Résumé
Le texte de ce conte oriental inédit en français, l'un des plus fascinants de la littérature arabe médiévale, date probablement du XIVe siècle et sort du même atelier de fabrication que«Les mille et une nuits». Il raconte l'histoire de Arûs al-Arâis, la plus gracieuse jeune femme que le monde ait portée.
Quatrième de couverture
Parce que le roi a perdu une fille de quinze ans chère
à son coeur, un aveugle entreprend, pour le consoler,
de lui rappeler à quel point les femmes sont séductrices
et perfides. Il lui raconte l'histoire de 'Arûs
al-'Arâis, la plus gracieuse jeune femme que le monde
ait portée, dont le destin est de causer le malheur
autour d'elle par sa fourberie, sa ruse et sa vilenie.
Nul homme ne peut l'approcher sans être frappé d'un
désir dévorant, qu'elle l'invite volontiers à satisfaire,
mais la plupart périssent ensuite, victimes de la soif
de pouvoir et de liberté de la Belle...
En 1933, H. Ritter découvrait à Istanbul un manuscrit
de contes intitulé Livre des histoires étonnantes
et des anecdotes surprenantes ne faisant pas
partie des recensions des Mille et Une Nuits, à l'exception
de quatre textes. Les deux recueils semblent
bel et bien issus du même atelier de fabrication :
même public visé, même registre de langue, même
matériau composite mêlant cultures indienne, arabe
et persane. Le manuscrit annonce quarante-deux
contes, dont seulement dix-huit sont conservés, mais
même ainsi tronqué il est exceptionnel par sa valeur
documentaire, littéraire et linguistique, et par son
ancienneté (XIIIe-XIVe siècles).
Inédit en français, ce long conte est saisissant d'audace,
de sensualité et de cruauté.