Résumé
Sur le même principe que«100 mots à sauver», B. Pivot s'attache ici à sauver de l'oubli des expressions françaises, nées pour la plupart de la verve populaire.
Quatrième de couverture
100 expressions à sauver
« Courir le guilledou - Faire la sainte Nitouche - En baver des ronds de chapeau - Se monter le bourrichon - En avoir sa claque - Changer de crèmerie - Laisser pisser le mérinos... Nées pour la plupart de la verve populaire, les expressions ont de la couleur, de la saveur, de la tchatche, de l'humour, de la drôlerie, de la cruauté, de la sagesse, de la poésie. Pourtant, certaines vieillissent, passent de mode, paraissent de plus en plus énigmatiques. Pourquoi ne pas en sauver quelques-unes de l'oubli qui les menace comme j'avais réussi à redonner du tonus à certains mots* ?
Vous aussi, tirez de votre conversation ou de votre mémoire des expressions en voie de disparition. Rappelez-vous, amusez-vous, inventoriez, fichez, employez, osez, étonnez, ayez de l'expressivité... En route, mauvaise troupe ! Fouette, cocher ! Et que ça saute ! »
100 expressions à sauver
On s'emploie avec raison à sauver toutes sortes d'oiseaux, d'insectes, d'arbres, de plantes, de grosses et petites créatures bien vivantes, mais menacées de disparition.
Et si on travaillait à sauver des mots en péril ?
Bernard Pivot
En 2004, "100 mots à sauver" présentait des mots français peu ou plus usités mais toujours présents dans les dictionnaires contemporains (le petit Larousse et le petit Robert). Le but de l'ouvrage : maintenir ces mots dans les dictionnaires et donc dans le langage actuel. Une sélection de mots dont Bernard Pivot a le secret (voir pour cela ses fameuses dictées) où on se retrouve parfois à n'y comprendre que pouic ! (cf page 123)
Octobre 2008, il récidive en venant au secours des expressions. Mais cette fois-ci, la sélection se fait au sein du registre populaire. Quel plaisir de voir Monsieur Pivot défendre des expressions que l'on n'ose pas toujours employer tant elles nous semblent familières ! (Re)Découvrons les origines littéraires (et ô combien sérieuses) de ces expressions que l'on emploie uniquement entre proches.
Alors n'ayez plus peur de vous exclamer "ça vous la coupe" en société ou de lancer à quelqu'un qu'il "en tient une couche" ! Car si Jules Renard et Marcel Aymé l'ont écrit, vous pouvez le dire. Et même mieux, vous devez les utiliser pour les sauver !
Et à ceux qui vous répondront que ce n'est pas correct, citez Jean Giono en leur suggérant d' "aller se faire lanlaire" avant de se faire "laver la tête".
Alors sauvons les mots, employons chaque jour une expression de ce livre !
Quand vous "taillez une bavette", ponctuez vos conversations de ces expressions - avec modération - pour "avoir de la branche" sans vous "monter le bourrichon" !
Et même si au début vous "en baverez des ronds de chapeau", continuez car sinon "c'est la fin des haricots" (et donc des beaux et bons mots).