Résumé
La marche est comprise ici comme un acte philosophique ou une expérience spirituelle à travers l'exemple de figures historiques, philosophiques ou littéraires chez qui cet acte est une disposition de la pensée ou de l'inspiration (Rimbaud, Nietzsche, Gandhi, Kant). Ses dimensions mystiques et culturelles sont également évoquées : l'éternité, la solitude, la lenteur, le pèlerinage ou la flânerie.
Quatrième de couverture
La marche à pied connaît de plus en plus d'adeptes qui en recueillent les bienfaits : apaisement, communion avec la nature, plénitude... Nous sommes très nombreux à bénéficier de ces dons. Marcher ne nécessite ni apprentissage, ni technique, ni matériel, ni argent. Il y faut juste un corps, de l'espace et du temps.
Mais la marche est aussi un acte philosophique et une expérience spirituelle. Allant du vagabondage au pèlerinage, de l'errance au parcours initiatique, de la nature à la civilisation, l'auteur puise dans la littérature, l'histoire et la philosophie : Rimbaud et la tentation de la fuite, Gandhi et la politique de résistance, sans oublier Kant et ses marches quotidiennes à Königsberg.
Et si l'on ne pensait bien qu'avec les pieds ? Que veut dire Nietzsche lorsqu'il écrit que « les orteils se dressent pour écouter » ? C'est ce que l'on cherche ici à comprendre. A la fois traité philosophique et définition d'un art de marcher, ce livre en réjouira beaucoup, qui ne se savaient pas penseurs en semelles.
Paru le : 15/05/2009
Thématique : Sciences Humaines
- Philosophie
- Textes de philosophes
Éditeur : Carnets Nord
, Paris
Collection : Non précisé
Reliure : Non précisé
Description : 302 pages; (19 x 13 cm)
ISBN : 978-2-35536-008-4
EAN13 : 9782355360084
Marcher, une philosophie
Philosopher à pied... A pied avec les philosophes, Frédéric Gros voit la marche comme un art de l'esprit.
Frédérick Gros nous propose une réflexion philosophique sur la marche. Il nous rappelle que la marche est à la portée de tous, qu'elle nous permet de goûter et de se délecter d'un sentiment de liberté. Liberté de jouir du temps, de l'espace, de son corps, liberté à l'épreuve de la nécessité la plus stricte c'est-à-dire celle de la subsistance.
Voilà ce qui exalte les sens et la pensée. Nietzsche, Rimbaud, Rousseau, Thoreau, Nerval, Kant, Gandhi ont pratiqué la marche. Frédéric Gros nous éclaire sur le rapport de ces grands hommes à la marche, à l'écriture, à la pensée et à la vie.
La marche est un art de vivre, un exercice spirituel et philosophique. C'est aussi un acte de résistance individuel au monde actuel : à la vitesse, à la consommation, à la performance, à l'identité sociale.
Marcher, c'est aimer la lenteur, le dépouillement, car pour marcher il faut être léger. C'est aimer la solitude, le silence. On ne marche pas pour se raconter, pour décrire, mais pour s'oublier, pour respirer le paysage, pour habituer et ressentir son corps.
En compagnie d'un vers de Rimbaud : « Allons, la route ! / Je suis un piéton, rien de plus. » Nous vous souhaitons bonne marche !