De 1973 à 1990, le régime marxiste-léniniste du Bénin avait interdit les religions, les confinant dans la sphère privée. L'avènement de la démocratie a permis leur retour dans l'espace public. Cette étude issue d'un DEA en sciences sociales des religions porte sur le vodoun, le christianisme et l'islam : lieux de culte, implication dans les élections, les oeuvres sociales... L'auteur est pasteur.
Le paysage religieux du Bénin est formé de trois grandes
religions : la religion vodoun, le christianisme et l'islam. Sous le
régime marxiste-léniniste qui a gouverné le pays pendant plus
d'une quinzaine d'années (1973-1990), ces religions ont été
longtemps confinées dans la sphère privée c'est-à-dire qu'elles ne
pouvaient pas s'exprimer publiquement car leurs activités se
limitaient seulement entre les quatre murs de leurs lieux de culte.
Mais, depuis 1990, année d'avènement de la démocratie au
Bénin, on note le retour en force des religions sur la scène
publique. Ainsi, le boom du religieux est devenu un fait
sociologique avéré.
Sur le terrain politique, le religieux joue le rôle de régulateur
du pouvoir publique en l'appelant à l'ordre en cas de dérive.
Pour se rendre visibles dans la société, les trois religions
utilisent les moyens suivants : la restauration et la prolifération
des lieux de culte, l'organisation des manifestations publiques, les
médias et la réalisation des oeuvres sociales telles que les écoles,
les centres de santé, les orphelinats, etc.