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Le libéralisme

Auteur : Emile Faguet

Paru le : 10/06/2004
Éditeur(s) : CODA
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Présente les fondements d'un libéralisme politique républicain. Eclaire la contradiction présente au coeur de la république entre son aspiration à l'égalité de droit et son intention affichée de garantir les libertés essentielles du citoyen. Parcourt ainsi les domaines du juridique, du social, du politique et du culturel afin de mettre en relief le fonctionnement de cette contradiction. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Émile Faguet (1847-1916) «L'homme est né esclave et le despotisme est la forme naturelle des sociétés humaines. Ce n'est pas à dire que c'en soit la forme nécessaire.» «Pour moi l'homme n'a pas de droits. Il n'en a aucun, absolument aucun. Je ne sais pas même ce que veut dire un droit de l'homme. Droit fondé sur quoi ? Il n'y a pas de droits de l'homme. Il faut peut-être faire comme s'il y en avait, mais il n'y en a pas.» «La société a tous les droits, d'abord parce qu'elle les a, puisque personne n'en est pourvu ; ensuite parce que, ne les eût-elle pas, ce sera dans la pratique absolument comme si elle les avait.» «L'homme est né libre, et partout il est dans les fers.» Cet axiome, qui est à peu près aussi juste que le serait celui-ci : «Le mouton est né carnivore, et partout il mange de l'herbe», est, comme on sait, la première ligne du Contrat social, ouvrage destiné à prouver que l'homme est né libre, à montrer qu'il ne l'est nulle part, à assurer qu'il doit le redevenir, et à organiser une société où il serait plus opprimé qu'en Turquie.» «Rousseau était un inquisiteur.» «Une Église, pour l'État, doit être comme un théâtre. Il ne le subventionne pas, il ne le régente pas, il ne le censure pas (du moins c'est ainsi à mon avis qu'il devrait agir). Il ne s'en inquiète que s'il y a trop de bruit dedans et surtout aux abords. Il ne s'en inquiète que si quelqu'un veut empêcher les acteurs de jouer ou les spectateurs d'entrer ou de sortir. Tout cela, étant de police et d'ordre public, le regarde. Ce qui s'y pense et ce qui s'y dit ne le regarde aucunement. Il n'est pas auteur dramatique. De même il n'est pas théologien ni philosophe.» «L'État connaît des délits matériels, il les réprime ; il ne connaît pas de délits moraux. Il n'y a pas de délit d'opinion, ni de délit de parole, ni de délit d'écriture. La liberté de la presse doit être absolue. Il ne doit y avoir aucune loi sur la presse.» «Le système parlementaire, s'il n'est pas pratiqué dans un pays où les droits de l'homme et les libertés individuelles soient une religion nationale, est l'ennemi le plus redoutable des droits de l'homme et de la liberté.» «Il devrait y avoir en France un parti des droits de l'homme, [...] un parti fermement attaché aux idées maîtresses de la Révolution, partant de l'idée de liberté et la mettant au-dessus de tout, acceptant l'idée d'égalité et l'idée de souveraineté nationale dans la mesure où l'application de ces deux idées n'entamera pas et ne lésera pas la liberté, c'est-à-dire, disons-le franchement, dans une mesure restreinte mais encore considérable, admettant la souveraineté nationale et le droit du peuple à choisir son gouvernement mais n'admettant jamais que ce droit allât jusqu'au droit de despotisme, admettant l'égalité des droits, l'égalité devant la loi et devant la justice, l'égalité d'admissibilité aux emplois publics, mais n'admettant jamais l'égalité réelle, c'est-à-dire la défense faite à l'individu de se développer, de s'agrandir et d'acquérir, c'est-à-dire le despotisme encore, tenant les Déclarations des droits de l'Homme, malgré quelques contradictions facilement résolubles, pour sa charte, voulant qu'elles fissent partie de la Constitution et qu'une magistrature qui serait indépendante refusât d'appliquer et eût le droit de refuser d'appliquer toute loi qui serait manifestement contraire à leur texte.» «Le citoyen ancien ne pouvait aimer son pays que dans le despotisme, c'est-à-dire dans l'absorption intime de l'individu par l'État. Le citoyen moderne ne peut aimer son pays que dans la liberté, qu'en tant que l'État lui assure la liberté et respecte sa liberté. Il aime l'État qui ne le gêne pas, qui ne lui demande pas le sacrifice de sa croyance, de sa pensée et de son activité personnelle. Il aime l'État en raison de la liberté dont il y jouit.» Émile Faguet (Le Libéralisme)

Fiche Technique

Paru le : 10/06/2004

Thématique : Histoire des idées politiques

Auteur(s) : Auteur : Emile Faguet

Éditeur(s) : CODA

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-84967-013-8

EAN13 : 9782849670132

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 207

Hauteur : 21 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 1,6 cm

Poids : 250 g