La Bible des pauvres
Juan Manuel Roca
traduit de l'espagnol par François-Michel Durazzo
Éditeur :
M. Solal, Paris
Description : 165 pages; (20 x 15 cm)
EAN13 : 9782910796198
Résumé
Recueil de poèmes empreints de désillusion alimentée par les grandes voix de la poésie latino-américaine et européenne. L'auteur évoque son pays, la Colombie, comme un immense hospice dans lequel l'aveuglement est roi.
Quatrième de couverture
Les noces de cendre
À cette heure le pays
Glisse la langue de ses fleuves sur les rives de la nuit.
Je l'entends qui chantonne, qui ouvre des milliers de bouches
Dans les bars, sur les places, dans les plantations de café.
J'entends l'orpailleuse
Qui berce l'eau comme un enfant
Dans son baquet sonore, dans son plateau concave
J'entends une nation qui grandit parmi les joncs,
Des amours interdites qui s'enfuient par les fenêtres de la nuit.
L'ombre recouvre peu à peu les huttes et les malocas,
Les maisons d'iode au bord de la mer.
Si vous voulez savoir, la seule chose que je n'entends pas
C'est la voix des disparus,
La timbale du coeur qui rythme ses silences.
Paru le : 26/10/2010
Thématique : Littérature
- Poésie, contes
- Poésie
Éditeur : M. Solal
, Paris
Collection : Le temps du rêve
Reliure : Non précisé
Description : 165 pages; (20 x 15 cm)
ISBN :
EAN13 : 9782910796198
Bible des pauvres
Ouvrir au hasard la Bible des pauvres
du poète Juan Manuel Roca
Et partir en Colombie
Quand le fleuve Atrato
Ressemble à un cimetière argenté
sous la pluie qui tambourine
au creux des mots, des images
J'ai une fissure
A savoir que je ne suis qu'un rêve
Qu'un bruit de pas dans la demeure du monde
Au détour d'une page
Croiser l'ombre de Kafka,
La veste fripée de Trakl
Les poèmes froissés de Rimbaud
La chemise jaune de Maïakovski
La main de Cendrars
Un tableau de Gauguin
Je lis la peau des mots
Et le soir tombe comme une immense fleur fanée