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Le nomade et la ville à Djibouti : stratégies d'insertion urbaine et production de territoire

Auteur : Amina Saïd Chiré

Paru le : 05/04/2012
Éditeur(s) : Karthala
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Hommes et sociétés
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Cette étude porte sur la sédentarisation des nomades dans la ville de Djibouti et interroge la façon dont ils s'intègrent dans cet espace : les pratiques sociales territorialisantes, la question urbaine, l'appropriation des espaces périphériques de Djibouti, etc. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Depuis sa création en 1977, la République de Djibouti attire les populations pastorales de toute la région. Les immigrants, déplacés pour cause de problèmes climatiques, politiques ou économiques, intègrent la ville de Djibouti via des réseaux socio-spatiaux qui s'étendent entre la ville et la brousse et dont les noeuds sont autant de points de chute où le migrant trouve les ressources nécessaires à la poursuite de son voyage ou à sa fixation sur place. Une fois en possession d'informations suffisantes sur les procédures d'acquisition foncière et les possibilités de logement dans la ville de Djibouti, les candidats à la ville, accueillis et hébergés dans les quartiers de la plaine alluviale, partent à la recherche d'une parcelle de terrain vers les banlieues-bidonvilles de Balbala, Hayabley et P.K.12. A la périphérie de la ville, les immigrants «squattent» tout terrain non bâti, qu'il ait été déjà attribué ou non. C'est de façon illégale qu'ils accèdent donc au sol et au logement. Les néo-citadins que sont devenus les pasteurs nomades n'ont pas du tout l'impression d'être des «squatters». Selon leur propre conception, ils ne font qu'exercer le «droit» d'usage historique qu'ils détiennent sur le sol djiboutien puisque la capitale djiboutienne a vu le jour sur leur territoire traditionnel. C'est donc une argumentation identitaire qu'ils tiennent lorsqu'ils réclament la reconnaissance et la régularisation de leurs occupations. Les candidats à la ville s'approprient individuellement les périphéries de la ville de Djibouti dans la mesure où ils y bâtissent des logements. Ils les territorialisent aussi collectivement en les enserrant dans des réseaux spécifiquement urbains et dont le but est la transformation, l'organisation et l'amélioration de l'espace de vie commun que sont les quartiers d'habitation. Les immigrants font preuve d'une grande capacité de socialisation de leurs nouveaux lieux de vie. Les quartiers urbains remplacent les espaces de vie traditionnels, même si les territoires lignagers, principaux lieux d'appartenance au territoire, demeurent. Dans les stratégies mises en place pour territorialiser l'espace urbain, le structurer et l'investir de sens, tradition et modernité sont mises à contribution pour faire aboutir les projets de vie. Cette double territorialité explique la facilité avec laquelle les nomades se sont fondus dans la société urbaine. L'utilisation de l'espace est restée la même : identification et utilisation des lieux en fonction des potentialités qu'ils renferment : opportunités d'emploi, entretien de son capital relationnel.

Fiche Technique

Paru le : 05/04/2012

Thématique : Démographie

Auteur(s) : Auteur : Amina Saïd Chiré

Éditeur(s) : Karthala

Collection(s) : Hommes et sociétés

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-8111-0598-0

EAN13 : 9782811105983

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 261

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : 1,9 cm

Poids : 450 g