La représentation connaît une crise : perte de confiance des citoyens dans leurs élus, contestation du mode majoritaire, etc. Cette situation se double d'une crise de la représentativité : les citoyens ne se reconnaissant plus dans une élite accusée de ne pas refléter l'hétérogénéité de la société française. Les contributions interrogent les enjeux actuels de la représentation.
Représentation et représentativité
La crise de la démocratie représentative se manifeste de multiples manières : contestation du principe majoritaire, abstentions, votes-sanctions...
Pour y remédier, il est fait appel à d'autres formes de démocratie. Il en est ainsi de la démocratie participative qui impliquerait davantage les citoyens dans la prise de décision publique et permettrait aux minorités, identifiées comme telles, de s'exprimer. S'agit-il toujours de démocratie, d'une nouvelle forme de représentation ou d'une autre légitimation de la décision, aux contours encore flous ?
Cette crise et cette concurrence nécessitent de repenser les fondements et modalités de la représentation. Si les fonctions du Parlement, de l'élu et du parti politique restent au coeur de la vie politique, comme en témoignent les débats relatifs aux modes de scrutin ou au statut de l'opposition, d'autres moyens d'expression tentent de dépasser cette forme de représentation et de médiation politiques classiques. Les sondages, le rôle de l'image, de l'émotion dans la formation de l'opinion constituent-ils une avancée démocratique ou un mirage de démocratie directe ?
Autant de questions auxquelles les contributeurs de cet ouvrage, universitaires spécialistes de droit constitutionnel et parlementaires, ont apporté des réponses éclairantes.