L'archéologie de la Grande Guerre
L'archéologie de la Grande Guerre
Auteurs : Yves Desfossés - Alain Jacques - Gilles Prilaux
Éditeur : Ouest-France, Rennes
             INRAP, Paris
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Résumé

Cet ouvrage expose le travail d'archéologues associés à l'Institut national de recherches archéologiques préventives qui, venus effectuer des fouilles sur des périodes plus anciennes, ont découvert des vestiges de la Grande Guerre. Les archéologues présentent la vie quotidienne des combattants, les comportements sociaux dans les tranchées, la façon d'inhumer les soldats.

Quatrième de couverture

Hôpitaux souterrains, blockhaus, armes et machines de guerre, bricolages, objets votifs, bouteilles de toutes provenances, graffitis, dépotoirs, ossements de chevaux et dépouilles humaines innombrables, anonymes ou célèbres près d'un siècle après leur ensevelissement accidentel ou volontaire.

Yves Desfossés, Alain Jacques et Gilles Prilaux, responsables de fouilles dans le Nord et en Picardie, livrent les fruits de leurs observations et des recherches archéologiques récentes sur la ligne de front et les champs de bataille. Ils présentent ici des données inédites pour l'étude de la Grande Guerre, enrichies d'une remarquable iconographie. Car l'archéologie apporte une contribution décisive à la connaissance de cet épisode tragique de notre histoire récente. Si les tranchées et les tirs d'obus ont parfois mis à mal des sites archéologiques bien plus anciens, l'exploration scientifique des vestiges de la guerre de 1914-1918 complète les témoignages des soldats et contredit parfois les documents officiels.

On découvre un étonnant artisanat à base de douilles d'obus, mais aussi des rites funéraires bouleversants pratiqués sur les champs de bataille, où le souci de donner une sépulture aux corps parfois fragmentaires des soldats fait contre-point aux indices d'une boucherie sans nom.

Longtemps ignorée, cette archéologie du monde contemporain contribue à renouveler les travaux des historiens et tisse un lien nouveau avec un passé récent qui s'estompe des mémoires. Elle s'impose désormais pour sauvegarder par l'étude les sites des champs de bataille du premier conflit mondial inexorablement détruits par l'aménagement du territoire.