continent. La terre que je foule et l'air que je respire sont différents. J'aime mes promenades à l'aube sur la plage et mon whisky du soir sous le porche de ma maison. J'ai monté une petite affaire de restauration sur la presqu'île en face de New London. Tous les jours, quand je balaie la terrasse en teck blanchi par le sel marin, je remercie le destin de m'avoir enfin permis de connaître le bonheur. À six heures ce matin, le ciel était déjà bleu et la mer était calme. Avec un temps pareil, les touristes vont affluer de toute la côte pour goûter notre clam chowder. C'est une soupe de palourdes et de pommes de terre, une spécialité de la Nouvelle-Angleterre. Mes mains sont celles d'un vieil homme désormais. En passant et repassant mon chiffon mouillé sur les tables, je fais des circonvolutions dans lesquelles je lis comme dans le marc du café. J'y vois mon passé, mon drôle de passé. C'est à cause de ce coup de fil d'hier soir. Forcément. Ça fait remonter les souvenirs... J'entends la sirène du ferry de 10h45 qui arrive à quai. - Darling ! Prépare-toi ! je lance d'un ton joyeux en chassant une mouette. Il faut se dépêcher de mettre le couvert. Le chiffre du week-end va être énorme ! PREMIÈRE PARTIE Tandis qu'il signait le procès-verbal du dernier conseil d'administration de l'année, l'homme d'affaires se félicitait d'avoir concentré la production de Robotic-Pharma sur le seul site de Bienne. À l'époque du rachat de cette entreprise genevoise de matériel médical au bord du dépôt de bilan, Brachtechnologie avait dû engager un bras de fer avec l'Union syndicale suisse pour faire accepter un plan social. Heureusement, le spectre de la délocalisation restait sa meilleure arme de dissuasion et l'homme d'affaires n'hésitait pas à en user lorsqu'il engageait des pourparlers avec les salariés ou les actionnaires de ses filiales. Diplômé de Wharton - une des plus prestigieuses universités américaines -, cet homme à la carrière irréprochable était le directeur financier de Brachtechnologie. À cinquante-cinq ans, Paul Deshoulières pesait soixante-quinze kilos pour un mètre quatre-vingts et cultivait des abdos d'acier dans un club huppé de la rive droite de Paris. Sa prestance, ses yeux verts, et plus récemment ses cheveux poivre et sel, lui assuraient un réel succès auprès des femmes. Il le savait et il en jouait. De manière générale, Paul Deshoulières aimait le pouvoir. À sa façon de serrer les mâchoires, on devinait une résistance à l'adversité. Il portait un regard acéré sur les choses et sur les situations. Son intransigeance était respectée et appréciée de sa hiérarchie et de ses confrères. La politique d'acquisition d'entreprises qu'il avait mise en place dès sa nomination en 2002 avait hissé le groupe au premier rang du secteur pharmaceutique. Désormais, il consacrait l'essentiel de son activité à l'analyse financière des due diligences, les audits remis par le département mergers and acquisitions de JP Morgan. Brachtechnologie allait bientôt couper l'herbe sous le pied à leur concurrent allemand. Après des mois de négociation, le groupe était en passe de devenir le propriétaire du plus gros réseau de distribution pharmaceutique d'Europe de l'Est. Un accord avait été signé l'avant-veille avec Pointpharm. Cette acquisition serait la plus importante de ce début de XXIe siècle, et Paul Deshoulières en éprouvait une délectation mêlée de fierté. La nouvelle resterait confidentielle jusqu'à la signature du SPA, le Sale and Purchase Agreement, prévue le lundi suivant. On était vendredi. Si, pendant ce court laps de temps, une personne initiée utilisait cette information pour s'enrichir personnellement, elle commettrait une infraction et serait passible d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende pouvant atteindre plusieurs millions d'euros. (...)
Dominique Dyens, quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Les livres tiennent une place affective, esthétique, indispensable. Parfois un peu trop de place aussi mais j'ai encore beaucoup de mal à m'en séparer !

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