Ceux d'à côté

Ceux d'à côté

Auteur : Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier

Éditeur : Minuit, Paris

Description : 156 pages; (19 x 14 cm)

EAN13 : 9782707317667



Résumé

Pour avoir le sentiment de vivre un peu, une femme attend jour et nuit le violeur de sa voisine...


Quatrième de couverture

Parce que Claire, sa voisine, lui a raconté ce que c'est de revivre sa propre mort chaque nuit, d'entendre un souffle d'homme derrière soi et de sentir sur son corps son odeur à lui, des semaines après. Et parce que s'approprier l'histoire des autres c'est au moins commencer à vivre un peu, alors Catherine attend, le jour, la nuit, cet homme-là. L'homme qui marche dans la ville et rôde vers la piscine, dans les rues, parfois jusqu'à chez elle.

 

Paru le : 04/09/2002


Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Minuit , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 156 pages; (19 x 14 cm)


ISBN : 2-7073-1766-7


EAN13 : 9782707317667

Présentation

Parce que Claire, sa voisine, lui a raconté ce que c'est de revivre sa propre mort chaque nuit, d'entendre un souffle d'homme derrière soi et de sentir sur son corps son odeur à lui, des semaines après. Et parce que s'approprier l'histoire des autres c'est au moins commencer à vivre un peu, alors Catherine attend, le jour, la nuit, cet homme-là. L'homme qui marche dans la ville et rôde vers la piscine, dans les rues, parfois jusqu'à chez elle.


Jean-Baptiste Harang écrivait dans Libération du 21 septembre 2000 lors de la sortie d'Apprendre à finir :

Malgré le titre, Apprendre à finir, personne ne meurt dans le deuxième roman de Laurent Mauvignier : "J'ai fait des progrès, dit-il, dans Loin d'eux, c'était l'hécatombe". Laurent Mauvignier est né à Tours en 1967, il y a passé presque toute sa vie, sauf quatre années à Paris, et Bordeaux, maintenant, depuis un an. Il vient de s'y marier. C'est à peu près tout ce qu'il dit de lui, il ne veut rien cacher, au contraire, toute sa douleur est dans ses livres, l'impudeur est dans ses livres, aussi préfère-t-il ne pas se livrer. Il se livre un peu pourtant, malgré lui, pour se délivrer. Il dit qu'il a commencé à écrire à 8 ans, qu'il a définitivement arrêté à 16, qu'il a gagné le plus gros de sa vie en faisant le pion pendant huit ou neuf ans, que ça n'a guère d'intérêt. A 8 ans il a passé plusieurs séjours de plusieurs semaines à l'hôpital, il dit qu'il a risqué sa vie, que sans ces ennuis de santé il aurait sans hésiter consacré sa vie au sport, il ne dit pas quels ennuis : "A l'hôpital, on vous offre des livres et des cahiers, j'ai dévoré les livres, j'ai rempli les cahiers. Chez nous, il n'y avait aucun livre, on regardait le télévision. Sans livre, on est obligé d'avoir de grands yeux, de grandes oreilles."
Laurent Mauvignier écrit sans désemparer, dès l'âge de 12 ans il torche des romans de plus de cent cinquante pages, "aussitôt finis, aussitôt relus, aussitôt jetés. Je n'ai rien gardé, je n'ai pas de regret, je ne saurais pas où les mettre, ça m'amuserait peut-être de les relire mais ça n'a aucune importance. Je ne crois pas à toute ces histoires de vocation, c'est une folie, une folle présomption d'ajouter des livres aux livres".
"A 16 ans, j'ai arrêté définitivement d'écrire, un événement dramatique, violent, m'a montré ce que c'était vraiment qu'écrire, que c'était trop fort pour moi, que j'allais dans un mur. J'ai tout fait pour m'en détourner, écrire c'est courir après quelque chose qui se dérobe tout le temps, j'avais fait une année de comptabilité après la troisième, je me suis inscrit aux Beaux-Arts, pour apprendre à ne pas écrire, pour m'en défier. J'ai passé des années à manquer le Capes d'Arts plastiques. J'ai tenu comme ça jusqu'à l'âge de 30 ans, jusqu'au chômage de pion. J'ai même essayé la psychanalyse, je m'appliquais à dire tous les détails, à la troisième séance le psy m'a dit : "Vous vous arrangez avec le hasard, vous en faites des fictions", j'ai arrêté, mieux valait en faire des fictions.
Je n'ai jamais envisagé d'avoir un métier, l'évidence c'est que depuis tout petit je me mets à mon bureau, j'ai le même bureau depuis l'âge de 8 ans, au début, il était un peu grand, maintenant ça va. Je me mets à mon bureau et je suis là, face au mur. Et voilà, en 1997, face au mur et au chômage, je décide d'aller jusqu'au bout, j'écris comme une brute, sans limite, d'autant moins de limite que je ne pensais pas publier. J'ai écrit trois livres coup sur coup, dans l'élan, les deux premiers ne valaient rien, le troisième est devenu Loin d'eux, un matin, j'ai écrit trois pages et j'ai senti un basculement, une tension, une adéquation entre la forme et ce qui se disait. Les phrases pouvaient s'assumer seules, le texte avait par lui-même quelque chose à raconter. Je l'ai fini dans une extrême fébrilité, jour et nuit. Je l'ai envoyé aux Editions de Minuit, je n'ai même pas pensé à l'envoyer ailleurs, quarante-huit heures plus tard Irène Lindon me répondait favorablement. J'ai ressenti du soulagement, je revenais de loin, je jouais ma peau. En même temps, c'est difficile de répondre sincèrement, honnêtement à la question de savoir pourquoi on veut être publié. Pas que de bonnes raisons. Je sais seulement qu'on n'écrit pas pour des lecteurs pas plus qu'on n'écrit pour soi, on écrit, c'est tout, c'est la seule chose qui m'excite vraiment, on est pris dedans. Il y a une vraie jouissance à affronter la violence que j'ai connue, que j'ai subie, qui m'a vaincu." Laurent Mauvignier ne dit pas quelle fut cette violence, les dix mille lecteurs de Loin d'eux (Minuit, 1999) en ont reçu l'écho en plein cœur.

 
-5%
11,54 €
12,15 €

Article  Expédié en 48h

(Voir conditions)


Retrouver cet ouvrage dans

Mauvignier

Ecrivain

Lire la suite

A ecouter dans

Votre historique

41es Journées de la Société française de...
Springer-Verlag
-5%   28,50 €
 30,00 €

Ajouter au panier


500 blagues pour enfants
E.S.I
-5%   4,72 €
 4,97 €

Ajouter au panier


  >