Portrait : Marie-Céline Delibiot
Photographe
Elle est jolie, élégante, maquillée
avec goût...
Elle répond donc
à tous les critéres de représentation de la femme et, paradoxalement, elle
s'interroge sur ces représentations, les lieux communs qui investissent les
constructions sociales et imaginaires autour de la figure féminine. Celles
représentées par ses modèles sont des archétypes pervertis : une Marylin
brune en bikini mais à l'air triste au mois de janvier (Misfits ?), une belle
asiatique, mais sage et prude, une enfant aux yeux flous...
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De ces questions résultent les séries de photographies qu'elle expose. Grands formats qui créent des fictions à plusieurs entrées. Jeux de tensions faites du regard, du désir et de l'affect investis par les parties en présence : photographe, modèle et spectateur. Ces histoires, qu'elle appelle "fictions légales", se construisent donc avec chaque participant et changent au gré de celui qui les regarde.
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Elle dit qu'être artiste c'est se déconditionner ; inventer son cadre et son mode de pensée. C'est pouvoir s'arrêter et regarder le monde comme il est, comme il vient, comme il pense.De lire aussi : Faulkner, son auteur favori ; Murakami, Vian ou Kundera qui savent tous si bien lire les âmes.
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C'est un luxe infini
que de pouvoir s'offrir le temps d'attendre. Ce luxe, bien sûr, se
paie d'hésitation, de doutes et d'attente. De dizaines de clichés pris et
repoussés pour concevoir une série de quelques images qui rempliront l'espace de
la galerie, fragments d'un récit suspendu.
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Marie Céline Delibiot expose à la galerie
Decimus Magnus
Art. en compagnie d'Eric
Poitevin






