Chargement...
Chargement...

Les tables des libraires

Les livres que nous aimons

des plaisirs à partager

Les indispensables du printemps

dans tous les rayons, pour toutes les lectures.

Dossiers

Lire le ciel - Nihil est nisi fabula cœlum

"Le ciel n'est que fables" (Marcus Manilius - Astronomicon 2:37)
Depuis l’aube de l’humanité, il a nourri les fantasmes, les rêves, les histoires, les mythes, les croyances et la pensée de milliers de générations d’individus. Son immensité s’impose à nous dès que notre regard prend de la hauteur et quitte la ligne d’horizon. Est-il objet d’observations et de s...

Babel, une collection emblématique

Au mois de juin, la collection Babel des éditions Actes Sud est à l'honneur au rayon poche ! Et pour l'achat de deux livres de la collection, recevez au choix un Babel offert ou un étui à lunettes aux couleurs de la maison !

Les lauréats du Prix du Livre du Réel sont ...

Rodolphe Barry pour Une lune tatouée sur la main gauche aux ed. Finitude | Lilas Cognet et Olivier Jouvray pour Bob Denard, Le dernier mercenaire aux ed. Glénat

Féminisme et maternité

Peut-on être féministe et mère ? Est-ce que l’émancipation féminine peut avoir lieu à travers la maternité ? Est-ce que la maternité peut être le nerf de la guerre du féminisme ?

Mollat Radio

les rencontres en vidéo

Akira Mizubayashi - Reine de cœur

Akira Mizubayashi vous présente son ouvrage "Reine de cœur"
Aux éditions Gallimard. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.

Tiphaine Samoyault - Traduction et violence

Tiphaine Samoyault vous présente son ouvrage "Traduction et violence" aux éditions Seuil. Entretien avec Lidwine Portes.
aux éditions Seuil. Entretien avec Lidwine Portes.

Coups de cœur

Un roman intime, déchirant et universel

L'histoire vibrante et complexe de Connell et Marianne, incarnant toutes les nuances d'un premier amour...
Tout commence comme une rencontre ordinaire : Connell et Marianne sont au lycée ensemble, Connell est populaire, Marianne plutôt solitaire. Marianne est issue d'un milieu aisé, Connell plutôt modeste. Alors que tout semble les opposer, les deux jeunes gens n'auront pourtant de cesse que de se trouver, s'aimer, se déchirer, se perdre et se retrouver.
Au fil des années, leur histoire n'aura de cesse de s'étoffer, rendant leur relation unique, bien au-delà de l'amour. 
Sally Rooney livre une histoire vibrante et complexe, incarnant toutes les nuances d'un premier amour, un roman intime déchirant et universel.

Skandar et le vol de la licorne

Une toute nouvelle série d'aventure épique à mi-chemin entre Harry Potter et Percy Jackson, où les licornes ne sont pas les mignonnes créatures que l’on imagine mais des êtres mythiques féroces. Un roman fantastique terriblement séduisant.
Skandar Smith, 13 ans, rêve de faire partie des grands chanceux à chevaucher une licorne et être lié à l’une d’entre elles à tout jamais. Alors que chaque cavalier, en se liant à une licorne, se voit associé à un des quatre éléments (eau, terre, feu, air), Skandar - ayant réussi l’examen - est associé à un cinquième élément, l’élément “esprit”. Cet élément est, à présent, interdit depuis qu’un sombre cavalier du nom de l’Arachnée en a fait mauvais usage il y a quelques années. Depuis, tous les manieurs d’esprit ont soit été empoisonnés, soit emprisonnés. Notre jeune héros devra évoluer dans ce monde tout en cachant sa véritable nature - une nature que tout le monde craint car potentiellement destructrice. Alors que l’année avance et que Skandar peine à cacher son don, la menace d’un retour de l’Arachnée pèse sur l’île et le Continent. Skandar, seul manieur d’esprit, serait-il la clef pour arrêter ce mystérieux cavalier ?

Une toute nouvelle série d'aventure épique à mi-chemin entre Harry Potter et Percy Jackson, où les licornes ne sont pas les mignonnes créatures que l’on imagine mais des êtres mythiques féroces, qu’il n’est pas simple de dompter. Batailles aériennes magiques, courses complètement haletantes et surtout licornes féroces, Skandar est le vol de la licorne est un roman fantastique terriblement séduisant.

À partir de 10 ans.

EUGENE LEROY

Le sublime catalogue d'une exposition magistrale consacrée à Eugène Leroy au Musée d'art de la ville de Paris qui se tient du 15 avril au 28 août 2022 !
Eugène Leroy (1910-2000) est le peintre le plus inactuel qui soit. Sa peinture chargée de matières, presque sculpturale, difficile à voir, ni figurative, ni abstraite, définitivement à part et solitaire, ne produit pas des images à consommer mais demande une longue stase pour en découvrir tout les éblouissements. C'est un dialogue, plein d'humilité et de ferveur, que le peintre noue avec la peinture et le réel. Le catalogue à la hauteur de l'oeuvre intransigeante d'Eugène Leroy avec des reproductions, prodigieuses, plein page, de ses tableaux qui en restituent toute la matière, la lumière et la profondeur sculpturale. En écho à sa peinture, les textes de présentations du catalogue en blocs sévères demandent un effort de lecture comme l'oeuvre d'Eugène Leroy exige un effort de vision.
Ce catalogue radical et somptueux est un beau monument à la gloire d'un géant, trop méconnu, de la peinture du XXe siècle !

Penser le socialisme depuis la mine

En immersion auprès des mineurs et des chômeurs du nord de l’Angleterre, George Orwell nourrit une réflexion des plus actuelles sur le socialisme, les rapports de classe et la société industrielle.
En descendant dans les mines comme on descendrait de l’échelle sociale, le célèbre écrivain britannique propose un récit du prolétariat au plus près du réel, sans idéalisation ni préjugés. Ce faisant, nous découvrons, avec force détails, de quoi est fait l’enfer du travail quotidien d’un mineur : pénombre, bruit assourdissant, suie, longs déplacements en rampant, dangers de mort… En somme : des efforts titanesques sont requis pour alimenter la machine. Ainsi, ce monde d’en bas est « l’incontournable pendant de notre monde d’en haut. Qu’il s’agisse de manger une glace, traverser l’Atlantique, cuire notre pain ou écrire un roman, pratiquement tout ce que nous faisons repose, directement ou indirectement, sur l’usage du charbon. »

Partant de ces observations très concrètes et du constat de la mécanisation du monde, Orwell met en question la notion de progrès. Et si celui-ci n’était qu’une illusion ? Perdons-nous en alimentation ce que nous gagnons en électricité ? Doit-on vraiment sacrifier nos intelligences et savoir-faire sur l’autel du confort ? Est-il acceptable que l’industrialisation transforme certains quartiers en « dédales de taudis et d’arrière-cuisines où des gens malades et vieillissants rampent et tournent en rond comme des cafards ? ». Autant de questions posées dès 1937 (date de parution de la première édition) et toujours d’actualité.

Ce côté visionnaire que l’on a souvent attribué à l’auteur de 1984, on le trouve également dans son analyse des rapports de classe. En s’attardant sur des éléments concrets tels les accents, les budgets hebdomadaires et les manières de table, celui-ci observe la réalité avec lucidité et prend de la distance vis-à-vis d’une certaine tendance au manichéisme de l’idéologie marxiste. Surtout, non sans disséquer ses propres contradictions et tiraillements, Orwell établit la thèse (aujourd’hui reprise par nombre de sociologues) de l'immuabilité de la classe. En dépit des évolutions de salaire, de ses sympathies voire de ses fantasmes, chacun appartient à sa classe d’origine et ne peut s’en extraire véritablement. Ainsi « toute opinion révolutionnaire tire une partie de sa force d’une conviction secrète que l’on ne peut rien changer »…

Avec Le quai de Wigan, George Orwell livre donc un modèle de journalisme narratif en même temps qu’une pensée politique on ne peut plus actuelle et visionnaire. Forcément brillant !