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Dossiers

Les polars de votre été !

Trouvez votre bonheur sous l'ombre des polars...
Entre la crème solaire, le chargeur du portable, le maillot de bains, avez-vous pensé à glisser un polar dans votre valise ? Pas de panique ! Vos libraires ont pensé à vous, il y en aura pour tous les goûts dans cette sélection (à savourer avec délectation - telle une glace, choisissez votre parf...

Sélection de livres

Nos Romans noirs favoris

Romans policiersRoman noir
Qui dit polars ne dit pas forcément policiers ... Nos romans noirs préférés, sans enquête à proprement parler, mais ambiance sombre garantie !

Coups de coeur

Mon père cet espion

LittératureRomans policiersGéopolitiqueEspionnage
"Le secret est une arme à double tranchant."
Publié aux Etats-Unis moins de six mois avant les attentats de 2001, découvert l’an dernier grâce aux éditions Gallmeister et désormais disponible en format poche, Little America prend place à côté de ces romans d’espionnage cultes qui sont également de grandes œuvres littéraires : La Compagni...

Cet auteur nous donne à voir un monde disloqué après la guerre froide  à travers le regard attendri et meurtri d’un homme et d’un père, l’historien Terry Hooper, qui revient sur l’enfant et le spectateur qu’il fut des événements de 1958 dans le Korach, minuscule monarchie imaginaire coincée entre  la Syrie, la Jordanie, l’Irak où, avec sa mère, il a suivi son père en mission secrète. Souhaitant écrire quarante ans après un livre sur la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient,  il a besoin d’obtenir les aveux de ce père vieillissant seul dans son appartement de Boston, ancien agent de renseignement qui a fait pour toujours vœu de silence sur ses activités occultes.  Sur ordre du gouvernement américain alors présidé par Eisenhower, Mack Hooper avait gagné peu à peu la confiance du jeune roi du Korach, ce qui lui a permis de déjouer l’opération « Rose du Désert » et  les complots venus d’Egypte (Nasser et son programme panarabe), des Frères musulmans et des Soviétiques, prêts à éliminer ce monarque devenu trop proche des Américains. Parfait dans son rôle de courtisan et de confident, Mack a-t-il livré chaque mois au palais d’Hamra une mallette pleine de dollars, et pour quelle(s)obscures raison(s) ? Quel rôle a-t-il joué dans l’assassinat de ce nouveau roi ?

Certaines bribes patiemment recueillies, reconstituées, recousues grâce aux nombreux livres, journaux, archives, photos et entretiens auprès d’acteurs et témoins encore vivants permettent de combler peu à peu les lacunes… L’imagination du narrateur fait le reste, et nous offre un puzzle romanesque magistral qui se lit comme une enquête géopolitique captivante doublée d’une quête filiale et amoureuse autour d’un père et mari insoupçonnable. En fouillant dans la bibliothèque paternelle, Terry trouve une mystérieuse lettre d’amour glissée dans un ouvrage daté de cette époque lointaine,  et qui n’a pas été rédigée par sa femme. Quels étranges liens unissent Mack Hooper à ce roi, à cette « famille » d’adoption (la CIA) et à son épouse dont il est séparé mais à laquelle il donne, à plus de 80 ans, des rendez-vous clandestins ?

Enfant dans les années 50, Henry Bromell a également accompagné son père au gré de ses affectations dans divers pays du Moyen-Orient en tant qu’agent de la CIA, devenant les citoyens de « Petites Amériques » reconstituées dans ces déserts stratégiques et explosifs. Il n’a jamais véritablement compris ni appris de cet homme resté discret  toute sa vie vouée à « écouter » plutôt qu’à « parler » à ce fils qui s’est alors construit une mythologie autour de cet étranger qu’il enrage de ne pouvoir démasquer, véritable  « sujet » littéraire chez ce futur écrivain qui a pu alors l’imaginer dans toute sa complexité : dieu invisible et omnipotent, traître, meurtrier, sauveur, ignoble conspirateur… De cette mythologie personnelle est né Little America qui possède les codes du palpitant polar d’espionnage et une subtile mise en abyme  autour d’une énigme infinie : « espionner mon père… l’espion ». Le narrateur de ce roman qui « s’intéresse à ce qui se passe à l’intérieur de l’histoire, à ce qu’elle cache, à ce qui est omis, oublié » prend conscience qu’il est « en train de démembrer et dévorer le passé », à la recherche éperdue du fragile fil conducteur traçant les frontières de deux pays engloutis et universels, voués à disparaître : le Korach et l’enfance. Car ces ruines sont aussi les nôtres, éclats de vérité et de royaumes sur lesquels nous voudrions régner toute notre vie et qui se révèlent arbitraires, réconfortantes illusions que la littérature permet d’exhausser et de partager. En refermant Little America, on ne peut être qu’impressionnés par une intrigue émouvante  qui se prête à de multiples lectures et subjugués par le sens d’une histoire intime et commune qui se dérobe toujours à nous, que nous ne cessons d’explorer, de vouloir saisir avec  le regard émerveillé et effrayé de  grands enfants qui se croient immortels à l’image des héros :

« Nous ne savons rien hormis des fragments, cependant nous avons besoin de connaître toute l’histoire, nous avons besoin d’une fin, nous en inventons même une si nécessaire, c’est ainsi que l’histoire devient mythe. »

Le pavé de votre été

LittératurePolarRomanPolar
Vous réfléchissez déjà au livres que vous allez mettre dans vos bagages en préparant vos vacances. Un seul suffira : Brasier Noir, 1050 pages de suspense impitoyable. Le coupable ? Greg Iles, traduit auparavant aux Presses de la Cité et rentré depuis cette année aux éditions Actes Sud.

 

Ce roman m'a donné une folle envie de poser des RTT juste pour ne pas avoir à l'interrompre : la frustration est immense lorsqu'il faut arrêter la lecture et laisser Penn Cage, Caitlin, Henry Sexton se débrouiller tout seuls. Alors autant que vous le sachiez : la taille de ce polar n'enlèvera rien à la tristesse inhérente à la fin de l'histoire, vous demanderez 1050 pages de plus. Souhait qui pourrait être exaucé puisque Brasier Noir est le premier tome d'une trilogie dont la fin, Mississipi Blood a été publiée aux Etats Unis en 2017.

 

Qu'est-ce que Brasier Noir ?

 

L'histoire de Penn Cage, personnage récurrent dans les écrits de Greg Iles, ancien procureur devenu maire de la petite ville de Natchez, mari de Caitlin Masters, journaliste et directrice du Natchez Examiner, père d'Annie et fils de Tom Cage, médecin adoré par les habitants de la ville mais accusé de meurtre du jour au lendemain.

Commence alors pour Penn une plongée impitoyable dans le passé de Natchez et de ses habitants, jusqu'aux années 1960 et les luttes pour les droits civiques éclaboussées de sang, comme dans tout le sud des Etats Unis.

La construction du roman est presque parfaite, naviguant entre le passé et le présent à la troisième personne, alternés avec le point de vue du narrateur, Penn Cage, situé au cœur de l'action.

Le rythme du récit est endiablé, grâce justement à cette construction qui ne permet aucun moment de répit au lecteur : on se retrouve à tourner les pages en voulant aller plus vite que la musique alors qu'on est mené à la baguette par un excellent conteur.

Greg Iles connaît très bien cette partie de l'Amérique pour y avoir grandi (il y vit toujours d'ailleurs) : le passé raciste, ségrégationniste dont les relents sont encore d'actualité, est la toile de fond de Brasier Noir. Son intrigue est un prétexte pour raconter le monde absurde et cauchemardesque que les fanas de la suprématie blanche réservent au monde, les crimes commises au nom d'une loi inventée, les histoires d'amour finissant en cendres.

Brasier Noir est aussi l'hommage rendu à un journaliste, Stanley Nelson du Concordia Sentinel, qui s'est acharné pendant des années pour résoudre des meurtres raciaux perpétrés dans l'état de Mississippi dans les années 1960 et dont pas grand monde se souciait.

 

Brasier Noir est le pavé de vos vacances et je vous envie de pouvoir le découvrir !

 

 

 

 

Tout cela je te le donnerai - Dolores Redondo

LittératureRomans policiersAmourPolicier
Cinq ans après le succès mondial de sa trilogie policière du Baztán mettant en scène l’inspectrice Amaia Salazar au cœur des légendes ancestrales de son Pays basque natal, le nouveau roman de Dolores Redondo couronné du prestigieux prix Planeta (équivalent espagnol de notre Goncourt) nous plonge ...
Alors que Manuel Ortigosa est en train d’achever son prochain roman dans le confort de son appartement madrilène, la police vient l’interrompre pour lui annoncer l’impensable : son mari Álvaro, en déplacement professionnel depuis quelques jours, vient de mourir dans un accident de la route près de Lugo, bien loin de là où il était censé se trouver. L’univers de Manuel s’effondre encore davantage quand le mensonge s’avère concerner jusqu’à la véritable identité de l’homme dont « le corps était sa patrie » depuis quinze ans. En même temps que sa disparition, Manuel apprend qu’Álvaro est le marquis de Santo Tomé, descendant des Muñiz de Dávila, illustre lignée de la noblesse galicienne auprès de laquelle il avait apparemment renoué contact et qui laisse ce mari héritier d’une fortune et d’un titre qu'il ne veut assumer. Terriblement blessé par son amour trahi, Manuel va devoir faire connaissance avec une belle-famille recluse dans son luxueux pazo autour de la mère d’Álvaro, matriarche revêche gardienne de valeurs et de traditions obsolètes. Ce mystère des origines a-t-il un lien avec la mort suspecte d’Álvaro dont le corps a été retrouvé blessé par arme blanche avant de quitter la route ? Aidé de Nogueira, un policier officiellement à la retraite peu ouvert d’esprit, ainsi que de Lucas, l’ami d’enfance d’Álvaro devenu prêtre, Manuel va mener l’enquête sur le double visage de son époux, tentant d’écarter les brumes épaisses du mensonge, à l’image de l’ « orballo », cette bruine locale nimbant les êtres et la nature d’une atmosphère ensorcelante.
Tout à la fois quête des origines et du sens du devoir envers sa famille, mais aussi réflexion sur l’écriture tour à tour baume de vérité et « acide virulent », ce captivant roman d’amour plein de suspense nous confirme la place de Dolores Redondo parmi les grands noms de la littérature.
Retrouvez en vidéo l’entretien et le reportage en immersion de votre libraire partie le mois dernier à la rencontre de l’auteur que nous tenons à remercier chaleureusement ainsi que son éditeur Fleuve pour la découverte des lieux magiques de la Ribeira sacra (non loin de Saint-Jacques-de-Compostelle) qui l’ont inspiré pour écrire Tout cela je te le donnerai, telle une promesse tenue à chacun de ses lecteurs…

Juste après la vague

Romans policiersRencontreSurvieSuspense
C’est le Printemps du polar à la librairie Mollat ! Afin d’inaugurer une série de rencontres et d’événements, nous vous invitons à rencontrer vendredi 23 mars (18h) Sandrine Collette à l’occasion de la parution de "Juste après la vague", son nouveau roman aussi haletant qu'émouvant.
Quelque part sur Terre, dans un temps indéterminé, un gigantesque raz-de-marée a presque tout englouti sur son passage, épargnant Madie, Patie et leurs neuf enfants dont la maison se trouve au sommet d’une colline menacée par la montée inexorable des eaux. L’espoir d’une décrue s’amenuise et trouver une solution devient impératif : heureusement, Patie peut rafistoler la vieille barque qui leur permettra de regagner « les terres hautes » et de mettre toute la petite tribu à l’abri. Mais Patie et Madie doivent se rendre à l’évidence : il n’y aura pas assez de place pour contenir les onze membres de la famille et quelques vivres nécessaires à l’expédition. Quel choix opérer dans l’urgence : sauver le maximum d’entre eux ou tous périr ? Pourquoi le sort a-t-il alors désigné Louie, Perrine et Noé, ces petiots "du milieu" pas comme les autres ?  Le cœur déchiré, Patie promet à sa femme folle de douleur de revenir au plus vite les rechercher... Ballotté sur les flots d’un océan impitoyable, le lecteur compatit aussi  bien à la peine des parents qu’à la lutte des enfants sacrifiés qui espèrent, tentent de survivre en attendant d’être sauvés à leur tour. Emporté dans le tourbillon d’un roman d’aventures maritimes, et tenu en haleine par un suspense incroyable et des personnages qui se révèlent dans l’adversité, vous ne reviendrez pas indemne d’une telle traversée.
Depuis son premier roman, Des nœuds d’acier, choc littéraire récompensé par le Grand Prix de littérature policière, nous aimons suivre Sandrine Collette, conteuse d’histoires, de destins brisés qui s’arriment malgré tout à une étincelle de vie grâce au pouvoir des mots. Ne manquez pas d’être encore surpris et submergé par la vague d’émotions promise par cette grande dame du « noir » au sens large. Venez nombreux la rencontrer vendredi prochain au Studio Ausone !

Romans policiers

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