Le sportif sénégalais qui a marqué les jeux Olympiques d'hiver en étant le premier skieur noir en 1984 à Sarajevo, et en participant aux jeux d'Albertville en 1992 et à ceux de Lillehammer en 1994, a fondé la Fédération de ski sénégalaise. Il raconte son itinéraire et témoigne de son combat de plus de quinze ans pour que le CIO revoie les principes d'accessibilité des petits pays aux JO d'hiver.
Le 31 décembre 2001, Lamine Guèye, le skieur et président de
la Fédération sénégalaise de ski, reçoit un courrier émanant du
Comité international olympique (CIO). Sur cette lettre ornée des
cinq anneaux olympiques, on lit ces quelques lignes : «[...] Les
Jeux olympiques d'hiver sont une manifestation quelque peu
particulière, étant donné que pour des raisons tout simplement
climatiques et géographiques, ils ne conviennent pas à certains
pays du monde, que ce soit au niveau de l'organisation ou de
la participation.»
À sa lecture, Lamine Guèye est d'abord choqué puis révolté.
Mais il veut surtout comprendre. Comment peut-on bafouer à
ce point l'esprit de la charte olympique ? Qui sont ces gens du
CIO coupables d'une telle discrimination ? Comment fonctionne
cette organisation très particulière ? Autant de questions qui vont
conduire Lamine à démêler les mécanismes de la nébuleuse
olympique et constater des dysfonctionnements majeurs. Sa
conclusion est sans appel : le CIO est à réformer en profondeur !
Un livre à charge donc, mais qui propose des solutions et nous
invite à découvrir une magnifique histoire humaine, poignante et
stimulante.