Chargement...
Chargement...

Sélection de livres

Noël 2022 : les originaux en économie

Originalité et économie: à débattre à Noel ?

100 ans des éditions Harvard Business Review

Un éditeur à la pointe de l'expertise en management et en développement professionnel.

Les incontournables du moment en Economie

Toutes les nouveautés en un clin d'oeil

Coups de cœur

Capital et idéologie

Une histoire mondiale des inégalités
« Convaincre le lecteur que l’on peut s’appuyer sur les leçons de l’histoire pour définir une norme de justice et d’égalité (…) acceptable par le plus grand nombre ».

Dans sa version essai initiale (2019), Thomas Piketty dressait l'évolution des régimes inégalitaires de l'ancien Régime à nos jours, en France, aux Etats-Unis, en Suède, en Inde, au Brésil, en Russie et au Royaume-uni.
Quel que soit le pays, les idéologies ou les spécificités, Piketty démontre que le discours national permet de justifier les inégalités avec forces arguments.
Par exemple sous l’Ancien Régime, la division entre le clergé, la noblesse et le tiers état était ainsi justifiée par le besoin de stabilité : le premier offrait les repères spirituels, la seconde la protection militaire, et le troisième la nourriture pour tous. Cette promesse de stabilité s’est souvent traduite par une sacralisation de la propriété: celle des nobles, de la bourgeoisie industrielle puis des milliardaires au patrimoine dispersé dans les paradis fiscaux.
L'histoire regorge aussi de points de rupture lorsque les inégalités deviennent intolérables, ou lorsque des idéologies alternatives permettent des mutations ou des transitions.
La révolution Française de 1789 a enfanté ainsi une société dont le degré d'inégalités était en 1914 supérieur à des données de 2019. 
Dans les années 1950 et 1960, les Etats-Unis affichaient le salaire minimum national le plus élevé du monde, tandis que des années 1930 à 1980, le taux marginal d’impôt sur le revenu culminait à 70 %-90 % pour les plus aisés. Or, la croissance était alors bien plus forte qu' aujourd’hui.
Les recettes budgétaires engrangées furent alors utilisées pour généraliser l’accès à l’éducation, remède le plus efficace pour favoriser à la fois la justice sociale et le dynamisme économique.

Belle gageure donc de mettre en bulles et en couleurs, de l'Histoire, mais aussi de l’économie, de la sociologie le tout dans différents pays et différentes époques.
Un réussite que l'on doit à Claire Alet, journaliste pour Alternatives économiques, à qui l'on doit le scénario et Benjamin Adam au dessin.
Ils utilisent la fiction à des fins didactiques et pédagogiques.
Voici donc le lecteur suivant une saga familiale qui court sur huit générations, de la Révolution française à nos jours, en quête des sources de l’impôt progressif, qui a mis du temps à s’imposer en France. Cet impôt progressif découpe les revenus et le patrimoine en tranche, chaque tranche se voyant appliquer un taux différent, le tout dans un souci de redistribution et de contribution au bien-être de la société.
Au début du XXème siècles, Jules le personnage principal de la Bd, membre fortunée de la noblesse ne goûte que peu cette démarche. Mais il y a aussi Pierre, propriétaire terrien, Marguerite la journaliste ou Christine l'enseignante qui vont traverser les époques et nous faire vivre l'évolution des richesses et des modèles sociaux.
Mais après 2 guerres Mondiales, l'idée semble trouver son chemin et amène trente ans de réussite économique- les trente Glorieuses.
L’embellie est de courte durée car réduite à néant par une révolution conservatrice, conduite aux Etats-Unis par Ronald Reagan et au Royaume-Uni par Margaret Thatcher,  engageant une vague de libéralisation économique et financière.
Le temps passe, les débats économiques évoluent, les mentalités aussi dans la famille de Jules, notre rentier. Lorsque à  la vente de la propriété familiale d’Arcachon, Léa, sa petite-fille, découvre un secret de famille lourd à porter, elle s’interroge : qu’est-ce qui, dans son mode de vie, fera honte à ceux qui la suivront ? En clair, comment peut-on agir dès aujourd’hui pour aller vers une société plus juste ?
C'est pertinent, c'est percutant, c'est teinté d'humour.
Ce sera le cadeau idéal pour ces fêtes de fin d'année car il met en avant des recherches de fond qui ouvrent l'esprit et la compréhension de notre monde actuel.


 

Enfin comprendre les rouages de l'économie

Un traitement inédit des rouages de l'économie
Un manuel d'économie proposant une pédagogie innovante afin de comprendre et d’appréhender la démarche économique.

Pédagogie innovante parce que privilégiant une entrée par objet ( sans mélanger macro/micro), parce qu’intégrant des exemples très concrets en lien avec l'actualité, parce qu'intégrant des démarches inductives et déductives qui facilitent l'acquisition des connaissances et des savoir-faire.

Chaque chapitre se construit comme un cours avec 4 questions problématisés, des exercices sous formes de qcm et une synthèse sous forme de carte mentale.
Croissance économique, monnaie, marché, état, prix, emploi, revenus, entreprises, mondialisation, Europe, environnement, inégalités ou marchés financiers, tels sont les thèmes abordés.
Cette démarche d'apprentissage est le fruit d'un travail collectif d'enseignants en classe préparatoire.
On note l'intelligence de la présentation ainsi que la charte graphique punchy: des plans, des conseils de lecture, une étude de cas avec des questions liés au document, l'élaboration d'une introduction ( qui dresse une trame pour la réalisation d'une note de synthèse ou d'une analyse de document par exemple), un cours avec des objectifs balisés, des notions clés et des repères, des cartes mentales afin de fixer en un coup d’œil l'essentiel, et enfin des pistes pour aller plus loin dans les apprentissages, qui balayent très large, passant des films à des podcasts.
Un outil idéal pour satisfaire votre curiosité, si vous souhaitez comprendre les grands débats de l'hémicycle, ou pour des révisions ou des formations en économie.
Un très bon outil.

Tout savoir sur le marketing avec la série Mad Men

où l'art du marketing

Qui ne connaît Mad Men ? Cette série télévisée américaine lancée en 2007 raconte la vie de publicitaires de Madison Avenue à New York dans les années 60. 7 saisons, 92 épisodes, un immense succès d’audience ! Une série d’une qualité exceptionnelle, tant par son évocation des États Unis d’après-guerre que par la richesse du scénario qui évoque le quotidien de l’Agence de publicité Sterling Cooper Draper Pryce.

Mad Men, c’est aussi et avant tout de très belles leçons de marketing. Bien sûr, l'accent est mis sur l’art de la communication, et de l’élaboration de campagnes; les concepts de communication, les affiches, les spots radios, les écrans TV résultent de réflexions marketing parfaitement mises en scène et décryptées dans la série. Dans leur quête effrénée d’une meilleure notoriété de marque ou d’une intention d’achat plus forte, les hommes et femmes de Madison Avenue peuvent avant tout compter sur le génie de Don Draper, un directeur créatif expérimenté doté d’une forte sensibilité au marché, d’un caractère visionnaire et d’une capacité avouée à amener des marques sur des territoires de communication inattendus. À tel point d que Don Draper offre de magistrales leçons de marketing et se révèle être parfois très en avance sur son temps dans l’exploitation des concepts marketing.

Dès le premier épisode le ton est donné: les dirigeants d’une grande marque de cigarette sont en proie à de multiples attaques contre l’industrie du tabac et cherchent une stratégie pour parer à ces critiques. La réponse de Don consiste à sortir d’un débat générique, donner à la marque une dimension d’authenticité et lui adjoindre un « plus produit » spécifique. Cette approche est un élément constitutif du marketing classique, tel qu’il a été introduit dans les pratiques des entreprises aux États-Unis dès le XXème et enseigné de par le monde dès le milieu des années 50. 
Ce marketing est revisité tout au long de la série et mis en œuvre de façon résolument moderne. Il nous permet de retrouver les étapes phares que sont la segmentation, le ciblage, le positionnement et le marketing-mix. Les différents épisodes aiment donner un caractère scientifique à l’élaboration de ces variables en s’appuyant sur des études consommateurs. Ils rappellent que ces « agences de publicité à service complet » qu’incarne SCDP ont très tôt intégré le marketing étude à leurs prestations.

Alors pourquoi cet ouvrage? Parce que les séries représentent un support pédagogique, pour les enseignants mais aussi pour les étudiants: aborder les grands thèmes de sciences de gestion, mettre en scène des personnages aux profils variés ayant un objectif commun, étudier le leadership, étudier la gestion des conflits.
Vous tenez donc entre les mains un "vrai" ouvrage de marketing avec des théories, des concepts, des méthodes et des outils, le savoir et le savoir-faire, les compétences et les techniques. Afin de ne pas rester dans l'abstraction, les membres de l'équipe Sterling travaillent pour des marques, s’inspirent de travail de concurrents qui ont réellement existé, comme les campagnes Chevrolet, Clearasil, Heineken, Heinz, Honda, Kodak, Lucky Strike, Playtex ou Volkswagen.
Ludique, pratique et pédagogique; que demander de plus ?

Comment éviter la prochaine pandémie

Après le climat, Bill Gates s'attaque aux fléaux.
"Si quelque chose tue plus de 10 millions de personnes au cours des prochaines décennies", a déclaré Bill Gates dans une conférence TED en 2015, "il s'agira probablement d'un virus hautement infectieux plutôt que d'une guerre".
À l'époque, l'Afrique de l'Ouest luttait contre une épidémie dévastatrice d'Ebola qui a tué plus de 11 000 personnes; le covid-19 aurait coûté la vie à des millions de personnes dans le monde.

Bien que le covid-19 soit toujours parmi nous, de nombreuses personnes concernées se comportent comme si ce n'était pas le cas. Dans cette course vers la « normalité », l'entrepreneur et le philanthrope craignent que nous ne tirions pas les leçons dont nous avons besoin pour éviter une répétition: "Nous sommes tous impatients de revenir à la situation d'avant, mais il y a une chose à laquelle nous ne pouvons pas nous permettre de revenir : notre complaisance face aux pandémies", écrit-il dans son livre.
Bill Gates nous guide ainsi et avec passion à travers son plan pour des solutions technologiques, économiques et réglementaires pour empêcher le prochain agent pathogène de causer des ravages mondiaux.

Une grande partie de sa prescription pour la prévention de la pandémie passe par plus d'investissements dans les systèmes de santé publique à l'échelle mondiale, une meilleure surveillance, des traitements et des vaccins plus rapides. D'autres idées, telles que des exercices de simulation de pandémie plus intelligents et plus fréquents. Chaque chapitre explique une à une les étapes à mettre en œuvre pour être prêts; l'ensemble formant ainsi une stratégie globale qui vise à repousser toute nouvelle menace de pandémie.

La clé pour se préparer aux futures pandémies serait selon Bill Gates de créer une équipe mondiale de réponse et de mobilisations aux épidémies qui s'intitulera la GERM Global Epidemic Response and Mobilization, avec un financement annuel de 1 milliard de dollars. 

S'appuyant sur les connaissances des plus grands experts mondiaux et sur sa propre expérience dans la lutte contre les maladies mortelles avec la Fondation Gates, son nouveau livre nous montre comment les nations du monde, travaillant en collaboration les unes avec les autres et avec le secteur privé peut arrêter les futures épidémies et sauver des vies.



The Shift Project: le plan de transformation de l'économie française

Propositions pour sortir des énergies fossiles

The Shift Project est une association française créée en 2010 et un laboratoire d'idées qui s'est donné pour objectif l'atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l'économie aux énergies fossiles.
Le nom de l'association peut être traduit en français par « le projet de changement » (ou « le projet de mutation »), la devise étant Redesigning the Economy to Achieve Carbon Transition (« Redéfinir l'économie pour réaliser la transition carbone »).
Dans cet essai, ce collectif lance un pavé dans la mare, jugeant les politiques climatiques actuelles et prônant une réduction collective de notre consommation et pas uniquement énergétique ; cela passe par moins de flux physiques comme la matière et l'énergie et plus d'activités humaines.
Le Shift projet ne limite pas son étude aux seuls changements dans les domaines de l'industrie lourde, les transports, l'agriculture et le bâtiment Il s’attelle aussi à des sujets comme l'administration publique, la santé, la culture, les villes ou les collectivités Un plan de création de 300 000 emplois net d'ici à 2050, mais avec une production en baisse de -20% pour l'industrie lourde, par exemple.
Le shitf project grâce à des monographies sectorielles, analysent les effets de la transition sur des volumes d'emplois ainsi que sur les compétences et les connaissances requises On parle de tonne, de watt, de compétences ou de personnes ; l'argent n’apparaît pas comme une donnée d'entrée à valeur limitante.
Pour chaque secteur, il est fourni des données pour une échéance à 2050 ; il y a les quantités d'énergies utilisées, le nombre et le type d'emplois impactés ou crées. Tout est fait afin de s'assurer que Le plan tient debout avec les besoins de chacun (énergie, matière, personnes et compétences), les ressources disponibles et sans conflits.
Le shift project revendique de propositions compatibles avec l'objectif de réduction des émissions, réalistes techniquement et acceptables politiquement.
Ces travaux ont été menés par une équipe composée de salariés, d'experts bénévoles, ainsi que des professionnels bénévoles pour les secteurs concernés.

Une économie à nous

Redéfinir les règles du jeu
L'objectif de cet essai est de mettre l'économie au cœur du débat public, et ce dans une période d'importance avec des élections présidentielles qui se profilent.
L'objectif est de déconstruire des dogmes et des mythes que l'on peut avoir concernant les sujets économiques ; l'économie n'est pas qu'une valeur qui se transmet de grandes familles à grandes familles, de financiers à financiers, d'élites à élites. Ce que l'on enseigne ne sont pas des vérités absolues, et l'économie peut aussi se concevoir et se mettre au service de l'humaine et de la planète.
En revenant sur les racines du mot "eco" et "nomos" que l'on pourrait traduire par "maison commune" c 'est tout un cheminement de pensées qui est proposé afin de se réapproprier cette "maison commune", de donner sens à l'économie de demain, de se positionner sur les modèles qui fonctionnent (d'autant plus simple quand on sort d'une crise).
Afin de revenir à une économie dites soutenable Eva Sadoun propose plusieurs leviers de réflexions ; d'abord des actionnaires responsables et raisonnables où les circuits courts sont privilégiés, des emplois pérennes et durables sont privilégiés et l'environnement toujours intégré dans la balance et la réflexion. Ensuite une analyse des algorithmes financiers où sont analysés les produits d'épargne du quotidien, sorte de Yuka de la finance où le particulier peut comprendre les impacts carbone et sur la biodiversité de leur épargne, ne sachant pas réellement ce que cette épargne finance en réalité; enfin un travail de transformation de la réglementation à l'échelle institutionnelle, politique, française et aussi européenne afin de créer une économie soutenable, avec des solutions pour le monde de demain.
Une mise à bas donc du modèle de Friedmann, dont l'entreprise n'a que pour seul objectif de servir la rentabilité et d'apporter du profit à ses actionnaires. Mais plutôt un accompagnement au cas par cas des entreprises dans leur transition sociale et écologique et des particuliers dans une nouvelle vision modérée et respectueuse du capitalisme

L'illusion de la finance verte

La finance peut-elle sauver le climat?

La « finance verte » est une notion qui définit les actions et opérations financières qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Son rôle majeur est de financer des projets qui ne nuiront pas à l’environnement et qui permettront le développement d’une économie durable. 
Dans leur ouvrage « l’illusion de la finance verte » aux éditions de l’Atelier, Alain Grandjean et Julien Lefournier, nous démontrent en quoi « la finance verte » est une illusion qui ne suffira pas à sauver la planète du désastre écologique à venir.
Cet ouvrage vise à démontrer que la finance verte n’aura pas d’impact, en tant que tel, si elle n’est pas encadrée solidement, et si au delà du secteur financier, l’ensemble de l’économie ne s’y met pas. Reformulé de façon plus “verte”, à ce stade, la finance verte ou durable n'apparaît que comme un simple mouvement de propagande. En d’autres termes, si l'argent servait la planète, cela supposerait que les acteurs de la finance acceptent de réduire le rendement de leurs investissements, un peu comme le principe du commerce équitable: le consommateur paye sciemment et en conscience un produit plus cher afin qu’une partie de cet argent revienne  au producteur ou participe à la préservation de l’environnement.   En l'occurrence, les placements “verts” sont tout aussi rentables que les autres et l’on cherche à optimiser le retour sur investissement. 
La finance reste donc fidèle à elle-même: faire de l’argent avec l’argent ! 
Bien évidemment il ne faut pas rejeter en bloc les nombreuses initiatives qui émergent. Mais les auteurs tendent à démontrer les limites de ces démarches si elles ne sont pas encadrées par une politique d’ensemble comprenant des interdictions, des normes, des réglementations, une fiscalité, et un plan massif d'investissement publics et privés. Un nouveau modèle économique en somme.

Dossiers

La dette publique

La dette publique est-elle un problème ?

Affinez votre selection