Résumé
2005, Afghanistan, près de la frontière pakistanaise. Marcus Caldwell s'est installé là quarante ans plus tôt par amour pour sa femme dont il a eu une fille, Zameen, qu'il désespère de retrouver. Vers cette maison se réfugient des êtres esseulés, victimes de l'autoritarisme d'une doctrine suffocante. Récit à tiroirs avec de nombreux retours en arrière.
Quatrième de couverture
Roman
Afghanistan, 2005, à l'ombre des monts de Tora
Bora. Dans une maison aux murs ornés de fresques,
aux plafonds recouverts de livres cloués, avec sa
fabrique où l'on distillait autrefois des parfums, le vieux
médecin anglais Marcus Caldwell pleure sa femme
Qatrina et sa fille Zameen disparues, et désespère
de retrouver son petit-fils Bihzad.
Vers ce lieu, où l'amour régnait sous toutes ses formes,
où les sens sont tous sollicités, convergent des êtres
esseulés. La Russe Lara à la recherche de son frère,
soldat de l'armée soviétique ; l'Américain David, ancien
agent de la CIA, sur les pas de Zameen et de son fils ;
Casa, jeune orphelin endoctriné par les talibans.
Dans ce roman qui jette une lumière crue sur une région
brutalisée, à travers les trajectoires de personnages aux
destins liés qui apprennent à s'aimer et à faire revivre
les êtres aimés, tout s'emboîte de façon inéluctable.
À peine s'est-on réfugié dans la maison de Marcus
que la sauvagerie du monde extérieur nous agresse.
Nadeem Aslam met dans la balance la fragilité des liens
humains, de la raison, de l'art, face à la domination
de l'ignorance et de la cruauté étayées par une doctrine
suffocante. La langue est chargée de parfums et de
couleurs, la narration alterne sans répit entre passé
et présent.
Ce livre poignant et à niveau d'homme restera en mémoire
par sa maîtrise impressionnante et l'émotion qu'il génère.
On le referme le coeur battant.