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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
« Même réfléchie, la désignation d’une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie, qui peuvent gauchir l’historicité propre et donc le sens »
Dans cette brillante étude sur les noms d’époque, Dominique Kalifa accompagné d’un collectif de chercheurs, développent dans leurs spécialités respectives, les origines de plusieurs chrononymes célèbres. Des « années de plomb » en Italie aux « Trente Glorieuses » en France en passant par le « Gilded Age » aux Etats-Unis ou le « Stunde Null » en Allemagne, une variété de noms d’époque sont étudiés dans leurs origines dévoilant les mécanismes qui nous motivent à nommer le temps. Tantôt apparu pour nommer une période en cours ou attribuer a posteriori à une époque fantasmée, les chrononymes participent à une « politisation du temps » (P. Bacot, L. Douzou, J.-P. Honoré, « Chrononymes. La politisation du temps », Mots. Les langages du politique, n°87, 2008). Il est donc essentiel avant d’étudier une époque de bien les comprendre et en analyser les enjeux. Cet ouvrage aide en cela avec des chapitres courts, exigeants mais accessibles. 
Les noms d'époque : de Restauration à années de plomb
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Et si les mots que l’on n’emploie plus avaient encore beaucoup à nous raconter ?

Avec Petit recueil de mots oubliés, Jenny Miralto nous invite à pousser la porte d’une langue française pleine de surprises et de trésors parfois tombés dans l’oubli. Ce petit recueil ne présente pas les mots comme de simples curiosités de dictionnaire. Il leur redonne une histoire, une personnalité, un contexte. On apprend, on sourit, on s’étonne et, surtout, on réalise à quel point notre langue est vivante et riche.
Une véritable petite boîte à trésors pour les amoureux des mots, les curieux, les amoureux de la langue française, mais aussi pour tous ceux qui aiment apprendre sans avoir l’impression d’étudier.

Petit recueil de mots oubliés : plus de 500 mots et expressions à remettre au goût du jour
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Une pépite d'humour noir !
La couverture originale de Petites coupures, avec un dessin de bouquet de pâquerettes a immédiatement attiré l'oeil de votre libraire - qui adore les fleurettes - et y a donc regardé de plus près : détail intriguant, des gouttes de sang perlent des tiges...

Ouvrant le livre, voici le personnage de Pâquerette qui surgit (ah, on tient l'explication du bouquet) : Pâquerette heureuse de faire admirer sa bague de fiançailles, c'est qu'elle l'aime son Jean-Benoît, ce soir ils vont fêter ensemble leurs deux ans de rencontre, le voilà justement qui rentre à la maison avec une bouteille de champagne, il n'a pas oublié ! Le bonheur est total, et plus encore quand la chance s'en mêle car Pâquerette, en ce jour exceptionnel, a joué in extremis au loto, et voilà-t-il pas que le tirage la donne gagnante, trente-deux millions ! C'est incroyable, complètement fou, et les deux tourtereaux arrosent ça comme il se doit !

C'est le lendemain que ça se gâte, car Pâquerette se réveille avec la gueule de bois pour découvrir que son fiancé s'est fait la malle, avec le ticket gagnant bien sûr, et en prime sa bague de fiançailles qui a disparu de son doigt. Jean-Benoît aurait-il failli à son rôle de prince charmant ? La suite est truculente, car quand Pâquerette - qui n'est pas fille de boucher pour rien - décide de rechercher le coupable et de se venger, elle ne va pas faire dans la dentelle ! Première étape sur son chemin : sa belle-mère, qui a toujours protégé Jean-Ben...

Charlotte Labiche signe une pépite d'humour noir, nullement fleur bleue, joyeusement méchante, férocement drôle, forcément réjouissante !

Petites coupures
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Contre la propriété prédatrice et exclusive, un texte sain et éclairant pour enfin se réapproprier son mode de vie.

De l'idéologie propriétariste, du concept vague de propriété, il faut remonter à l'imaginaire des jouissances d'appropriation.
Frédéric Gros, Violence de la propriété


"La propriété nous a rendus si sots et si bornés qu'un objet ne devient le nôtre qu'à partir du moment où nous l'avons, et donc où il existe pour nous comme un capital". C'est à Paris, pendant la rédaction de ses Manuscrits économico-philosophiques de 1944 que le jeune Karl Marx pousse, comme l'appelle Deleuze, son cri : l'essentiel, le précipité direct de sa pensée. Éternellement lu, reformulé et réadapté, l'écho de ce cri est le point de départ de Violence de la propriété, dernier livre de Frédéric Gros.
Spécialiste de Michel Foucault, l'enseignant-chercheur met le propriétarisme au centre de ce nouvel essai. Mis en exergue par ses adeptes comme principe essentiel de la société (voire de l'humanité), il n'apparaît sous la lecture de l'auteur que comme une énième expression de "fétichisme de la marchandise" : une philosophie décomposée, essentialiste, où la liberté (la propriété comme liberté) supposée par le travail n'est dans les faits qu'un produit de ce même travail, qui lui n'est jamais le vecteur de cette liberté. Un système de pensée n'opérant que comme justification conceptuelle d'un imaginaire de jouissance exclusive et excluante ("J'ai ce que tu ne peux plus avoir"), entretenu par les mêmes prophètes. Une solidarité systémique face à celle circonstancielle des plus appauvris, de ceux qui n'ont pas.

Toujours pertinent et érudit, Violence de la propriété sert de réflexion saine sur notre rapport à la possession, à ceux qui ont et qui voudraient plus, sans jamais renier le fait même d'avoir. Il est en fait plutôt question de différencier la propriété de l'appropriation abusive. Dans un style très littéraire et toujours très habile, Frédéric Gros promeut la réappropriation, du quotidien, du milieu, du mode de vie et des idées, pour un futur plus modéré, sans "personnel" face au "collectif" mais où l'un fait toujours partie de l'autre.
Violence de la propriété
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“L’eucatastrophe, selon Tolkien, est une bonne catastrophe, un tournant soudain et joyeux. Les eucatastrophes sont de bonnes catastrophes. ”
Sadie et Jonah se connaissent depuis leur premier jour à la fac. Et depuis, ils se détestent.

Némésis mutuels, ils ont évolué à travers les débats littéraires acharnés et leurs différences de privilèges pendant près d’une décennie.  

Au cœur d’une économie où la titularisation tient presque du mirage, ils doivent de nouveau s’affronter pour décrocher le poste de leur rêve. Cette fois encore, Sadie et Jonah sont prêts à tout pour assurer ce rôle d’enseignant. Prêts à tout, même à se marier pour profiter de la clause de concubinage. L’idée paraît insolite mais nécessaire. Après tout, ce n’est que temporaire. Alors que pourrait-il mal se passer?

Jodi McAlister, autrice et enseignante-chercheuse littéraire, s’invite enfin dans nos étagères avec la traduction de son roman Academic Love. Cette romance australienne reprend de nombreux thèmes populaires dans son genre, comblant ses lecteurs.trices avec un faux-mariage et slow-burn très bien rédigés. La narration divisée en deux points de vue permet une lecture fluide, presque intime lorsque les pensées dévoilent leurs faiblesses. La relation des deux personnages se construit au même rythme que leur rivalité, alliant parfaitement passion et absurdité. Academic Love s’affirme dans les nouveautés romances et nous fait espérer d’autres traductions de Jodi McAlister!  
Academic love
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Un récit incarné et poignant que Léonor de Récondo nous offre comme un mémorial.
Irun, 1936, Enriqueta prépare du riz au lait dans la maison familiale pour l’anniversaire de son aîné lorsque quelqu’un frappe à la porte. Il faut partir, les troupes des franquistes sont dans la ville et s’en prennent à quiconque leur fait barrage. Accompagnée de sa famille, Enriqueta traverse la Bidasoa pour rejoindre Hendaye, en territoire français, trois générations qui quittent leur pays. Dans ce roman intime, Léonor de Récondo raconte l’exil de sa grand-mère, obligée de s’expatrier de son pays basque natal à cause de la guerre civile espagnole de 1936. L’autrice de Pietra viva nous livre les conséquences de cet exil et son besoin impérieux de marcher dans les pas de son aïeule pour renouer avec ses origines. 
Marcher dans tes pas
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De l'humanisme et l'étonnement des créations de la nature au travers de ses "monstres" dans un livre aux curieux accents de cabinet de curiosité.

Les causes des monstres sont plusieurs. La première est la gloire de Dieu. La seconde, son ire.
Ambroise Paré, Des monstres et des prodiges


Chirurgien personnel du roi et père de la médecine moderne grâce à sa technique révolutionnaire de cautérisation, Ambroise Paré était une des personnalités les plus importantes du XVIème siècle. Opérant d'abord sur les champs de bataille où l'arrivée des armes à feux le pousse à renouveler ses techniques de soin, l'auteur et médecin sauve plusieurs grandes figures politiques, se faisant une place de choix à la cour.
Bien que les historiens se disputent encore sur les, Ambroise Paré est reconnu comme un homme très pieux, et Renaissance oblige, il collectionne les témoignages d'aberrations anatomiques, les histoires et les gravures de monstres, son bureau devenant très rapidement un cabinet de curiosités.
De ces cabinets typiques de l'essor scientifique (mais aussi de la nouvelle fascination pour l'occulte et l'ésotérisme) de la Renaissance, Des monstres et des prodiges en est un exemples des plus fascinants. Rédigé en parallèle de ses recherches pour une première publication en 1573, Paré y transpose sa vision des monstres (toutes choses qui apparaissent outre le cours de Nature) et des prodiges (choses qui viennent du tout contre Nature) en les présentant au travers d'histoires rapportées, de comptes rendus médicaux et autres légendes locales. Malformations, siamois, hommes-bêtes, monstres marins et créatures exotiques, sorciers et démons, maladies rares et météores célestes se côtoient parfois sans transition, magnifiquement illustrés sur gravures qu'Ambroise Paré collectionnait (dont quelques unes assez fourbement empruntées dans certains recueils pour alimenter son manuscrit), ici toutes retranscrites dans l'édition Folio. Si une partie de ces phénomènes semblent aujourd'hui parfaitement explicables (les pierres engendrées par le corps humain sont les tumeurs actuelles, ou la description émerveillée d'une "biche exotique au grand coup d'Afrique" appelée "Girafe"), certaines histoires frôlent l'étrange : un chapitre entier sur l'impact qu'a l'imagination de la femme enceinte sur la matrice, ou une drôle de variété de moines des mers, emergeant des profondeurs pour visiter les marins.
Si la véracité médicale et scientifique du texte est d'époque (l'auteur emprunte et cite Hippocrate, Empédocle et Galien dont il reprend la théorie des humeurs), le livre dépasse le simple recueil d'anecdotes insolites et étranges pour avancer une conception bien personnelle de l'humanisme. Bien que surprenants par leurs caractères physiques parfois uniques, les monstres d'Ambroise Paré n'ont rien de monstrueux, et sont plus souvent les témoins de l'étendue phénoménale de la création (naturelle et divine pour le médecin). Il en vient même à s'opposer avec une certaine véhémence aux arnaques et impostures, aux déformations factices et monstres artificiels ne faisant que singer la différence par apparat. Rappelant éternellement le manque de connaissance de l'Homme face à la science, Paré invite donc à l'acceptation et même à la célébration de la différence, de l'exotisme et du curieux. Toujours aussi étrange aujourd'hui, Des monstres et prodiges fascine par ses histoires autant qu'il peut émerveiller par la ferveur de son auteur, se disant bien petit face au reste des choses.
Des monstres et prodiges
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Nick Drake raconté par Jason
Nick Drake fait partie de ces artistes maudit, presque ignorés de leur vivant, mort prématurément et qui ont fini par devenir cultes.

   Cela semble comme une évidence que Nick Drake devait un jour inspirer l’auteur de bandes dessinées Jason : sa personnalité effacée et introvertie, son rapport à la solitude, ses espoirs déçus, semblent naturellement entrer en résonance avec l’univers de Jason, ses personnages anthropomorphiques, taiseux et énigmatiques, et sa mise en scène graphique simple et dépouillée.

   Jason propose ici une biographie singulière du chanteur folk. C’est beau, désespéré et doux comme une chanson de Nick Drake. On retrouve l’atmosphère et les traits propre au style de Jason : cette torpeur, cette atmosphère mélancolique, subtilement mâtinées d’une touche d’humour étrange et décalé.

   Un très, très bons livres de Jason…
Oublie ce monde cruel : l'histoire de Nick Drake
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Manifique roman sur la transmission
Majid, qui arrive du Maroc afin d'étudier la littérature française à la Sorbonne est sans le sou, et sous la menace permanente du non-renouvellement de son titre de séjour. 
Dans cette vie d'équilibriste, il arrive à dégoter un boulot étudiant : baby-sitter d'un petit garçon de 3 ans, fils d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne. Contraint de dissimuler sa situation plus que précaire aux parents de Gabriel, il vit au jour le jour, entre amphithéâtres de littérature, convocations à la préfecture de police, et soirées de garde du jeune enfant.
7 ans durant, cette situation va rester comme figée : la fac, la préfecture, Gabriel. Mais Majid vieillit, Gabriel grandit et, malgré tout, il se crée un monde dans cet univers étrange.

Le livre a l'intelligence de scinder le récit en deux, alternant les cours et la préfecture avec sa relation avec Gabriel un chapitre sur deux. Alors, à chaque transition, on est soit attendri par cette histoire qui se construit entre ces deux garçons, soit attiré par l'accumulation des complications administratives que subit Majid. 

Un très beau roman d'apprentissage qui magnifie le rapport à la transmission dans un climat ambivalent de la France des années 2000
Debout dans tes rêves
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Un récit d'apprentissage d'une grâce infinie
Toru, un jeune architecte tout juste diplômé est engagé dans la prestigieuse agence du maître Murai, architecte aussi secret que renommé . L'été venant, l'agence se déplace pour fuir la chaleur de Tokyo dans un petit village au pied du volcan Asama dans la maison d'été du Maître .
Dans ce lieu où règne l'harmonie avec les éléments et la nature, l'équipe expérimente la vie en communauté dans l'étude mais aussi l'intendance : les courses, la cuisine, le ménage , suivant les préceptes du Maître selon lequel savoir habiter, c'est bâtir mieux . 
Le temps d'un été , l'agence composée d'hommes et de femmes entièrement dévoués à l'art et au  Maître va se consacrer au projet ambitieux de la  construction d'une Bibliothèque nationale .
Vivre en communauté, c'est aussi la possibilité de rencontres amicales et amoureuses, le jeune narrateur en fera l'expérience plus ou moins heureuse . 
Ce merveilleux récit d'apprentissage à la délicatesse infinie est un manifeste pour la beauté et une ode à la nature qui protège , inspire mais parfois aussi menace .
La maison d'été
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Un récit d'apprentissage d'une grâce infinie
Toru, un jeune architecte tout juste diplômé est engagé dans la prestigieuse agence du maître Murai, architecte aussi secret que renommé . L'été venant, l'agence se déplace pour fuir la chaleur de Tokyo dans un petit village au pied du volcan Asama dans la maison d'été du Maître .
Dans ce lieu où règne l'harmonie avec les éléments et la nature, l'équipe expérimente la vie en communauté dans l'étude mais aussi l'intendance : les courses, la cuisine, le ménage , suivant les préceptes du Maître selon lequel savoir habiter, c'est bâtir mieux . 
Le temps d'un été , l'agence composée d'hommes et de femmes entièrement dévoués à l'art et au  Maître va se consacrer au projet ambitieux de la  construction d'une Bibliothèque nationale .
Vivre en communauté, c'est aussi la possibilité de rencontres amicales et amoureuses, le jeune narrateur en fera l'expérience plus ou moins heureuse . 
Ce merveilleux récit d'apprentissage à la délicatesse infinie est un manifeste pour la beauté et une ode à la nature qui protège , inspire mais parfois aussi menace .
La maison d'été
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Quelle dimension idéologique sous-tend le développement et l'application de l'Intelligence artificielle ?

L’Intelligence Artificielle peut-elle aider des tendances politiques fascistes à démanteler le système démocratique ? C’est la question que pose le philosophe et mathématicien allemand Rainer Mühlhoff dans un essai percutant. L’industrie de l’IA est dominée par des hommes aux tendances et aux méthodes fascistoïdes qui mènent une véritable bataille politique dans les arcanes du pouvoir états-unien et plus largement à l’échelle occidentale. On le voit par exemple avec Peter Thiel fondateur de Palantir et premier soutien de Donald Trump. Cette bataille commence en premier lieu par les nombreux discours sur cette technologie créant une « hype » aux effets dangereux. 

L’un des grands intérêts de l’ouvrage de Rainer Mühlhoff est en effet de montrer comment « [la] réalité technique et sociale [de l’IA] diffère nettement des représentations et des narratifs qui circulent à son sujet dans l’espace public ». L’IA contient dès lors une forte dimension idéologique qui amène vers des discours parfois apocalyptiques mais souvent optimistes et solutionnistes. Certains poussent la réflexion autour de l’utilisation de l’IA a des degrés extrêmes.

Cette technologie est ainsi perçue comme le graal dans les cercles réactionnaires américains dominés par les Lumières sombres pour imposer leur vision idéale de la société. Ainsi la thèse principale de Rainer Mühlhoff est de montrer que l’IA aide actuellement à développer des politiques ouvertement fascistes en défendant une « société de tri et de sélection » réactivant d’anciens « schèmes de pensée racistes et eugéniques ». 

A l’heure de la course effrénée à l’Intelligence Artificielle où les Etats ont peur de rater le train en marche, cet essai ralentit et nous alerte sur l’importance de préserver nos repères démocratiques.   

Intelligence artificielle & nouveau fascisme
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