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Correspondance. Volume 3, Janvier 1875-décembre 1879

Auteur : Friedrich Nietzsche

Paru le : 30/10/2008
Éditeur(s) : Gallimard
Contributeur(s) : Editeur scientifique (ou intellectuel) : Giorgio Colli - Editeur scientifique (ou intellectuel) : Mazzino Montinari - Editeur scientifique (ou intellectuel) : Jean Lacoste - Traducteur : Jean Lacoste

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Résumé

Cette édition critique couvre cinq années marquées par la maladie, la découverte de l'Italie, la rupture avec Wagner, et la publication d'"Humain, trop humain". La maladie l'obligeant à renoncer progressivement à son enseignement de la littérature grecque à Bâle, le philosophe se rend dans l'Oberland et l'Engadine dès 1878. Cette édition est enrichie d'extraits de lettres de ses correspondants. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Ce troisième volume de la correspondance de Nietzsche couvre la période qui va de janvier 1875 à décembre 1879 : cinq années décisives, intenses et douloureuses, marquées par la maladie, la découverte de l'Italie, la rupture avec Wagner et la publication des aphorismes libérateurs et lucides d'Humain, trop humain. Pareille évolution aurait-elle été possible, cependant, sans la présence de plus en plus marquée dans la vie de Nietzsche d'une maladie aux causes obscures, mais sans cesse plus cruelle, qui oblige Nietzsche à renoncer progressivement à son enseignement de la littérature grecque à Bâle et à chercher sans relâche le climat le moins défavorable à sa santé, dans une quête qui le conduira notamment dans l'Oberland et en Engadine ? La découverte de l'Italie lors du séjour à Sorrente, grâce à la sollicitude maternelle de Malwida von Meysenbug, dans l'hiver 1876-1877, constitue une sorte de parenthèse lumineuse et amicale, riche en lectures et en réflexions communes qui trouveront un écho dans les notations d'Humain, trop humain. Mais cette période charnière est dominée par les effets terribles de la rupture avec Wagner : si Nietzsche analyse encore avec enthousiasme l'oeuvre et les projets du musicien dans «Richard Wagner à Bayreuth» (1876), la dernière des Considérations inactuelles, la déception que suscite le festival cette même année constitue un des grands tournants de la vie et de la pensée de Nietzsche, désormais penseur libre, indépendant, souverain. Mais aussi solitaire. Quelques amis seulement l'entourent et le drame intellectuel de première grandeur qui se déroule au fil de cette correspondance est d'autant plus bouleversant que nous le voyons se jouer dans un tout petit cercle : le fidèle Overbeck ; Paul Rée, le libre penseur ; le musicien Köselitz, «Peter Gast» ; la douce et délicate Marie Baumgartner, sa première traductrice ; le distingué Carl von Gersdorff ; Malwida von Meysenbug, «l'idéaliste» ; Elisabeth Nietzsche, qui n'est encore à cette époque qu'une soeur aimante qui songe au mariage pour elle et pour son frère. Enrichie par des extraits des lettres de ses correspondants, la correspondance de Nietzsche, arrachée le plus souvent à des moments de terrible souffrance, brille pourtant de tout son talent de styliste ; plus que jamais, même quand elle fait entendre une longue plainte, sa voix est portée par une étrange énergie, l'expression d'une confiance : la conviction d'être un penseur d'exception. Celui du «gai savoir» à venir.

Fiche Technique

Paru le : 30/10/2008

Thématique : Textes des Philosophes

Auteur(s) : Auteur : Friedrich Nietzsche

Éditeur(s) : Gallimard

Collection(s) : Bibliothèque de philosophie. Oeuvres de Friedrich Nietzsche

Série(s) : Correspondance, n° 3

ISBN : 2-07-012040-6

EAN13 : 9782070120406

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 603

Hauteur : 23 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 4 cm

Poids : 670 g