Les sept vies du marquis




Les sept vies du marquis

Jacques Ravenne

Éditeur : Fleuve éditions

Description : 491 pages; (23 x 15 cm)

EAN13 : 9782265087064


Résumé

Un seul homme connaît la véritable histoire du marquis de Sade : Joseph Fouché, ministre de la Police. Et cet homme, qui a eu le dossier Sade entre les mains, va révéler au fils aîné du divin marquis toute la vérité sur son père et sur ses sept vies : libertin sous Louis XV, prisonnier sous la Révolution, écrivain sous le Directoire, réputé fou sous l'Empire, homme amoureux et aimé en retour... ©Electre 2015

Quatrième de couverture

Le 2 juin 1740, Monsieur Sade, père, quitte le lit de sa maîtresse pour aller faire la connaissance de son fils. Quatre ans plus tard, Donatien grandit au milieu des dettes, des calomnies, des adultères, seuls cadeaux que son père ait laissés à sa mère. Que deviendra Sade, adulte, marié contre son gré à une femme qu'il n'aime pas afin d'éponger les dettes de sa famille ? Qui connaît vraiment la véritable histoire de cet écrivain à la réputation sulfureuse ? Un seul homme : Joseph Fouché. Fasciné par l'auteur des 120 journées de Sodome, le ministre de la Police ne cesse de traquer ses moindres faits et gestes. Après la mort de Donatien, Fouché va révéler toute la vérité sur les sept vies du marquis : libertin à scandale sous Louis XV, prisonnier rebelle sous Louis XVI, politique redouté sous la Révolution, écrivain à succès sous le Directoire, réputé fou sous l'Empire, Sade a été aussi et surtout un grand amoureux, follement aimé en retour. Quant à sa septième vie, vous la découvrirez dans ce roman...

 

Thématique : Non précisé


Éditeur : Fleuve éditions , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 491 pages; (23 x 15 cm)


ISBN : 978-2-265-08706-4


EAN13 : 9782265087064

Extrait du livre

Extrait du prologue 18 juin 1815 Paris Palais-Royal - Alors, beau garçon, tu viens t'amuser ? Dans un frémissement de soie, une prostituée s'approche d'Armand. Il a le dos voûté, un monocle embrume ses yeux gris. Le beau garçon ressemble plutôt à un séminariste attardé. Il secoue la tête et tente de passer. La catin insiste. À ses cheveux roux, est piqué une aigle impériale en papier doré. - Allez, je te ferai un bon prix. C'est pas tous les jours, la victoire ! Armand s'arrête. Sous les arcades les libraires attirent le chaland avec des gravures érotiques. - Quelle victoire ? - Mais tu sors d'où ? Ce matin l'Empereur a attaqué les Anglais et les Prussiens en Belgique. Sûr qu'il va leur mettre une raclée, le Petit Caporal. - Et s'il perd ? En un instant, Armand regrette sa phrase. Le Palais-Royal regorge de mouches de la police. Il porte la main à sa redingote et tâte sa poche intérieure. - Aucun problème. (La fille de joie remonte sa robe et montre une cocarde blanche à sa jarretière.) Demain je suis royaliste. Dans un éclat de rire, elle disparaît dans les jardins à la recherche d'un client plus intéressé. Le souffle tremblant sous sa maigre poitrine, Armand fait mine de fouiller l'étal d'un libraire. Surtout ne pas se faire remarquer. Il ouvre un volume au hasard, puis un autre. Une reliure en maroquin rouge attire son attention. Un amateur a fait graver le titre sur le dos à nerf. La Nouvelle Justine. Armand rejette le livre avec rudesse. Il n'a jamais eu de chance. Son rendez-vous est au numéro 66. Un groupe d'hommes en noir fument devant la porte. L'un d'eux l'interpelle à voix basse : - Vae... -... victis, bredouille Armand. - Il t'attend en haut. Second étage. Porte de droite. Quand il entre dans la pièce, un feu brûle dans la cheminée, malgré la saison. Fouché est assis. Il ne se lève pas, ne sourit pas. Une seule parole tombe de ses lèvres étroites : - Bien le bonjour, monsieur de Sade. Armand se tait. Fouché, comme un félin paresseux, l'observe. De la main droite, il caresse délicatement le col d'une bouteille de vieux cognac. Le fils du marquis ne sait que dire, que faire. Il en a tant entendu sur le ministre de la Police. On dit qu'il a les mains couvertes de sang et l'esprit plus bouillant que l'enfer. - J'ai toujours aimé le Palais-Royal. C'est là, en 1794, que j'ai monté le complot qui a fait tomber la tête de Robespierre. Armand frissonne. Dans la famille, l'Incorruptible a laissé de mauvais souvenirs. - Là aussi que j'ai fait chuter la République avec Bonaparte en 1799. À chaque moment crucial de ma vie, c'est toujours là que je viens pour prendre une décision. La bonne.

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