Chargement...
Chargement...

Affinez votre selection

Sélection de livres

Dossiers

La nature et la littérature jeunesse font bon ménage !

Ce samedi 22 septembre, nous recevions Nathalie Bernard à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Sauvages paru aux éditions Thierry Magnier. Dans ce livre, elle nous raconte l'histoire de Jonas, jeune amérindien de 16 ans dans les années 50, enfermé dès son plus jeune âge dans un pensio...

Restons classiques !

La « littérature classique » : un intitulé pontifiant et souvent effrayant. Mais quel classique lire, pour tomber amoureux de la littérature classique ?

Qui mieux que les ados pour conseiller les ados ?

Le Club ados* : événement mensuel qui fera grimper en flèche votre pile de livres à lire !

Des histoires de vie

Dans notre quotidien de libraires spécialisés en littérature adolescente, nous nous sommes rendus compte d'une chose : les ados aiment le VRAI !

Nos Articles

Le harcèlement, ce fléau

Le harcèlement désigne les violences répétées à l’encontre d’une personne, en général en incapacité de se défendre. Il y a dans cette violence, qu’elle soit physique ou morale, une véritable volonté de nuire à l’autre. Elle a souvent des origines diverses et variées : les origines, les préjugés o...

Brexiters, Brexiteuses : A vos marques ! Prêt(e)s ? Match...

Brexit Romance* : Start-up permettant la mise en relation de citoyens britanniques et français dans le but d’accomplir un mariage blanc et de procurer un passeport européen au dit citoyen britannique et un nid douillet britannique au citoyen français. Start-up créée un an après le Brexit, décisio...

Un coin-coin de paradis !

Ce n'est pas parce qu'elle dessine des canards que Miss Charity ne va pas vivre une vie libre et rebelle !
C’est à ses cinq ans que Charity Tiddler décida que le dessin et les animaux, ses deux grandes passions, forgeraient son avenir. Malheureusement sa mère, obnubilée par les convenances sociales, en a décidé autrement. Elle trouvera un bon parti à sa fille, qui pourra ainsi fonder sa propre famill...

Notre coup de coeur de l'été vous donnera envie de swingu...

Une histoire tendre, une histoire où la musique n'est jamais très loin, elle nous emporte dans son tourbillon.

L'actualité des ados

Marion Brunet - L'été circulaire

A l'occasion de Livre Paris 2018, Marion Brunet vous présente son ouvrage "L'été circulaire" aux Albin Michel.

Catherine Grive - La fille qui mentait pour de vrai

A l'occasion de Livre Paris 2018, Catherine Grive vous présente son ouvrage "La fille qui mentait pour de vrai" aux éditions Rouergue.

Stéphane Michaka - Cité 19

A l'occasion de Livre Paris 2018, Stéphane Michaka vous présente son ouvrage "Cité 19" aux éditions PKJ.

Clémentine Beauvais - Songe à la douceur

Clémentine Beauvais vous présente son ouvrage "Songe à la douceur" aux éditions Sarbacane.

CONCOURS MOLLAT-CONDORCET 2018/2019

Que le concours d'écriture Mollat/Condorcet saison 2018/2019 commence ! Libraire au rayon adolescent de la librairie Mollat, j'entends souvent "les jeunes de nos jours ne lisent plus, c'est une catastrophe !". Eh bien, laissez-moi vous dire que vous vous fourvoyez ! Les jeunes lisent et de plus en plus souvent, écrivent !

Pour preuve, cela fait plusieurs années que la librairie Mollat et le lycée Condorcet s'associent autour d'un concours d'écriture auquel les élèves du lycée Condorcet participent désormais bien volontiers !

Et chaque année, nous sommes toujours un peu plus surpris de découvrir en certains élèves,  de véritables talents d'écriture.
Mais ne me croyez pas sur parole et  jugez-en par vous-même : vous trouverez ci-dessous les premiers billets d'humeur du concours d'écriture 2018/2019 !

_________________________________________________________________________________________


BILLET N°1 PAR PIERRE GAUTHIER, B.T.S. ASSURANCE


Métaphysique des tubes.jpg


Métaphysiques des tubes
 d’Amélie Nothomb

A travers cette autobiographie fictionnelle, Amélie Nothomb nous ramène en enfance et nous permet d’imaginer la sienne.

L’univers du roman nous transpose dans le Japon des années 60, durant lequel la petite Amélie vit ses premières expériences de vie entre apprentissage de la parole, découverte de la marche et du monde qui l’entoure.

Tantôt avec une approche spirituelle tantôt avec une approche plus scientifique, elle nous amène à découvrir la vision qu’une enfant peut avoir de ce monde d’adultes et essaie de le rationaliser.

Au tout début de son existence, Amélie apparait comme une enfant très effacée et éteinte jusqu’à ses deux ans, puis tyrannique et diabolique mais toujours comme coupée de ses émotions et de toute conscience d’elle-même. Elle n’entrera en contact avec la vie et avec elle-même que l’année de ses deux ans grâce à l’intervention de sa grand-mère, qui lui fera découvrir joie et plaisir. Ce sont ces émotions qui transformeront l’être végétatif qu’elle était en personne ayant une identité propre qu’elle ne cessera d’affirmer par la suite. Tout au long de ce récit, nous accompagnerons cette enfant dans les épisodes marquants de sa jeune existence jusqu’à ses trois ans. L’accent sera constamment mis sur ses réactions émotives particulièrement intenses, alternant la fascination, par exemple pour l’eau, plus particulièrement la pluie, et le mépris, voire le dégoût pour les carpes ou les garçons.

Elle se définit elle-même comme l’enfant divin. Persuadée de sa nature démiurge, elle décrypte l’univers qui l’entoure et analyse le comportement d’autrui en prenant constamment comme référence son moi souverain.

Naturellement différente, elle fait de sa marginalité une supériorité qui lui permet de nous exposer des thèmes métaphysiques comme la paix éternelle, ou bien encore la différence entre exister et vivre ainsi que la notion de plénitude liée à la vie.

Enfin, la découverte du monde par les yeux de cette enfant permet à son auteur de nous faire découvrir les us et coutumes de la société japonaise des années 60 de façon tout à fait originale car, dans ce regard, se mêlent incompréhension, naïveté mais aussi parfois une objectivité et une logique implacable.

Comme à son habitude Amélie Nothomb nous expose un roman plaisant à lire.

La facilité d’écriture et de lecture colle parfaitement à l’ambiance du roman. Pour une fois, Amélie Nothomb a su exploiter tout le potentiel d’une thématique d’une grande richesse à mon sens.

Alliant point de vue enfantin et analyse plus réfléchie et mâture, elle nous invite à partager son enfance qui ne saurait être qu’hors normes. Il en résulte un cocktail d’anecdotes insolites des plus séduisants.

Ce récit ouvre enfin une réflexion sur l’enfant, ses ressentis et son appréhension du monde qui l’entoure. Il agit comme une madeleine de Proust et nous amène à nous remémorer des situations semblables ou différentes que nous avons vécues et, depuis bien des années, oubliées.


_______________________________________________________________________________________


BILLET N°2 PAR MARGAUX DALANSON, B.T.S. ASSURANCE

Le scaphandre et le papillon.jpg


Le scaphandre et le papillon
 de Dominique Bauby

Le temps est venu de vous parler d’un témoignage riche en émotions, celui de Jean Dominique Bauby publié en 1997, qui s’intitule Le Scaphandre et le Papillon.

C’est l’histoire du rédacteur en chef français du magazine féminin ELLE, plus précisément l’histoire à partir du moment où sa vie bascule ce fameux 8 janvier 1995, jour de son arrêt vasculaire cérébral.

Suite à ce dernier, la sentence tombe à l’hôpital maritime de Berck dans le Nord pas de Calais, celle d’une maladie terrible, rare et peu connue dans la société, le Locked-in syndrome, un enfermement total dans son propre corps devenu paralysé, muet, inerte, impotent. Seuls son ouïe, son œil gauche et son esprit fonctionnent encore et le rattachent au monde qui l’entoure.

Une notion de dualité dans le titre décrit parfaitement la situation douloureuse du narrateur ; c’est celle d’un prisonnier, enfermé dans sa solitude, comme l’exprime le symbole du scaphandre. A cette inertie corporelle s’opposent l’agilité et la fertilité de son esprit volatile représenté par l’image du papillon signe de liberté mais aussi de fragilité. Une situation critique décrite par Jean Dominique Bauby, « L’imagination et la mémoire sont mes deux seuls moyens de m’évader de mon scaphandre ».

Son orthophoniste Sandrine, ou plutôt « son ange gardien » comme il la surnomme, sera présente tout au long du récit, veillant à son bien-être. Une personne courageuse et patiente, qui va finir par communiquer avec son malade, par le biais d’un système ingénieux, celui d’un alphabet revisité, organisé en fonction de la fréquence des lettres : à chacune de celles-ci correspond un battement de paupière. Ce mode de communication sera source d’oxygène vital pour Jean-Dominique car c’est grâce à lui qu’il va pouvoir extérioriser, exprimer et transmettre tous ses ressentis et la richesse de ses réflexions.

Au travers le « hublot de son scaphandre », son œil gauche, nous appréhendons la réalité telle qu’il la perçoit désormais. En pénétrant dans son esprit, nous sommes aux premières loges de ses émotions, ses envies, ses rêves, son imagination débordante. Nous sommes aussi au plus proche de sa douleur, comme immergés dans sa détresse. Et pourtant l’œuvre n’est pas noire car cette souffrance est constamment contrebalancée par un ton délibérément humoristique lorsqu’il raconte des anecdotes comme pour éloigner toute pitié à son égard.

C’est un livre bouleversant. Jean Dominique Bauby fait preuve d’une force extraordinaire, il mène un combat acharné tout en restant lucide face à la fatalité de son sort. C’est une véritable leçon de vie doublée de réflexions profondes sur le sens de la vie. Finalement le bonheur ne se résume pas seulement à l’argent, à la gloire ou à ce que l’on détient. Il dépend bien plutôt de la santé avant tout. En lisant ce témoignage, on prend conscience de l’importance des petits moments de vie, trop souvent négligés et qu’on devrait déguster à chaque instant comme si c’était le dernier, selon la philosophie du « Carpe Diem ». Il souligne également le caractère essentiel des liens affectifs, de l’amour sous toutes ses formes. Enfin, c’est aussi un documentaire sur une maladie imprévisible qui peut arriver n’importe quand et à n’importe qui, à cause de laquelle on peut tout perdre du jour au lendemain.

Je suis admirative de ce travail d’écriture. Chaque mot, chaque association de mots ont été pensés et repensés pendant des nuits et des nuits pour être ensuite retranscrits à l’aide de battements de paupière. Combien de battements et plus encore de courage et de talent aura-t-il fallu à cet être extraordinaire pour nous dire le calvaire qu’il a vécu de façon aussi poétique ?

Voici le bel hommage à la vie qu’un homme extraordinaire a réalisé avant son adieu définitif à celle-ci. 

Je conseille la lecture de ce témoignage vibrant à tout le monde !


_______________________________________________________________________________________


BILLET N°3 PAR HAJAR IGRANE, B.T.S. ASSURANCE



Tout le monde connait Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, grand nom de la comédie française. Tout le monde connait aussi sa dernière pièce Le Malade Imaginaire, une comédie en trois actes rythmés par des ballets. Mais tout le monde devrait la relire pour en découvrir, aujourd’hui encore, tout le génie de son auteur pour critiquer la médecine, l’hypocondrie de son personnage principal mais aussi la peinture de la société du XVIIe siècle.

Voici dont Argan, un riche homme, en bonne santé, qui pense cependant le contraire et s’entoure de plusieurs médecins, dont Monsieur Diafoirus qui administre des traitements sans se soucier de leur effet et Monsieur Purgon, qui lui fait croire que s’il reste plus de trois jours sans le visiter, il va mourir. Malheur à quiconque lui dit qu’il se porte bien ! Père d’Angélique, il souhaite la marier à un jeune médecin, Thomas Diafoirus, pour s’assurer une tranquillité contre la maladie. Mais Angélique est amoureuse de Cléante et en fait part à sa servante Toinette. Celle-ci, rusée comme il se doit, imaginera un double stratagème morbide pour convaincre Argan d’une part de la perfidie de sa seconde femme Béline, qui ne vise qu’à s’emparer de l’héritage, de l’autre de l’amour inconditionnel que lui voue sa fille. Enfin Béralde, frère d’Argan, tente, lui aussi, de lui ouvrir les yeux, lui qui considère les médecins comme des charlatans intéressés. A défaut de guérison, le dénouement présentera un compromis sauvant l’essentiel, l’amour triomphera lors d’une cérémonie réunissant l’art du théâtre, de la musique et de la danse.

Le personnage d’Argan est au centre de cette comédie. Aveuglé par la peur de la mort, marionnette de sa femme, exploité par les médecins, il en oublie le bonheur de sa fille et les réelles intentions de son épouse. Il est la représentation de ce que l’on nomme aujourd’hui comme une maladie mentale, l’hypocondrie. Ridicule, il fait rire et sert de prétexte à Molière pour dénoncer violemment les abus de la médecine mais aussi, peut-être, exprimer sa peur de la mort qu’il sent s’approcher de lui. Face à lui, plus encore que son frère, homme raisonnable qui échoue à le guérir de sa lubie, il trouvera Toinette sa servante, personnage capital, impertinente et autoritaire, qui le confronte à lui-même de façon assez violente car elle lui impose de simuler ce qu’il redoute le plus au monde.

Molière dénonce la médecine du 17ème siècle qui se résume à un catalogue de traitements tous similaires pour soigner les maladies, avec des saignées, des lavements, des herbes… Il critique violemment les médecins qui profitent de la naïveté de leur patient pour s’enrichir. L’auteur cible un des tourments de l’homme, la peur de la mort, qui pousse Argan à toutes les stupidités pour s’en éloigner. La volonté de guérison lui fait perdre la raison et oublier le principal, profiter de la vie.

Une histoire qui se lit facilement, qui est drôle et plaisante. Une intrigue simple et efficace, présentant des situations inattendues réjouissantes. Une comédie vraie diversifiant les types de comique : comique de mots, de gestes, de situations qui se conjuguent pour le bonheur du public. Une réflexion enfin sur une maladie particulière, une angoisse universelle, celle de la mort mais aussi sur les faux-semblants ou encore sur l’amour sous toutes ses formes qui à défaut de sauver permet de vivre mieux.

Le malade imaginaire est un bon classique de la littérature française à (re)découvrir.


_______________________________________________________________________________________


BILLET N°4 PAR JULIETTE BALY, B.T.S. COMMERCE INTERNATIONAL

Lorsque.. Schmitt

Lorsque j'étais une œuvre d'art
d'Eric-Emmanuel Schmitt

Lorsque j’étais une oeuvre d’art est le récit poignant et pourtant fantaisiste d’un jeune homme désespéré nommé Tazio, à la fois sauvé et détruit par un artiste totalement mégalomane : Zeus Peter Lama. Ce dernier va lui proposer un pacte diabolique : transformer le jeune naïf en une œuvre d’art inédite qui apportera à tous deux l’admiration, la renommée tant souhaitées. Mais Tazio va accéder à son rêve au mépris de sa liberté et de son identité. Après de nombreuses transformations corporelles, notre héros est devenu un objet de convoitise dans le milieu de l’art contemporain. Cependant il lui reste sa conscience, principale préoccupation de l’artiste.  C’est grâce à elle que le jeune homme se rend compte de sa déshumanisation et sa prise de conscience va de pair avec la souffrance éprouvée, celle physique due à toutes les opérations chirurgicales dont les séquelles sont lourdes et invalidantes, celle morale surtout causée par son état d’aliénation. Surtout la découverte de l’amour va renforcer son envie de retrouver sa liberté. Lui vient alors l’envie de s’échapper de cette prison dorée afin de retrouver son humanité, et sa bien-aimée. Son créateur tortionnaire n’est cependant pas prêt à renoncer à son chef d’œuvre, gage de son succès.
 
L’originalité et la légèreté de ce récit encourage une lecture rapide de celui-ci, on veut savoir ce qu’il advient de notre héros. L’absence de précision sur l’apparence de Tazio après sa transformation peut sembler déconcertante ; cependant, cela a été pour moi l’élément le plus appréciable de ce roman, car la beauté étant suggestive, chacun peut se créer sa propre vision d’horreur. Seul bémol, la fin, trop prévisible et clichée, m’a beaucoup déçue. Peut-être aurais-je préféré une issue plus sombre, plus réaliste qui auraient mis l’accent sur les risques d’une telle artificialisation du corps.
 
Ce roman d’Éric-Emmanuel Schmitt, que je qualifierais plutôt de conte philosophique, permet de s’interroger sur la place de l’apparence dans notre société actuelle, une importance démesurée qui peut nous pousser à adopter des conduites suicidaires. Inversement, cette œuvre nous rappelle l’importance de la vie, l’importance d’être soi, de s’accepter afin de pouvoir vivre l’essentiel, aimer et être aimé pour ce que l’on est vraiment. 

_______________________________________________________________________________________

                                    

BILLET N°5  PAR JULIE LEFEUVRE, B.T.S. S.A.M.

Oscar et la dame Rose

Oscar et la dame ro
se d'Eric-Emmanuel Schmitt


Osc
ar et la dame rose est un roman épistolaire écrit par Eric-Emmanuel Schmitt en 2002. Les différents thèmes abordés dans ce récit sont principalement la maladie, l’enfance, la mort et la religion.
    Voici donc Oscar, un petit garçon de 10 ans, qui est aussi le narrateur de l’histoire. Il vit à l’hôpital car il a un cancer. Suite à une greffe de moelle osseuse ratée, il sait et tente d’accepter le fait qu’il va mourir, ce qui n’est pas le cas de ses parents qui n’admettent pas cette idée. Grâce à l’aide d’une dame rose qu’il appelle Mamie-Rose, il va apprendre à vivre les derniers moments de sa vie à fond. Pour ce faire, Mamie-Rose lui propose de vivre toutes les grandes étapes d’une vie normale en 12 jours. Ainsi, chaque jour, son âge augmentera de 10 ans. Elle lui parle aussi de Dieu, au début il n’y croit absolument pas. Il se met pourtant à lui écrire des lettres tous les jours en faisant des vœux.

    J’ai beaucoup apprécié la lecture de Oscar et la dame rose, j’ai trouvé ce roman très touchant. Parler de la maladie et de la mort d’un personnage qui est un enfant aurait pu donner au livre un ton dramatique et sinistre. Ce n’est pas le cas, l’auteur a su trouver les mots simples d’un enfant pour exprimer le drame vécu mais aussi son énergie positive. Celle-ci est visible à travers sa volonté de vivre tous les âges de sa vie en 12 jours seulement et sa joie de vivre ses derniers instants jusqu’au bout de ses forces. Tout cela m’a plu, la lecture est simple et lumineuse. J’ai été particulièrement touchée par la relation entre Oscar et Mamie-Rose. J’ai trouvé merveilleux et émouvant qu’elle soit là pour l’occuper et l’aider à garder le moral lors de ses derniers jours à vivre, ce que ses parents n’arrivaient pas à faire. D’ailleurs, l’attitude fuyante et changeante de ces derniers m’a choquée et déçue : ils sont dans la souffrance évidemment mais au lieu d’apporter le soutien nécessaire à leur enfant, ils changent de comportement et deviennent plus distants comme pour se protéger alors que leur rôle serait bien de réconforter leur fils. C’est triste de voir ça mais c’est ce qui a rendu la relation entre Mamie-Rose et Oscar encore plus belle.  Par ailleurs, j’ai bien aimé aussi son histoire d’amour avec Peggy Blue, une autre enfant malade de l’hôpital, elle lui aura permis, juste avant de mourir, d’éprouver et de partager des émotions essentielles dans la vie d’un individu. Enfin, le rapport qu’il a développé avec Dieu et la religion m’a intéressée. Cette idée d’écrire des lettres quotidiennes à Dieu m’a plu : grâce à elles, le garçon peut se confier, exprimer sans filtre ses sentiments, évoquer sa maladie, ses pensées et même ses espoirs car, et c’est peut-être cela le plus beau, il continue d’avoir des envies alors même que sa vie finit. Et c’est d’ailleurs au moment où il commençait à désespérer, que Dieu fait une apparition.

    Eric-Emmanuel Schmitt a su développer tous ces thèmes délicats d’une manière enfantine et touchante. Pour ma part, j’ai adoré et je conseille fortement la lecture de ce livre sensible à la fois instructif et profondément humain.



Adolescents

Chargement...