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Les fanatiques : histoire de l'Armée rouge japonaise

Auteur : Michaël Prazan

Paru le : 07/05/2002
Éditeur(s) : Seuil
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : L'Epreuve des faits
Contributeur(s) : Non précisé.

Un coup de coeur de Mollat

Un livre sur des terroristes japonais ? Quel intérêt, me direz-vous, ce qui nous intéresse, c'est le terrorisme d'Al-Qaida, ses ramifications, etc. ? Eh, bien ! Le rapport existe entre les deux, alors ne passez pas votre chemin et restez avec moi un petit moment le temps que je vous explique une ou deux choses...
Remontons d'abord un peu dans le temps, jusqu'à la fin des années soixante précisément, où le mouvement étudiant bat son plein au Japon comme ailleurs, seulement là-bas, contrairement à ici, un petit groupe d'étudiants d'extrême gauche décide de prendre les armes et de mener la révolution armée.
Ainsi naît (je fais court évidemment...) le Nihon Sekigun, ou Armée rouge japonaise.
Le Sekigun apporte à la pratique terroriste de l'époque une violence extrême et surtout la capacité de ses membres à se sacrifier pour la cause.
Son action la plus connue, qui a réellement consterné le monde à l'époque, est l'attentat de l'aéroport Lod de Tel-Aviv en mai 1972. Ce qui ressemblait alors à un anodin groupe de touristes japonais se met à mitrailler la foule et à l'arroser de grenades... Bilan : 26 morts dont deux terroristes qui se sont fait sauter. Cet attentat marque le commencement du terrorisme international ainsi que celui du terrorisme suicidaire, dit kamikaze.

A partir de là c'est une épopée de violence et de sang, marqué par des détournements d'avions, des prises d'otages, des assassinats... Le Sekigun croise alors la route de toute la nébuleuse terroriste, il fait cause commune avec le FPLP de Georges Habbache, est abrité par Kadhafi en Libye, travaille avec Ilicth Ramirez sanchez, alias Carlos, est en contact avec La Fraction Armée Rouge allemande, les Brigades Rouges italiennes...
Au fil du temps le mouvement finit par s'étioler, privé notamment de soutien populaire, et ses chefs sont arrêtés à la fin des années 90.

Cette étude du Sekigun permet donc de mieux comprendre l'internationale terroriste, notamment par les causes de la violence qui rapproche le Sekigun d'Al-qaida :

- Sentiment d'humiliation après la défaite de la seconde guerre mondiale pour les uns, contre sentiment d'humilation après la décolonisation et la défaite face à Israel.
- Lutte contre l'occupation de l'archipel japonais par les bases américaines, et lutte contre l'occupation de la terre sacrée d'Arabie saoudite par lesmêmes bases américaines.
- Lutte contre l'"impérialisme américain" et la collaboration du Japon à la guerre du Vietnam, et lutte contre le "Grand satan" et la collaboration des états arabes modérés.
- Instrumentalisation de deux idéologies, marxiste et islamiste.
- Antisionisme.
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Résumé

Le 30 mai 1972, l'Armée rouge japonaise, groupe terroriste anti-impérialiste, commet la tuerie de l'aéroport de Lod-Tel-Aviv. Une enquête, fournie par des témoignages et des documents, retrace son histoire et met en lumière son rôle de précurseur dans les attentats du 11 septembre 2001. ©Electre 2017

Quatrième de couverture

Le mardi 30 mai 1972, à l'aérodrome de Lod-Tel-Aviv, trois Japonais sortent de leurs valises des fusils mitrailleurs et des grenades et, en quelques secondes, dévastent le hall de débarquement. Bilan : 26 morts et près d'une centaine de blessés. Pour la première fois résonne le nom alors mystérieux de l'Armée rouge japonaise ; Nihon sekigun. Un nom qui, depuis 1970, est associé à l'une des plus violentes et des plus meurtrières organisations terroristes. Après Lod, les prises d'otages et les coups d'éclats se poursuivent partout dans le monde. Dubai, Singapour, en 1973 ; Paris, La Haye, en 1974 ; Kuala Lumpur, en 1975 ; Dacca, en 1977 ; Rome, en 1988... Pendant près de trois décennies, le portrait d'une belle jeune femme sera exposé dans tous les commissariats du Japon. Son nom : Fusako Shigenobu, «la Reine rouge», le leader, depuis 1971, de l'ARJ. Elle est le fil rouge de cette histoire de folie et de sang. L'ARJ a initié une nouvelle forme de terrorisme : l'opération suicide, «kamikaze», qui sera plus tard reprise et instrumentalisée par le terrorisme islamiste, notamment par Al Qaïda dans les attentats du 11 septembre 2001. L'Armée rouge japonaise est à l'origine du terrorisme moderne. Après une longue enquête, Michaël Prazan restitue l'histoire de l'ARJ, nourrie des témoignages des survivants et de nombreux documents inédits.

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Fiche Technique

Paru le : 07/05/2002

Thématique : Politique internationale

Auteur(s) : Auteur : Michaël Prazan

Éditeur(s) : Seuil

Collection(s) : L'Epreuve des faits

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-02-048686-5

EAN13 : 9782020486866

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 295

Hauteur : 22 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 2,4 cm

Poids : 415 g