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Retrouvez les catalogues d'exposition et les monographies de grands photographes

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La technique photographique en livres

Dossiers

Peter Beard (1938-2020)

Disparition du photographe amoureux fou de l'Afrique et de la faune.

Robert Frank (1924-2019)

Disparition du photographe américain

Arles 2019

Les Rencontres de la photographie d’Arles fêtent leurs 50 ans ! 50 ans, 50 expos, c'est le cadeau que nous offrent les Rencontres de la Photographie d'Arles. Voici un florilège des différents catalogues d'expositions.

Vivian Maier

Dans "Une femme à contre-jour" Gaëlle Josse retrace la vie de Vivian Maier. Décédé en 2009, son travail photographique n'a été découvert qu'en 2007 quand John Maloof, un jeune agent immobilier, acquiert lors d'une vente aux enchères 30 000 négatifs. Il découvre vite l'intérêt artistique de ces ph...

Coups de cœur

L’objectif de François Halard sur l’intérieur new-yorkais de Saul Leiter

ArtsPhotographieArtsPhotographie
En 2015, deux ans après le décès de Saul Leiter, le photographe français François Halard visite l'appartement mythique de l’artiste. Il en ressort des pages photographiques d’une grande finesse, d’une rare poésie spectrale, d’une mélancolie, belle et méditative, où seule la lumière – hommage au p...

S’adonner à la contemplation, à la méditation par la seule lecture de quelques photographies et d’un ouvrage somptueux (aux éditions Libraryman).
L’apparition d’un lieu encore habité, d’une lumière encore diffuse suggérant l’intimité quotidienne de l’un des plus grands photographes de sa génération, peintre amateur et photographe brillant qui fit de l’East Village de New York (quartier dans lequel il vécut plus de 50 ans) un terrain de choix pour peindre à la chambre ces tableaux photographiques que d’aucuns reconnaissent entre mille. Saul Leiter (1923-2013), poète de la lumière naturelle qui fit des couleurs urbaines et des jeux subtils des diverses luminosités diurnes et nocturnes un champ d’exploitation et d’expérience photographique unique. Moins connu pour ses travaux monochromes où se dévoilent des corps à demi-dénudés, parfois dévêtus, arqués, contorsionnés dans des poses presque lascives et expressives (l’ouvrage In my Room en divulgue quelques impressions) –, Saul Leiter aura fait de son appartement un atelier hors du temps, un maître lieu créatif où chaque objet, chaque couleur et chaque corps prennent leur importance et leur insigne attrait dans l’œuvre saisie.
Le photographe François Halard parvient très justement à capter cette poétique du lieu, cette atmosphère encore investit, fantomatique, lieu extraordinaire dans son sommeil. Rien ne vient troubler ce repos, ni même l’irruption de François Halard dont les photos témoignent du simple éclat de cette inaction, de ce lieu vacant.

Espaces vides, murs décrépits, pièces silencieuses hantées seulement par d’épars objets oubliés après la mort de Leiter (quelques photographies dispersées, sur un buffet quelques appareils photo, une boite Kodak, des peintures, des dessins, une chaise, un chapeau, une lanterne Noguchi suspendue), tous, immortalisés par l’objectif et l’œil minutieux et discret d’un autre grand photographe contemporain.

“Dans cet appartement vide - ou presque vide -, je trouve quelques-unes des choses que Leiter a laissées : une chaise à dossier haut où il était assis pour peindre et boire son café, un caisson lumineux posé sur un guéridon en bois, une grande boîte de papier Kodak expiré.”
François Halard

Edf

ArtsArchitecturePhotographieArchitecture
les transformateurs électriques de nos belles régions...
Avec «EDF» Eric Tabuchi propose une typologie des postes de distribution d’électricité. Objet architectural a priori banal, le photographe démontre la diversité de ces édifices et l’attention d’EDF à jouer des particularités du bâti local. Premier volume d’un travail mené avec Nelly Monnier, E.Tabuchi sillonne les routes de France afin d’établir un « Atlas des régions naturelles ». Projet visant à produire le corpus d’un patrimoine architectural auquel on ne prête pas attention et qui constitue pourtant notre paysage. Une œuvre passionnante à suivre.

DAIDO MORIYAMA

ArtsPhotographiePhotographieJapon
Depuis son premier livre : Japan a photo theater (1968) Moriyama a publié près 200 ouvrages. La revue RECORD est l'une des ses oeuvres majeures et l'une des plus représentative de son travail.

Moriyama, né en 1938, est l'un des grands maîtres de la Street photography. Il fut l'assistant du grand Eikoh Hosoe sur la célèbre série Barakei avec l'écrivain Mikio Mishima en 1961. Il entame sa carrière de photographe indépendant à partie de 1964. Il rejoint en 1968, le mouvement PROVOKE lors de la deuxième édition de la revue éponyme. Il crée en 1972 une revue qui tient à la fois du journal intime, du fanzine et du photo-journal, RECORD que les éditions Textuel rééditent sous forme d'un somptueux fac-similé complet des 30 premiers numéros sous coffret. Tout le génie du photographe éclate dans ses fiévreuses images, saturées, granuleuses, fortement contrastées, brutes, floues, sales, aux cadrages singuliers. Daido Moriyama qui se compare lui-même à un chien errant est un photographe rôdeur, chasseur qui saisit une réalité crue que l'on ne voit pas ou que l'on préfère oublier. Toute l'oeuvre du grand photographe est la célébration de cette beauté urbaine et sauvage.

IRVING PENN

ArtsPhotographiePhotographie
Le Grand Palais célèbre le centenaire de la naissance d’un des plus grands photographe du XXème siècle, Irving Penn (1917-2009). Le somptueux catalogue qui accompagne l’exposition est à la hauteur de l’oeuvre élégante et sobre du grand maître de la photographie de studio. Indispensable.

Irving Penn étudie le design à la Pennsylvania Muséum school of Industrial art où l’un de ses professeurs est Alexey Brodovitch, directeur artistique du légendaire Harper’s Bazaar. Il débute vraiment sa carrière magazine, en 1943, au magazine Vogue avec le talentueux Alexander Libermann. Il signa, en quarante de carrière (1943-2004), plus de 165 couvertures du Vogue americain. Son art se caractérise par une suprême élégance et une grande sobriété, utilisant la lumière du Nord comme les maîtres hollandais du XVIIème siècle. Fidèle à la photographie de studio, il recréa le monde, tel un démiurge discret, dans son antre de la Cinquième avenue à New-York, développant lui-même ses clichés. Il fut tout à la fois un grand photographe de mode et un immense portraitiste. Picasso, Alfred Hitchcock, Marlène Dietrich, Truman Capote, Marcel Duchamp, Dali… autant de personnalités qu’il a fait posé devant un simple rideau gris (un travail qui n’est pas sans évoquer l’oeuvre de Giovanni Battista Moroni, l’un des plus grands portraitistes italien du XVIème siècle). Il fut aussi le portraitiste des gens du peuple comme en témoigne sa célèbre série des petits métiers réalisée en 1950-1951 (en hommage au photographe Eugène Atget) ou ses différentes séries de portraits d’indiens traditionnels à Cuzco en 1948, d’enfants et jeunes villageoises du Dahomey en 1967 ou de Guerriers de Nouvelle-Guinée en 1970. Il fut aussi un éblouissant photographe de nature morte. Il suffit pour s'en convaincre de contempler sa somptueuse Nature morte avec pastèque de 1947 ou sa radicale série de mégots de 1972). Il fut encore un incroyable photographe de nus qu’il traite comme de véritables sculptures (un travail stupéfiant d’audace réalisé entre 1949 et 1950 mais seulement exposé en 2002). Un géant de la photographie. Un prodigieux artiste tout simplement.

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