L'auteur réfléchit à une économie indépendante de la mondialisation et propose pour cela de refondre le projet social-démocrate et européen dans un rapport nouveau au marché en redonnant du jeu à la politique et des marges aux citoyens. D'où le terme de cohésive, transposition anglaise qui désigne les politiques publiques qui s'attachent à renforcer le lien social.
L'économie cohésive lance un défi à la social-démocratie.
Ne plus dire ce qu'elle est par
rapport au marché, mais affirmer comment
une politique moderne peut accepter ce marché,
le respecter sans naïveté et l'adapter pour
justifier enfin ce qu'elle revendique de social.
Un marché qui ne se contente plus seulement
de panser les plaies d'un capitalisme financiel
généré par le libéralisme et la globalisation.
Un marché qui permet à chacun de demeurer
l'acteur d'une mutation sociale qui n'exclut
personne. Pour l'Europe comme pour la social-démocratie,
il s'agit d'un moment crucial.
Jamais celles-ci n'auront suscité autant de
doutes mais aussi autant d'espoirs. Elles doivent
répondre à cette attente : le marché, oui,
mais lequel et pour quoi faire ?