Résumé
Ces contributions confrontent deux thèmes d'étude, les territoires et les architectures judiciaires. La première partie est consacrée à l'histoire des origines et de l'évolution des ressorts judiciaires dans la longue durée. Dans la seconde, des sociologues, des historiens et des praticiens analysent les stratégies d'équipement lancées en France depuis 1958 et en dévoilent les enjeux politiques.
Quatrième de couverture
La conjonction d'une réforme de la carte judiciaire avec l'inauguration
du nouveau palais de justice de Toulouse a conduit les Journées régionales
de l'AFHJ, organisées à la cour d'appel de Toulouse les 5 et 6 décembre
2008, à confronter deux thèmes d'étude : les territoires et les architectures
judiciaires.
La première partie de l'ouvrage qui réunit les actes de ces Journées,
est consacrée à l'histoire, dans la longue durée, des origines et de l'évolution
des ressorts judiciaires. Comment s'est opéré au tournant de l'an
Mil l'ancrage territorial des pouvoirs judiciaires des seigneurs féodaux ?
Quelle fut l'évolution de ces premiers ressorts sous l'emprise croissante
des souverainetés princières puis royales ? Quels efforts de rationalisation
ont été tentés par la monarchie d'Ancien Régime ? Comment a été dessinée
à l'époque révolutionnaire la carte judiciaire de la France moderne
et quels débats a-t-elle suscités tout au long du XIXe et du XXe siècle ?
Autant de questions qui sont abordées par une dizaine de contributions,
accompagnées d'une cartographie originale, avec une attention particulière
portée aux juridictions méridionales et à Toulouse, véritable capitale
judiciaire.
Aujourd'hui, les changements démographiques, sociologiques, juridiques
ainsi que les nouvelles technologies de communication qui transforment
et même annihilent les territoires judiciaires, bousculent aussi
les moyens affectés à l'oeuvre de justice. Qu'en est-il des lieux où elle est
traditionnellement rendue ?
La monumentalité et la mise à distance qui inspiraient l'architecture
des palais de justice républicains du XIXe siècle sont-elles encore
compatibles avec la diversification et l'accroissement considérable des
missions, sont-elles adaptées aux besoins de proximité et de transparence
? Dans la deuxième partie de l'ouvrage, des sociologues, des
historiens de l'architecture et des praticiens analysent, illustrations à
l'appui, les stratégies d'équipement lancées en France depuis 1958 ;
ils dévoilent les enjeux très politiques des choix architecturaux et
proposent des pistes de réflexion dont une perspective comparative avec
les États-Unis.