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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
“Comment rêve-t-on d’amour ? Et comment le vit-on lorsque l’on naît et qu’on grandit au Japon ?”
Depuis deux ans, les célibataires sont plus nombreux au Japon que les couples mariés ayant des enfants : est-ce à dire que l’amour est mort ? Johann Fleuri nous prouve ici que non, l’amour n’a pas disparu du pays, mais qu’il a subi de nombreuses transformations en même temps que la société. 
 
De la rencontre amoureuse et son business – les agences matrimoniales, les applications – au divorce, de la contraception aux violences conjugales, des amours virtuels à la prostitution, le journaliste dresse un panorama complet de ce que le terme d’amour et de relation peut recouvrir et comment cela se manifeste dans l’Archipel. Il déconstruit les préjugés et fantasmes que l’on peut avoir, dus à la forte représentation du Japon dans les médias et à la télévision – abstinence et frigidité, ou sexualité décadente –, pour remettre les points sur le "J" et inscrire le pays dans une tendance finalement plus générale à l'échelle mondiale : si la natalité et le mariage sont en baisse, ce sont pour des raisons sociales et économiques avant tout, et non parce que l’amour n’existerait plus. 
 
Par le prisme des relations amoureuses, Johann Fleuri nous présente finalement la société japonaise de manière plus large : la question des masculinités, des rôles traditionnels, de la sexualité – quel que soit l’âge –, des mariages homosexuels et de leur non-reconnaissance administrative, du rapport au corps et à l’autre, au travail, etc ; mais aussi un gouvernement en décalage avec ses concitoyens, en continuant de prôner le couple traditionnel comme un idéal qui ne trouve simplement plus résonance que dans une histoire révolue. 
 
Au Japon, l’amour existe donc encore, pour les jeunes adultes comme pour les seniors, comme sentiment mais aussi comme marché. Le désir d’aimer reste présent, mais différemment : le couple tel qu’il existait à la fin du XXe siècle n’est plus ce à quoi aspire les nouvelles générations, qui inventent et revendiquent de nouvelles manières de s’aimer et de faire famille.
Amours japonaises : désirs, solitudes et sexualité au pays du Soleil-levant
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Partez en Italie au XIXe siècle !
Après des années de conflit, le Risorgimento touche à sa fin, l'Italie est réunifiée et Victor-Emmanuel II devient alors le premier roi. Son fils, Humbert, se marie à Marguerite de Savoie, et tous les deux attendent le moment où ils monteront sur le trône. Marguerite est consciente qu'elle deviendra la première reine d'Italie et souhaite marquer l'histoire en gagnant l'affection de son peuple. 

Au même moment, Nina, jeune femme de quinze ans sans éducation, entre au service de la princesse. En arrivant au palais, elle reçoit l'aide du vieux majordome qui décide de lui apprendre à lire. Nina comprend alors que c'est sa chance pour prendre son destin en main et changer de vie.

Nous avions découvert Alessandra Selmi en 2024 avec "La splendeur des Crespi", saga familiale et coup de cœur du rayon. Avec "La première reine", l'autrice nous ramène en Italie et nous plonge au cœur d'une époque marquée par le changement.
La première reine
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Hans van der Meer photographie les terrains de football amateur à travers l’Europe. Dans cet ouvrage, il met en lumière la figure solitaire du gardien de but, entre poésie, humour et regard documentaire.
Depuis une vingtaine d’années, Hans van der Meer parcourt l’Europe à la recherche de terrains de football amateur qu’il photographie avec un regard à la fois documentaire, poétique et comique.

Au fil de ses voyages, il rassemble des images tour à tour insolites, belles et surprenantes, où des terrains incongrus côtoient des paysages inattendus.

Dans cet ouvrage, le photographe a choisi de réunir des photographies mettant en lumière le gardien de but, seul. Le joueur est photographié isolé ; ses camarades, suppose-t-on, sont regroupés de l’autre côté du terrain.

Le photographe capte la solitude, l’attente du gardien, isolé de son côté du terrain, avec en arrière-plan un paysage urbain, rural ou industriel, parfois énigmatique, parfois grandiose... Les terrains apparaissent dans des couleurs et des états très variés, parfois précaires, comme sur cette photographie où le gardien semble perdu dans ce qui ressemble à un champ en friche. L’humour est très présent dans cet ouvrage, où les seconds plans offrent un contrepoint souvent cocasse : à Dublin, des cerfs pâturant respectent les limites du terrain ; à Zalk, deux personnes semblent pique-niquer tranquillement derrière la cage de but...

Hans van der Meer offre un bel éventail de la diversité des terrains de football amateur en Europe ainsi qu’un témoignage à la fois émouvant et humoristique de la vie du sport amateur.
Hans van der Meer Gardiens de But : Des terrains du football amateur européen
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Que reste-t-il d'une relation entre un père et son fils, quand la maladie gagne du terrain et que le dialogue n'est plus ?
Le titre Kutani provient tout droit du soleil levant, c'est l'un des principaux styles de céramique japonaise. Le récit prend place dans l'un des derniers ateliers de céramique tenu par une même famille depuis plusieurs décennies et dont l'activité ne cesse de prospérer. L'atelier va être le témoin de retrouvailles entre un père et son fils qui ne se sont pas vus depuis 16 ans.

Un matin, Tsutomu, installé à Tokyo avec sa femme et sa fille, reçoit un appel provenant d'un ami de longue date de ses parents et qui l'informe de l'état de santé de son père. Lui qui ne l'a pas revu depuis son départ pour la grande ville va devoir y retourner avant tout pour l'homme qui l'a élevé mais aussi pour eux deux. Il va soudainement réaliser que les liens familiaux sont comme une pièce de céramique, celle-ci peut être cassée mais il est toujours possible de recoller les morceaux. 

Avec Kutani, l'auteur et dessinateur Franck Manguin signe sa deuxième bande dessinée et c'est une vraie réussite. Le récit mêle filiation et tradition, avec d'innombrables informations sur la fabrication des pièces en céramique et l'importance qu'elles occupent dans le coeur des japonais. À découvrir sans plus tarder !!


Kutani : retour à Kanazawa
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Un roman post-apocalyptique à la croisée des genres

Après la Calude de Christophe Nicolas  paru chez Argyll éditions  : Quand la maladie de la Calude arrive, l’effondrement de la civilisation survient. Une fois malade, la population s’entretue mais ceux qui ont tué s’ôtent la vie, rongés par la culpabilité. Vingt ans après, les crimes et les meurtres n’existent plus, nettoyés par la folie meurtrière de la Calude. Thierry, réfugié dans une petite bourgade des Cévennes, vit au sein d’une communauté soudée qui survit grâce à leur entraide constante depuis l’apparition de la maladie. Mais quand un crime est commis au sein du village, le doute et l’animosité s'installent dans la communauté. En effet, aucun deuxième corps n’a été retrouvé, pourtant, la Calude empêche quiconque de vivre avec ce fardeau, alors que s’est-il vraiment passé ?

Thierry, ancien auteur de romain policier, entame une enquête et tente de tout faire pour sauver sa communauté. Un texte à la croisée des genres, entre post-apocalyptique, polar et roman social, qui questionne particulièrement la violence de notre monde. Christophe Nicolas imagine une manière de faire société autrement après une catastrophe planétaire, il prouve combien l’utopie peut être précaire et s’interroge sur ce que peut l’art dans un monde où la survie est rude. 

Après la calude
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“Le masculinisme n’est pas une idéologie neuve : c’est la forme la plus moderne d’une angoisse qui à traversé le temps. Elle est née le jour où l’homme a compris qu’il ne possédait pas le monde, mais qu’il y participait seulement.”

Qu’est-ce que la psychanalyse peut apporter sur la question du masculinisme ? 


Joseph Agostini, psychologue clinicien et psychanalyste, a décidé de s’attaquer à une mouvance qui n’est pas aussi récente que l’on ne pense. C’est d’abord au gré des séances avec ses patients que la question lui est venue : plusieurs hommes, jeunes ou moins jeunes, se définissent comme masculinistes et revendiquent une virilité forte. Mais d’où vient ce besoin de supériorité, d'asseoir son autorité sur l’autre ?


Le psychanalyste décortique ces personnalités qui se revendiquent surpuissantes et détentrices de la vérité sur le monde, spécifiquement sur les femmes et l’argent. Ce qui les différencie du reste de la population, c’est la « red pill ». Cette métaphore, très véhiculée dans la sphère masculiniste, renvoie au film Matrix dans lequel Neo doit faire un choix : accéder à la vérité ou rester dans l’ignorance.


L’auteur analyse le masculiniste dès la naissance. Il dépeint le lien entre l’enfant et sa mère, menant à l’identification du fils à ses parents. L’identification, selon Freud, passe d’abord par la mère ; puis, une fois que l'enfant grandit et remarque que les codes diffèrent en fonction des sexes, il s'identifie au père. Mais une identification trop forte ou trop soudaine peut dériver vers des pulsions, vers un narcissisme exacerbé.


Enfin, Joseph Agostini dépeint les dérives et les conséquences de ces mouvements antiféministes, notamment l’impact sur les incels, ces hommes qui se considèrent comme « célibataires involontaires » et exclus par les femmes. Ces derniers suivent des influenceurs tels que Le Raptor, Alex Hitchens ou encore Papacito, qui leur donnent la marche à suivre pour être un « vrai homme ».


Cet essai approfondit le portrait de ces hommes qui exercent une domination symbolique sur l’autre pour se définir. Il étaye leurs liens avec la politique, les femmes, leur mère ou encore l’argent.


Un constat indispensable quand on sait qu'en 2024, 37 % des hommes se sentaient menacés par le féminisme et jugeaient que les évolutions de ce genre allaient trop loin.

Les faux virils : ces mecs qui font les mecs
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Un magnifique roman post-apo féministe.
Dans un futur où la terre est contaminée, des femmes ont trouvé refuge au sein d'un vieux couvent et forment la Sororité Sacrée, un ordre stricte où chacune à son rôle. Il y a d'abord Lui, que personne ne voit jamais mais pour qui tout est fait ; la Sœur Supérieure qui veille à l'ordre et n'hésite pas à exiger les sacrifices nécessaires à la survie du groupe (de Lui ?). Les filles sont divisées en castes : il y a les Illuminées, la plus haute distinction : elles vivent à l'écart et leur quotidien est source de multiples allégations. Ensuite viennent les élues, des femmes aux talents spéciaux dont les mutilations aident à exercer leur fonction. Tout en bas de l'échelle, les indignes, qui vivent dans l'espoir d'accéder à un rôle plus important.

Dans cette microsociété faite de contrôle, de pénitence et de sacrifice, la narratrice écrit en secret au fil des nuits son journal, son quotidien, les souffrances passées et présentes. Il y est question de cérémonies orchestrées par Lui et la Sœur Supérieure, d'hyper-vigilance face aux femmes qui arrivent de l'extérieur contaminé, des souvenirs douloureux d'une femme aimée, et de ceux plus flous de sa vie d'avant. Mais le couvent s'agite lorsqu'arrive Lucía, une indigne de plus, et avec elle l'éventualité d'un échappatoire.

En imaginant le journal interdit d'une femme enfermée, ses doutes, sa censure, ses amours passionnelles, ses secrets et ses espoirs, Agustina Bazterrica réussi à former un merveilleux roman, et nous plonge dans une ambiance sombre, pesante, mais aussi profondément sensuelle et tragique.
Les indignes
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"Le tourisme festif fonctionne comme un espace privilégié de mise à l'épreuve des masculinités."
Pourquoi des milliers de jeunes hommes traversent-ils l'Europe pour passer une semaine à Lloret de Mar ? Qu'espèrent-ils y trouver ? Des fêtes, de l'alcool, la promesse de rencontres : la possibilité de vivre une certaine idée de la masculinité.

Pour répondre à ces questions, l'anthropologue Alix Boirot nous propose une enquête immersive. Elle loue un logement et décide de travailler comme rabatteuse pendant la période estivale pour un des bars de la ville afin d’observer de l'intérieur les rouages d'une industrie du tourisme festif qui façonne autant la ville que les comportements de celles et ceux qui la fréquentent.

À travers ce récit, Alix Boirot explore les masculinités contemporaines : les attentes des jeunes hommes avec ce voyage, leur rapport à la sexualité, le rôle du groupe de pairs, la quête de reconnaissance masculine qui se joue souvent derrière la recherche affichée des « filles ». Elle montre avec finesse comment ces vacances deviennent un terrain où s'éprouvent et se rejouent les normes viriles.

La chercheuse tente alors de comprendre les mécanismes sociaux à l'œuvre. Qui entre dans les clubs ? À quel prix ? Comment certaines nationalités sont-elles favorisées quand d'autres sont écartées ? Derrière les stratégies commerciales mises en place par les clubs se dessinent ainsi des rapports de pouvoir, de genre, de race et de classe qui structurent tout l'espace touristique.

Mais l’anthropologue ne s’arrête pas là, la ville elle-même est étudiée. En retraçant l'histoire et les transformations de Lloret de Mar, l'autrice révèle l'envers d'une destination réduite à son image de station festive. Elle s'intéresse aux habitants, à leurs réactions face à cette économie touristique omniprésente et aux regards extérieurs qui façonnent la réputation du lieu.

Refusant aussi bien l'enchantement que la condamnation morale, Alix Boirot cherche à comprendre avant de juger. Cette exigence donne naissance à une enquête nuancée et intelligente, qui éclaire autant les vacances entre amis que les rapports de genre de notre époque.
Où vont les garçons : enquête sur les masculinités en vacances
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Telle une peintre ayant le souci d’équilibrer son œuvre en jouant avec les couleurs et les contrastes, Mona Ozouf dresse ici une composition française très instructive sur notre histoire contemporaine

Éffaçant la distance que l’historienne doit mettre face à l’histoire qu’elle raconte, Mona Ozouf décide ici de livrer son enfance, de l’analyser au prisme des enjeux de l’histoire contemporaine française. Elle a en effet saisi l’incroyable valeur heuristique d’une telle démarche tant son enfance dit beaucoup du croisement des traditions, des valeurs, des croyances et des idéaux qui parcourent la société française depuis la Révolution dont elle deviendra l’une des plus éminentes spécialistes.

Mona va passer son enfance dans le « palais scolaire » de Plouha, un « gros bourg » situé non loin de Paimpol, où sa mère officie dans l’idéal républicain. Son père est mort alors qu’elle n’a que quatre ans mais l’ombre de ce fervent défenseur de la langue bretonne va continuer à planer sur la famille. Mona va donc passer son enfance auprès de sa mère et de sa grand-mère qui représente alors à la maison la Bretagne et ses traditions pluriséculaires.

De ce décor, Mona Ozouf décrit ce qu’elle appelle « trois pèlerinages », trois croyances qui fondent sa « tradition », « une voix presque mienne » comme elle le dit en reprenant les mots de Paul Thorez : la foi bretonne de la maison, la foi chrétienne de l’église, la foi de l’école dans la raison républicaine. De ce mélange de croyances et de valeurs, Mona Ozouf tire des questionnements sur le républicanisme, les particularismes locaux, l’universel et tente de comprendre comment une composition française « heureuse » est possible.

Telle une peintre ayant le souci d’équilibrer son œuvre en jouant avec les couleurs et les contrastes, Mona Ozouf dresse ici une composition française très instructive sur notre histoire contemporaine. Avec une plume somptueuse et une grande rigueur historique, elle livre bien plus qu’un simple récit personnel, c’est l’enfance de la France républicaine qu’elle décrit. 

Composition française : retour sur une enfance bretonne
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Eugénie sera chevaleresse, quoi qu'il en coûte !
Ce matin, Eugénie boude. Son chat touffu ne s'en offusque pas, il a l'habitude des humeurs de sa petite maîtresse... Elle doit sûrement s'être fait refuser un goûter ou le droit de regarder la télé. Mais l'heure est plus grave qu'il ne le pensait. Eugénie a fait part de ses envies de devenir chevalier à son papa, mais ce dernier lui a dit que ce n'était pas possible. Comment ?! Eugénie est persuadée qu'on lui interdit son rêve parce qu'elle est une petite fille et compte bien démontrer qu'elle est tout à fait capable d'emprunter cette voie chevaleresque !
Elle maniera l'épée comme personne, dressera son destrier d'une main de fer, engloutira des buffets entiers, pourfendra les méchants et sauvera des princes en détresse !

Une héroïne rebelle qui n'a pas peur de clamer haut et fort ses revendications au risque de parfois se laisser un tout petit peu trop emporter... Eugénie, autoproclamée "reine des boudeuses", ne manquera pas de vous faire craquer !
Une histoire d'aventure drôle, de Olivier Dutto, qui remet en question les rôles attribués, illustrée par la talentueuse Maurèen Poignonec.
À partager dès 4 ans

Pourquoi tu boudes, Eugénie ?
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« La géographie n’est pas simplement une science des lieux, c’est aussi une science des liens »

Dans ce court essai à quatre mains, Augustin Berque et Damien Deville dialoguent à la frontière entre la philosophie et la géographie autour de la relation de l’homme à son milieu. Partant du constat que la géographie a été pendant trop longtemps simplement une « science des lieux », les deux chercheurs rappellent que c’est aussi une « science des liens ». Loin de la géographie positiviste des statistiques, des modélisations quantitatives et des représentations spatiales, les deux chercheurs défendent une compréhension des territoires dans leurs singularités et dans leurs relations symboliques.

Naviguant à travers différents concepts – écoumène, déterrestration, convivialisme – sans pour autant perdre en clarté et en simplicité, les deux géographes nous offrent des clés pour regarder notre vie sur Terre de manière plus durable et sensible. Ils confrontent leur terrain de recherche, la France pour Damien Deville, le Japon pour Augustin Berque. Ils mettent ainsi en relief des différences de paradigmes entre ces deux sociétés dans leur rapport avec leur milieu marqué tout autant l’une que l’autre par la modernité occidentale. Différences qui se perçoivent aussi bien dans les films de Hayao Miyasaki que dans la pensée du philosophe Kitarô Nishida (1875-1945) et qui apporte des pistes de réflexion pour repenser l’action politique au Japon, en France et plus largement dans le monde. 

À contre-courant de concepts centralisateurs comme le fameux « Paris et le désert français » de J-F. Gravier (1947) ou la « France périphérique » de C. Guilluy (2014) qui ont influencé des décennies de politiques publiques, Augustin Berque et Damien Deville défendent un retour aux « espaces vécus et aux relations de proximité » dans ce qu’ils appellent un « convivialisme républicain ».

Par sa richesse conceptuelle et sa volonté de confronter les modèles, cet essai offre au lecteur la possibilité d’être le troisième protagoniste du dialogue en l’invitant à penser son rapport à son milieu et à l’impact de la modernité sur sa vie. 

Géographie des mondes à venir
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L'ouvrage idéal pour aborder sereinement le poste de professeur remplaçant.
Être professeur remplaçant ajoute des difficultés supplémentaires à celles déjà connues par les enseignants : l'appréhension d'un nouvel établissement et sa hiérarchie, prendre un programme en cours, devoir faire rapidement des enseignements adaptés aux niveaux concernés etc...
Cela peut entraîner des craintes légitimes, et beaucoup de stress.

Ayant été dans cette situation pendant trois ans, Anthony Fontes raconte déjà sur ses réseaux diverses astuces et anecdotes à ses abonnés. Il fait ici un ouvrage pour accompagner ses collègues, et les aider à appréhender leur statut si particulier et pourtant indispensable.
Il aborde la gestion souvent difficile de la continuité pédagogique, la préparation indispensable à tout nouveau poste, et donne des exemples d'activités ou séances à mettre en place rapidement pour s’adapter à une nouvelle classe.

Il consacre aussi du temps à rappeler et prodiguer des conseils pour relativiser, éviter la pression, et ne pas exploser en vol.

Un guide adapté à la maternelle et à l'élémentaire.
Professeur des écoles remplaçant : le guide dont j'aurais rêvé à mes débuts : + ateliers et mini-séances
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