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Kubrick, un géant du cinéma

Une actualité de David Pigeret
Publié le 13/05/2017
Mégalomane, Coléreux, « freak control », paranoïaque, réputé sa froideur et son perfectionnisme obsessionnel, Stanley Kubrick est un cinéaste mythique, auteur d'une poignée de chefs-d'oeuvre, transcendant à chaque fois les genres qu'il aborde : film de guerre, Science-fiction, film historique ou film d'horreur.
Avant d'être le grand cinéaste que l'on connaît, Kubrick exerça, entre 1945-1950, le métier de photographe. Grand admirateur de Weegee, il travailla de nombreuses années pour le magazine Look (un concurrent du célèbre Life). Une période pendant laquelle il développa un grand sens du cadre, l'art de saisir la lumière, de capter une atmosphère et de raconter une histoire (même à travers un simple cliché). A cette époque, il est déjà un cinéphile boulimique. Ses préférences vont vers le cinéma d'auteur européen (Antonioni, Bergman, Fellini) avec une affection toute particulière pour Ophuls dont il admire les mouvements complexes de caméra. Autodidacte, il se lance dans le cinéma en réalisant deux documentaires puis deux longs-métrages : Fear and desire (1953) qu'il reniera et Le Baiser du tueur (1955). Il fait la rencontre décisive de James B.Harris avec lequel il monte un studio de production : Harris-Kubrick pictures. Ils produiront ensemble L'Ultime Razzia (1956), Les Sentiers de la gloire (1957) et Lolita (1962), le succès de scandale de ce dernier film le pousse à s'installer en Angleterre. Il réalise entre temps Spartacus (1960) remplaçant le cinéaste Anthony Mann en conflit avec Kirk Douglas, acteur et principal producteur du film. Il réalise Dr Folamour en 1964, puis en 1968, le film qui l'imposera comme un cinéaste de génie : 2001, L'Odyssée de l'espace. Dès lors chaque film réalisé par le cinéaste sera un événement attendu par tous les cinéphiles de la planète. Ainsi se succéderont : Orange mécanique (1971) dont la ultra-violence choquera ; Barry Lyndon (1975), somptueuse fresque adaptée d'un roman de Thackeray; Shining (1980), film de pure terreur; Full métal jacket (1987), grand film de guerre et enfin Eyes Wide shut (1999), sublime chant du cygne, adapté d'une nouvelle de Arthur Schnitzler, avec le couple glamour Tom Cruise/Nicole Kidman, qui se termine sur un « Fuck » d'anthologie, le dernier mot de son oeuvre.
Voici une petite bibliographie pour prolonger la vision de ses films :

Monographies et biographies.

Essais et divers.