Dernier buteur de la finale de la Coupe du monde 1998, le joueur raconte son parcours à Monaco, Arsenal, Barcelone et dans l'équipe de France. Il fait état de ses rencontres et relations avec les autres joueurs, témoigne de l'hypocrisie, du dopage et de la corruption qui règnent dans le milieu du football.
«C'est un matin comme les autres.
Je suis chez moi, à Èze, en train de
me préparer dans la salle de bains.
En enlevant la buée déposée par
les vapeurs d'eau de la douche, je
vois ma tête dans la glace. C'est
une vision d'horreur. J'ai les traits affreusement
tirés. Mes yeux ne transmettent rien. Le vide
total. On dirait un zombie. Je fais toujours les
mêmes gestes, sans y réfléchir.
Je suis spectateur de mes journées.
Je suis au plus fort de ma dépression. J'ai beau
exercer un formidable métier, avoir un train de
vie que beaucoup envient et une femme en tous
points attentionnée, je n'arrive pas à me défaire
de ce mal qui me ronge.»