Cinq mots forts de la propagande nazie
Cinq mots forts de la propagande nazie
Auteur : Ralph Bernard Keysers
Christian Manso
Éditeur : Klincksieck, Paris
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Résumé

Etude de cinq termes relevés dans la presse allemande acquise à l'idéologie nazie, dans«Mein Kampf»mais également dans les journaux sarrois d'opposition, permettant de mettre en évidence la propagande nazie mise en place dans les années 1930. L'emploi de ces termes (Terror, Emigrant, Separatist, Gift (poison) et Element) est analysé dans une perspective historique et linguistique.

Quatrième de couverture

Janvier 1935, Hitler abat sa première carte : la Sarre est librement incorporée au Reich. Sous couvert de plébiscite populaire, Hitler met au point une formidable machine à persuader, un vrai réarmement rhétorique, préalable au réarmement pur et simple.

Le 13 janvier 1935 marque le premier triomphe en politique étrangère de la propagande nazie. L'ambiguïté fondamentale des consultations populaires, et démocratiques, est violemment mise à jour, quand le vote libre se combine avec la propagande dirigée.

Ralph Keysers a relevé - dans la presse allemande acquise à l'idéologie nazie, dans Mein Kampf mais aussi dans les journaux sarrois d'opposition - les cinq cartes maîtresses de ce coup de poker diplomatique : comment cinq mots (Terror, Emigrant, Separatist, Gift [poison] et Element) ont fabriqué un triomphe électoral. Comment cette machine à cinq termes a pu prendre de court les États démocratiques, incrédules, impuissants et désemparés, après avoir été méprisant face à cette forme nouvelle et résolument moderne de la politique : la fabrication médiatique d'un vocabulaire politique à effet immédiat.