Sur un sujet a priori classique, l'auteur livre une histoire originale et passionnante, aux rebondissements inattendus autour de la figure d'Adolf Eichmann. Le contexte : on est en 1947, la Seconde Guerre mondiale est finie depuis deux ans. "L'après-guerre, qu'est-ce que c'est vraiment ? La paix, la joie, oui, sans doute, mais pas seulement. Trop facile. L'après-guerre, c'est aussi l'onde de choc. La mémoire."
Le Shay, service de renseignement de l'armée secrète sioniste Haganah, traque dans toute l'Europe les criminels de guerre nazis en fuite vers l'Argentine. "Parmi les hommes les plus recherchés par le Shay se trouve Eichmann, chef du bureau 4 section 4 de la Gestapo et responsable de l'organisation de la déportation de plus de six millions de Juifs vers les camps de la mort. Mais pour couvrir sa fuite, Eichmann a détruit la quasi-totalité des photographies le concernant et permettant de l'identifier." Pas de photo, pas de visage. L'anonymat parfait et absolu ! Personne ne sait à quoi ressemble le criminel recherché... Mais en approchant sa famille, qui a été repérée en Autriche, en zone américaine, à Altaussee, peut-être pourrait-on espérer trouver un indice ? C'est la mission qui va incomber aux deux agents Zeev et Manus Diamant en charge de débusquer Eichmann, et vos libraires, tenus en haleine, sont allés de surprise en surprise !
Justement récompensé par le premier prix Sang-Froid des libraires, ce polar mêle avec brio scènes d'action, réflexion sur l'Histoire, sur le mal et espionnage au seuil de la Guerre froide. Avec une plume sèche et acérée, très cinématographique, Pierre Courrège rend toute la tension et l'atmosphère de cette époque trouble, pour un peu on s'y croirait !