Résumé
L'enfance de Tom Sawyer chez sa tante Polly dans une ville de Louisiane située sur les berges du Mississippi. Très amoureux de Becky Thatcher, une nouvelle venue, il fait également l'école buissonnière avec ses amis Joe, Ben et Huck, et joue à Robin des Bois, aux cow-boys et aux pirates. Edition en texte intégral.
Quatrième de couverture
Les ruses de Tom Sawyer sont sans limites. Autant
pour déjouer la surveillance de sa tante Polly que pour
attirer l'attention de la jolie Becky Thatcher. Ou pour
mettre en scène sa propre mort et celle des membres
de sa «bande»... en s'offrant le plaisir d'assister en
cachette à leur éloge funèbre, prononcé dans l'église de
St. Petersburg devant le village en pleurs. Mais le jour
où Tom et Becky se perdent dans le dédale souterrain
d'une grotte, privés de lumière, d'eau et de nourriture,
les ruses et l'imagination ne suffisent plus...
Les aventures de Tom SawyerLe plus moderne et le plus drôle des classiques américains revient en forceLoin de moi l'idée d'évoquer mon enfance bénie aux bords de la Vézère à rêver devant ses flots (pas très) tumultueux d'où pouvait surgir dans les lumières d'un crépuscule doré un radeau de fortune où se seraient agités les figures hirsutes de deux adolescents tout droits venus d'un roman de Mark Twain. Il y aurait pourtant beaucoup à dire, en confidence, sur les joies inégalées des découvertes enfantines et adolescentes quand les personnages inventés par des romanciers de génie devenaient des compagnons de chaque jour, consolateurs et réjouissants. L'âge adulte survient et l'on se sent un peu obligée de remiser dans la bibliothèque du grenier ces merveilleux et indicibles souvenirs.
Comment alors dissimuler sa joie quand l'actualité littéraire la plus récente vous autorise enfin à renouer avec des héros du passé, redevenus par la grâce d'un petit éditeur, des vedettes de la rentrée :
Tom Sawyer et
Huckleberry Finn [voir] renaissent et reprennent force par la nouvelle traduction du très talentueux Bernard Hoepffner proposée par Tristram. Et là, miracle, ces deux êtres turbulents que l'on croyait connaître, prennent une nouvelle dimension : on se préparait à un moment de nostalgie, on découvre deux personnages très drôles, racontés avec une saisissante modernité par un Twain qui fait preuve d'une inventivité, d'un don pour les dialogues, d'un art de la mise en scène, du coup de théâtre qui emportent l'adhésion. On comprend mieux dès lors pourquoi tant d'écrivains du XX° siècle et des plus récents font de Mark Twain leur illustre devancier, le père du roman américain moderne. Son Mississipi, fleuve turbulent au bord duquel une population chamarrée de petits blancs incultes, d'esclaves maltraités mais souvent aimés, de filous magnifiques, de bandits de pacotille s'évertuent à survivre livrés au bon vouloir de Dieu et de ses innombrables églises, est le véritable héros de ce diptyque plein de facéties et d'enseignements. On rit, on se régale, les livres sont épais mais on en arrive à regretter qu'ils aient une fin, on se félicite de tenir un livre qui aura des lecteurs de tous âges, un livre qui plaira au petit dernier comme au grand-père (un roman universel en somme...)...
La prochaine fois qu'on se promènera sur les bords de la Vézère pour observer le cours (pas si tumultueux) de la rivière, il est certain qu'on aura une pensée pour Tom et Huck, héros de notre enfance devenus amis de notre maturité...
A lire également : Ce vieux Twain sur ces mots-là, c'est Mollat