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Sélection de livres

Dossiers

Son nom est Bond, James Bond

Vous connaissez le nom, vous connaissez le numéro. Tel était l’accroche sur l’affiche du “Goldeneye” de 1995. Il en est de même pour vous : vous connaissez le nom et le numéro ! Mais connaissez-vous vraiment l’agent 007 ? Petit retour sur une carrière britannique vieille de 68 ans.

Abbas Kiarostami (1940-1984)

"Nous ne pouvons jamais nous approcher de la vérité sauf en mentant"
Le Centre Pompidou propose du 19 mai au 26 juillet 2021 une rétrospective complète de l'oeuvre cinématographique de Kiarostami ainsi qu'une grande exposition intitulée Où est l'ami Kiarostami qui explore les différentes facettes de cet artiste protéiforme. En effet Abbas Kiarostami fut aussi poèt...

Bertrand Tavernier (1941-2021)

Bertrand Tavernier "voyageur du cinéma français" vient de nous quitter à l'âge de 79 ans

Faites votre cinéma avec Capricci !

Jeune maison d'édition, Capricci propose des livres sur le cinéma aux textes singuliers, au design soigné et coloré.

Faire un film

"Les films résultent d'un processus technique et émotionnel complexe. C'est de l'art. C'est du commerce. C'est un crève-cœur et une joie. C'est une belle façon de vivre sa vie." Sidney Lumet

Agnès Varda (1928-2019)

La cinéaste, photographie et la plasticienne, Agnès Varda vient de nous quitter à l'âge de 90 ans. Elle fut une pionnière de la Nouvelle Vague avec son film La Pointe courte (1955). On lui doit de merveilleux films tel que Cléo de 5 à 7 (1962), Le Bonheur (1965) ou Les Glaneurs et la glaneuse (20...

SERGIO LEONE (1929-1989)

La Cinémathèque de Paris consacre une belle rétrospective au cinéaste Sergio Leone du 10 octobre 2018 au 27 janvier 2019. L'enfant qui à l'âge de dix ans fut fasciné par la vision de la Chevauchée fantastique de John Ford est devenu l'homme qui a réinventé le Western dans les années 1960 et qui à...

Coups de cœur

Christopher Nolan théoricien du réel et de l'illusion

Voyagez dans le cinéma de Christopher Nolan et découvrez son pouvoir de manipulation frôlant la maestria !

Le cinéma est un art de l’illusion, du subterfuge, et l’un des cinéastes l’ayant le mieux compris est sans aucun doute Christopher Nolan.

Cinéaste optant pour l’intervention fréquente du fantastique et du scientifique dans le réel, Nolan s’est imposé en quelques années comme un véritable magicien de la pellicule. 

Retour sur quelques-uns des travaux les plus fameux du cinéaste et sur son obsession pour le réel et sa manipulation.

Son premier tour de force comme manipulateur de la vérité se manifeste en 2000 avec la sortie de Memento.

Véritable ovni filmique à la narration particulière, dans
Memento nous suivons le personnage de Leonard Shelby (interprété par Guy Pearce), un homme incapable de se fabriquer de nouveaux souvenirs suite à un choc à la tête survenu le soir de l’assassinat de sa femme.
Le métrage est construit à l’envers, la dernière scène du film étant la première dans la chronologie des événements, et nous montre que Shelby s’est déjà venger du meurtre de son épouse mais, comme toutes les péripéties qu’il aura traversé le long du film, l’a subitemment oublié.
Véritable labyrinthe mémoriel imprimé sur pellicule,
Memento se démarque des autres thrillers psychologiques de l’époque de part sa construction fragmentée et son double sens de lecture littérale qui nous présente Leonard Shelby comme, d’une première part, un homme blessé avide de réponse et de vengeance et ensuite comme un assassin malade oubliant chacun des pas faits l’ayant amené à la vérité.


En 2005 Christopher Nolan assène un coup de poing magistral à l’industrie du blockbuster super-héroïque avec
Batman Begins.

Relecture magistrale de la légende du Batman, le film se présente comme une origin-story du chevalier noir.
En plus d’être une relecture parfaite du mythe du chevalier noir (le batsuit, la poursuite en batmobile, les idées que véhicule le Batman…), Batman Begins s’inscrit également dans la démarche de Nolan de faire du réel une source de tromperie et d’illusion. Le gaz de l’épouvantail manipule la réalité de ses victimes, Henri Ducard trompe son monde en dissimulant sa réelle identité tout comme Bruce Wayne (souvenons nous de la phrase prononcée par Ra’s Al Ghul “Un homme qui passe ses nuits à arpenter les toits de Gotham me reprocherait-il une double identité ?”).
Même en se frottant au monde du comics, Nolan arrive à distiller son obsession pour le réel dans ce qui est encore aujourd’hui l’un des tout meilleurs films de super-héros jamais réalisé.

En 2006, Nolan effectue une courte pause avec Le Batman pour se consacrer à Le Prestige, film se concentrant sur la rivalité qui oppose deux magiciens à la fin du XIXème siècle.

Christian “Batman” Bale et Hugh “Wolverine” Jackman incarnent respectivement Alfred Borden et Robert Angier. Les deux hommes, autrefois amis, sont en compétition pour réussir le tour de magie parfait, celui de l’homme transporté. Manipulant la réalité grâce à la science, toute l’intrigue du film tourne autour de la découverte d’une vérité dépassant les frontières du réel (Fox Mulder aurait été fier). 


En 2010 le réalisateur signe ce qui est sans doute son chef d'œuvre avec Inception.

Dom Cobb (Leonardo DiCaprio) est un cambrioleur d’un nouveau genre. A la solde de grandes compagnies, il pratique l’espionnage industriel à l’aide d’une “dream machine” lui permettant alors de se connecter au subconscient de ses cibles pour subtiliser certains secrets. Accusé du meurtre de sa femme, Cobb se voit proposer un ultime casse pour ainsi pouvoir laver son nom et rentrer auprès de ses enfants. Pour monsieur Saito (l’immense Ken Watanabe), Dom doit distiller dans l’esprit de Robert Fisher l’idée de démanteler l’empire industriel de son père pour ainsi laisser le champ libre à la société de Saito.
Le rêve et le subconscient sont les terrains de jeu de Cobb et de son équipe de voleurs de haut vol.
Manipulation de la vérité, des souvenirs et des rêves,
Inception est un travail sur la perception du monde qui nous entoure, que nous fantasmons ou que nous imaginons. Thriller d’action et d’espionnage à plusieurs niveaux de lecture, le film, en plus d’être une belle fable sur le rêve et ces conséquences, est une prouesse de mise en scène assez folle qui retourne notre immaginaire de cinéphile (la scène du combat en gravité zéro avec Arthur courant sur les murs, le château enneigé et la course-poursuite en moto-neige, l’effondrement du rêve en guise d’introduction rythmé par le score “Dream is collapsing” de Hans Zimmer)


Et en 2020, Christopher Nolan livre au public son travail le plus décrié mais également son plus complexe avec l’injustement boudé Tenet.

Dans un futur proche, le protagoniste (John David Washington) allié à un agent de l’organisation Tenet (Robert Pattinson parfait comme à son habitude) doit contrer une menace pouvant mener le monde à une troisième guerre mondiale. Dans sa quête pour la vérité il devra faire face à un trafiquant d'armes faisant commerce dans les munitions inversées. Dans le long métrage, le temps et sa manipulation sont des constantes importantes, les personnages pouvant s’inverser et revivre des événements passés en marche arrière.
Christopher Nolan livre ici un travail dantesque sur ce qu’est la réalité d’un certain laps de temps, l’intervention dans le temps passé mais aussi l'incursion du futur dans notre présent ou notre passé en vue de prévenir d’attaques. Thriller d’espionnage temporel,
Tenet est un pur divertissement rempli à rabord d’idées intelligentes et neuves dans le paysage cinématographique actuel.


Au travers de quelques exemples, nous ne pouvons que vous encourager à découvrir plus amplement la filmographie de Christopher Nolan grâce à l’ouvrage L'œuvre de Christopher Nolan : les théorèmes de l’illusion. Véritable magicien de la pellicule, il insuffle à ses films un véritable questionnement sur le réel et sa manipulation. 

Venez autopsier les morts les plus cultes du cinéma !

Comme le dirai le coroner de Chronik City : on peut rater sa vie, mais pas sa mort !

On peut rater sa vie, mais pas sa mort !

Voici le leitmotiv qui anime les différentes morts légendaires qui nous sont contées par le Coroner de la chaîne Youtube Chronik Fiction.

Dans l’émission sobrement intitulée “Le Coroner”, Mike Zonnenberg et Fabio Soares donnent vie à un personnage incroyable incarné par le non moins génial Stefan Godin au charisme sans faille et à la voix suave et grave. 
Dans la peau d’un médecin légiste quelque peu inquiétant, Stefan Godin analyse les morts les plus iconique du cinéma (mais aussi du petit écran) en en dévoilant les messages et sens cachés.

Tous ont le droit à leur à une analyse poussées et didactique : le nexus Roy Batty antagoniste (?) du chef d’oeuvre Blade Runner, le colosse John Coffey du touchant La ligne verte, Marion Crane dans le mythique Psychose mais surtout celle de celui qui est, et restera le plus grand méchant de l’histoire du cinéma j’ai nommé Dark Vador dans Le retour du Jedi.

Et aujourd’hui est disponible en librairie le livre Les dossiers du Coroner : autopsie des morts cultes au cinéma. Ce magnifique ouvrage est un objet composé de manière ludique à la façon de véritables dossiers d’autopsie, de fiche de dissection ou encore de rapport de police. Chaque fiche apportant des détails précis sur la construction de la scène pivot du métrage en la mettant en relation avec le parcours du personnage tout au long du film.
Les messages sont forts et permettent une seconde lecture d’une œuvre comme le lancer de javelot condamnant Leonidas à la fin du 300 de Zack Snyder. L’image en tant que telle nous montre que le coup est raté et que Xerxès est toujours envie. Mais la mise en scène nous montre que Leonidas à bel et bien défait le roi perse en brisant son image de Dieu autoproclamé intouchable et tout puissant.
C’est ce que propose le livre du Coroner. Des relectures précises et symboliques des scènes clés de nos films préférés. Sans verser dans l’élitisme primaire de la situation du “j’ai compris et pas vous”, c’est en toute bienveillance que vous pourrez en découvrir plus ce qui est un tournant majeur dans les productions du 7eme art : la mort !


Amoureux du cinéma de genre, des blockbusters ou encore des séries ayant fait date dans l’histoire du petit écran, vous tenez entre les mains un livre fait par des passionnés tentant, et réussissant haut la main, d'insuffler une réflexion simple, mais non dénuée de subtilité, aux spectateurs.  

Et qui sait peut être que leur prochain livre nous indiquera que si nous voulons faire le mal, nous nous devons de le faire bien ?

Camera Obscura

Qu’est-ce qui nous marque dans une image au cinéma ? 

Depuis la création du cinématographe, jusqu’à sa démocratisation et son expansion dans ses jeunes années, l’image cinématographique aura réussi à nous marquer tout un chacun pour des raisons particulières qui nous sont propres. 

Selon le long métrage, la photographie, la conception d’un plan, l’imaginaire développé et déployé par un film ont pour résultat de nous marquer. Aujourd’hui il n’est pas rare de deviner un film au vu d’une seule de ces images, d’un fragment de sa pellicule. Blade Runner et son œil nous scrutant dès l’ouverture sur une musique de Vangelis, 2001 : l’odyssée de l’espace et son tapis de course cosmique teinté de couleur “néonisées”, Predator et la révélation de la créature par sa vision thermique ou encore l’introduction de Apocalypse Now  avec le visage en transparence du capitaine Willard sur sa chambre d’hôtel. 

Iconiques et cultes, ces images sont imprimées dans notre inconscient mais aussi, plus largement, dans une mémoire collective. Cinéphiles ou non l’image a un pouvoir, celui de marquer instantanément notre rétine, notre sensibilité et notre imaginaire. 

De plus le cinéma est un art de l’illusion, il est par définition un trucage, une illusion du réel, une représentation (tout comme la célèbre pipe de René Magritte qui n’en n’est pas une). Ce qui en fait également un outil de manipulation du réel grâce à des principes de base comme 

la suspension consentie de l’incrédulité, la même suspension qui ne nous fait pas dire qu’une oeuvre comme  Star Wars est illogique et stupide. La mise en place crédible et réfléchie d’un univers permet donc de suspendre notre incrédulité face à des situations de cinéma qui nous sembleraient totalement irréelles dans notre réalité contemporaine. 

Et une fois de plus c’est par l’image que la tromperie passe, elle nous manipule à sa volonté, même si le scénario est une composante essentielle du travail de crédibilité d’un film, la pellicule nous montre ce qu’elle veut dire. Au cinéma il faut montrer ce que l’on a dire et non le dire, plutôt paradoxal. 

Et donc, qu’est ce qui nous marque dans une image au cinéma ? 

François Theurel nous l’explique dans  Camera Obscura . Grâce à sa sensibilité de cinéphile pointu et amoureux du genre, l’ancien fossoyeur nous plonge dans les coins les plus obscurs de cet art nouveau. De plus le bon vidéaste arrive à établir des liens plutôt justes et inattendus entre magie et cinéma tout en mettant en exergue le côté volatile de l’analyse filmique notamment avec les différents symboles mis en avant par les réalisateurs, les intentions filmiques leurs étant propre ou encore la part d’étrange pouvant être présente au sein d’un film qui, comme l’indique le titre de l’ouvrage, joue avec le principe de la camera obscura pour faire illusion du réel, proche de l’oeil humain, proche de nos sensations et donc proposer de quelque chose de très humain, bien qu’artificiel. 

Ce qui nous marque dans une image c’est à quel point cette dernière se rapproche de notre rapport à la réalité : terre à terre, illusoire, fantasque, fantasmagorique, onirique ou hypnotique. Une image, même si nous n’en sommes pas les instigateurs, nous appartient.

Mirages, Tout l'art de Laurent Durieux

Laurent Durieux est une star du milieu du poster alternatif, membre de l'écurie Mondo (une boutique online spécialisée dans la vente d’affiches sérigraphiées d'artistes pour les passionnés de cinéma). Ce beau livre, préfacé par Francis Ford Coppola, retrace la carrière et l'oeuvre de Laurent Duri...
On pense évidemment à sa relecture iconique de l'affiche des Dents de la Mer ou son travail sur Die Hard, la trilogie du Parrain, sur les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock, ou des monstres mythiques du Studio Universal (Dracula, Frankenstein ou King Kong)... Un livre magnifique pour tous les amoureux du 7ème art ou les fans de Geek-art !

50 femmes de cinéma

50 magnifiques portraits de femmes au cinéma, des figures fortes, hors du commun, restées dans l'ombre ou bien connues mais dont la célébrité a souvent caché la richesse et la complexité de leur personnalité et de leur vie.
Véronique Le Bris nous brosse en quelques traits généreux la vie d'actrices célèbres comme Marlène Dietrich, Joan Crawford, Mae West ou Elizabeth Taylor ou oubliées comme Florence Lawrence (pourtant elle est considérée comme la toute première actrice du star system naissant); des réalisatrices de talents comme la pionnière Alice Guy (elle fut aussi la première femme à créer et diriger une société de production), Agnès Varda ou Kathryn Bigelow (l'une des rares réalisatrices d'Hollywood); des productrices comme Sherry Lansing, Agnès B. ou Anne-Dominique Toussaint ou bien encore des distributrices comme Kashiko Kawakita qui a largement contribué à la reconnaissance du cinéma japonais (notamment Ozu et Kurosawa) en Europe... 50 femmes de cinéma est assurément une invitation à réévaluer le rôle et la place des femmes dans la grande histoire du cinéma. 

Frederick Wiseman, à l'écoute.

Ce nouveau livre des éditions Playlist Society, le premier d’une nouvelle collection intitulé Face B est consacré au grand cinéaste américain Frederick Wiseman. L’ouvrage constitué d’un essai et d’un entretien se révèle une introduction parfaite, dans sa concision et la place accordée à la parole...

Depuis plus de 40 ans, à raison d’un film par an, Frederick Wiseman dissèque le fonctionnement de la société américaine à travers le portrait sans concessions de ses institutions (Hôpital, Ecole, Bibliothèque, Tribunal pour enfant, Abattoir, Grand magasin…). Il a aussi tourné en dehors des USA pour filmer les coulisses du Crazy Horse, de la Comédie française, du Ballet de L’Opéra de Paris ou de La National Gallery à Londres. Depuis ces débuts en 1967, Frederick Wiseman est resté fidèle à ses méthodes de travail (une équipe légère de trois personnes, tournage au long cours, pas d’interviews, long travail de montage) et au style caractéristique de ses documentaires (pas de commentaire en voix off, pas de musique additionnelle, pas d’introduction mais une immersion rapide, abrupte dans la réalité…).
Les films de Frederick Wiseman fuient les discours idéologiques et rendent compte magistralement, au-delà de la critique de la société américaine, de la complexité du monde et des rapports humains.

Articles

Les petits bijoux de Playlist society

Playlist Society est à la fois une revue culturelle collective sur le Web né en 2007 et une jeune maison d'édition avec un premier livre sur Le Nouveau cinéma argentin paru en 2015.

André S.Labarthe (1931-2018)

Disparition d'une grande figure de la cinéphilie.Son nom restera à jamais lié aux mythiques séries documentaires Cinéastes de notre temps (1964-1972) puis de Cinéma, de notre temps (1989-2016).

Danielle Darrieux, une actrice de légende.

Danielle Darrieux, né à Bordeaux en 1917, a eu une carrière à la longévité exceptionnelle tournant son premier film à l’âge de 14 ans et son dernier à 93 ans. Elle a incarné une certaine idée de la beauté féminine et de l'élégance à la française. Elle restera à tout jamais dans les mémoires des...

Roger Moore for ever

Roger Moore vient de disparaître. Il incarnait, dans sa vie comme dans ses rôles, un délicieux mélange de classe, d'élégance, de légèreté et d'humour. Il sera, à jamais, Ivanhoé (1958-1959), Simon Templar dans Le Saint (1962-1968), le merveilleux Lord Brett Sinclair dans Amicalement vôtre (1971-1...

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