Résumé
S'appuyant sur des documents d'époque, actes notariés, correspondances, registres paroissiaux, documents fiscaux, actes judiciaires, archives de la Marine, etc., cette étude fait revivre le métier de marinier dans la région de Châtellerault de la fin du règne de Louis XIV à 1880 : mode de vie, famille et loisirs, insertion dans la vie politique, comparaison avec d'autres marines fluviales, etc.
Quatrième de couverture
Les mariniers de la Vienne et de la Loire aux XVIIIe et XIXe siècles
Grâce à une charte, octroyée par la bonne duchesse Anne, fille de Louis XI, à la demande des habitants de Châtellerault, la navigabilité de la Vienne est assurée au XVIe siècle depuis 1520. Cela est d'autant plus important que le roulage est difficile sur les routes de l'époque, souvent impraticables en dehors des quelques mois d'été. La Vienne commence « à porter bateaux » à Châtellerault, plus exactement à Chitré pour le transport des pierres meulières extraites du Pinail. De là, les mariniers embarquent les marchandises destinées à Saumur, Angers, Nantes mais également à Tours, Orléans et Paris. Rive droite on rencontre les mariniers rue des Moulins, sur le port, sur les quais et, rive gauche, ils logent dans la Grand'Rue de Châteauneuf, rue d'Antran, rue de l'Abattoir, puis rue du Crédit, rue de l'île Cognet. C'est dans le faubourg qu'ils sont les plus nombreux.
Rares sont aujourd'hui les traces de la batellerie châtelleraudaise : quelques organeaux fixés au bout de chaînes aux deux premières arches du pont Henri IV, d'autres sur le quai de l'Abattoir et la croix des mariniers érigée au milieu du pont, côté amont.