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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Chef d'oeuvre dystopique des années 60.
Londres, années 60 : une épidémie de suicide s'empare des adultes. L'ombre de la 2nde GM et ses horreurs n'est pas loin, chacun s'est efforcé de construire une vie stable pour son conjoint et ses enfants, mais l'existence semble avoir perdu sa saveur. N'ayant plus d'intérêts si ce n'est dans leurs possessions matérielles, ne trouvant plus de sens et laissant le monde dans un drôle d'état à leurs gosses, voici que les adultes ont renoncé.
Très vite, il ne reste plus que des bandes d'ados livrés à eux-même. Profitant de leur nouvelle liberté, ils pillent, se battent, baisent, squattent. La bande de Seely Street finit par fuir la ville en décomposition et part vers le nord.
Un texte magistral, chef d'œuvre de nihilisme qui a marqué toute une génération et qui résonne encore aujourd'hui. Dave Wallis raconte très bien la fureur d'une jeunesse en quête d'expériences limites, qui passée l'utopie d'un monde sans adulte, va très vite être confrontée au manque, aux maladies, et au besoin de sens et de faire communauté.
Only lovers left alive
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Ouvrez grand vos narines !

Suivons cette petite souris au cours de cette journée de vacances d’été du lever au coucher. Elle nous raconte toutes ces activités : la baignade sur la plage, le passage au potager, la visite dans le grenier, la folle chevauchée à vélo pour échapper à l’orage, la soirée qui s’étire sur la terrasse… Mais l'originalité de l’ouvrage réside dans le fait que celle-ci, aux différentes étapes de sa journée, ouvre grand ses narines et nous restitue le flot d’odeurs qui l’entoure. Des odeurs agréables : le chocolat chaud du petit déjeuner, les embruns et les coquillages de la plage, le basilic et la menthe du déjeuner, les pins, le large, l’orage… mais aussi des odeurs qui puent comme la vase, la poussière, le vieux papier ou encore le chien mouillé. Cet intérêt pour le sens de l’odorat, sens peu souvent mis en avant, nous pousse à prêter une attention accrue aux odeurs présentes autour de nous. Et pour peu que l’on y fasse vraiment attention, elles constitueront un réservoir de souvenirs inépuisables.Ajoutez à cela la beauté et la finesse des illustrations à l’aquarelle d’Emma Lidia Squillari et vous obtiendrez l’album parfait pour réjouir vos yeux et entraîner vos narines ! Dès 4 ans

L'odeur d'une journée d'été
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"Là-haut, sur le chantier, le gang annonce que personne n’a été touché par les quelques bombes que les Johnson viennent de larguer sur nous. [...] Un oiseau poursuit son chant, tout près de nous, arabesque dessinée sur le fracas des bombes. Même les oiseaux sont habitués"

« Là-haut, sur le chantier, le gang annonce que personne n’a été touché par les quelques bombes que les Johnson viennent de larguer sur nous. J’écoute ce que je viens d’enregistrer ; le sifflement des réacteurs rasant la route, la voix tranquille des chauffeurs de deux camions de l’armée, camouflés dans la verdure. Un oiseau poursuit son chant, tout près de nous, arabesque dessinée sur le fracas des bombes. Même les oiseaux sont habitués ».

En 1966, Madeleine Riffaud se rend au Nord Vietnam alors sous le feu incessant des Etats-Unis du président Lyndon B. Johnson. Avec un carnet, un enregistreur vocal et un appareil photo, elle capture des instants, des visages, des paroles, qui disent beaucoup sur l’acte de résister, sur la vie sous les bombes d’une armée plus puissante. Elle-même résistante durant la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Riffaud est impressionnée par le courage, la solidarité et l’incroyable combativité de cette population qui trouvent mille et une astuces pour résister, pour s’adapter au danger, pour continuer à développer leurs idéaux socialistes et communistes.

Parsemé de poèmes, de jeux, d’extraits de manuels, ce témoignage, paru pour la première fois en 1967, évoque la vie quotidienne dans son sens le plus large et transporte réellement le lecteur au cœur de cette population remarquable. Les nombreuses photographies sont bouleversantes par l’humanisme qui y transparaît. Elles montrent tantôt la reconstruction d’un pont bombardé, la défense contre l’aviation américaine par les DCA, des aviateurs américains faits prisonniers, des enfants allant malgré tout à l’école portant des chapeaux anti-éclats en paddy tressé ou encore les travaux champêtres pour nourrir la population.

Tout au long de ce témoignage, on découvre toute l’humanité de Madeleine Riffaud, infirmière, poète, journaliste engagée, ouvriériste et fervente anticolonialiste, qui a alors déjà couvert la guerre d’Algérie en 1952 et a survécu à un attentat de l’OAS en 1962. Madeleine Riffaud décrit avec précision les effets des bombardements sur la population à travers les différents types de bombes utilisées : bombe dite “ananas” qui “explose au ras du sol, criblant les victimes d’une multitude d’éclats” ; bombe dites “goyave” projetant des dizaines de milliers de billes. Elle décrit également l’utilisation du napalm.

À l’heure où le droit international est bafoué de toutes parts, Madeleine Riffaud nous rappelle qu’aucune guerre ne peut justifier de cibler des populations civiles quels que soient les belligérants impliqués. 

Ecrits sous les bombes : au Nord Vietnam
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Comment un simple meunier frioulan du XVIe siècle a-t-il pu construire tout un raisonnement philosophique et théologique sur les grandes questions religieuses et existentielles ?
En fouillant dans les archives de la ville d’Udine en Italie, Carlo Ginzburg tombe sur le cas de Domenico Scandella surnommé Menocchio, jugé pour hérésie en plein cœur du XVIe siècle. Ce menuisier du petit village de Monteréale dans le Frioul, région du nord-est de l’Italie, est marié et père de sept enfants. Il sait lire et écrire et aspire à une vie politique locale. Le 28 septembre 1583, Menocchio est dénoncé par un curé pour des paroles hérétiques. S’ensuit une enquête avec de nombreux interrogatoires livrant une somme d’archives exceptionnelle.

Carlo Ginzburg décortique ces archives et tente de saisir la pensée de Menocchio à travers notamment l’évocation de sa bibliothèque personnelle où figurent le Décaméron de Boccace, la Bible en langue vernaculaire ou encore La Légende dorée de Voragine. Ginzburg se demande tout au long de l’ouvrage comment un simple meunier frioulan a-t-il pu construire tout un raisonnement philosophique et théologique sur les grandes questions religieuses et existentielles. Au croisement de l’étude littéraire, de la recherche historique, de l’analyse graphologique et de la réflexion anthropologique, l’historien italien emporte le lecteur dans un cheminement passionnant pour creuser les couches multiséculaires qui nous sépare de ce fascinant personnage qu’est Menocchio.

A partir de ce cas précis, Carlo Ginzburg tente de percer la réalité de la culture paysanne et populaire si peu fournie en source car essentiellement orale. Ainsi l’historien italien « appréhende un phénomène historique d’ampleur à travers un filtre, un terrain contrôlable, de taille limitée mais doté d’une grande valeur heuristique » (Pierre-André Rosenthal, Historiographies I. II., Folio). Paru en 1976, Le Fromage et les vers s’inscrit alors dans la naissance de la microstoria, ou microhistoire en français, mouvement historiographique majeur du XXe siècle.

Ce livre devenu un véritable classique de l’historiographie se lit comme une enquête où on accompagne l’historien dans sa recherche de vérités. On s’interroge à ses côtés en posant des hypothèses et en les vérifiant au fil des pages. On finit par s’attacher à ce menuiser séparé de nous par quatre siècles, ce malheureux Menocchio qui n’a pas voulu suivre les dogmes et a cherché une pleine liberté de conscience au cœur du XVIe siècle marqué par d’importants bouleversements religieux.
Le fromage et les vers : l'univers d'un meunier du XVIe siècle
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Faites un détour par le Village, mais méfiez-vous, vous n'en repartirez peut-être pas de si tôt.

Tout commence au cœur de la région montagneuse des Dolomites au nord de l’Italie. Maya, maman de deux adolescents, se voit obligée de faire un détour : un éboulement de pierres les empêchent de continuer sur l’itinéraire prévu. 

La route qu’ils empruntent finalement les emmènent vers un village étrange où il n’y ni réseau, ni électricité, ni eau courante, et surtout, aucun habitant. Ils y retrouvent cependant quelques voyageurs comme eux, ayant atterri dans ce village de manière fortuite. Rapidement, ils se rendent compte qu’au-delà de l’abandon de ce village, quelque chose n’y tourne pas rond : à chaque tentative de quitter le village, la route les ramène invariablement au même endroit, l’heure s’écoule différemment et les constellations semblent avoir changé de position… 

Dans l'impossibilité de quitter le village, il va falloir que tout ce petit monde s’organise pour comprendre ce qu’il se passe et tenter de trouver une issue. Les jours passent, Les vivres et l’eau commencent à manquer, les esprits s’échauffent et la situation commence à dégénérer sérieusement..

Un roman qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout ! 

Détour
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Malgré les nombreuses critiques adressées à la justice, le juge demeure avant tout le garant d'un principe fondamental hérité de la nuit du 4 août 1789 : l'égalité de tous devant la loi.
Dans cet ouvrage, Vincent Vigneau explique de manière claire et accessible la fonction du juge, ses rapports avec l'État, ainsi que la façon dont il applique la loi. L'objectif est de permettre au grand public de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et le rôle essentiel qu'elle joue dans une démocratie.

L’auteur aborde également les pressions auxquelles le juge peut être confronté dans l'exercice de ses fonctions. Une réflexion qui éclaire les enjeux de l'indépendance de la justice, garante de l'État de droit et des libertés démocratiques.
L'égalité devant la loi : les juges, gardiens de la promesse républicaine
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Qu’est-ce qu’une ville si ce n’est un corps organique qui vit et qui s’adapte ?

Turin est d’abord la première capitale de l’Italie unifiée, puis un berceau de l’industrie. La perte de Fiat, symbole de la ville, ouvre une blessure profonde pour ses habitants. Mais Turin est résiliente, elle se réinvente. Aujourd’hui centre de culture important, c’est elle qui accueille le club de Football ayant le plus de victoires d’Italie, elle est aussi le berceau de la Slow Food.

Alessandro Mari, turinois de cœur, peint le portrait d’une ville patiente, qui sait évoluer le moment venu. Turin semble avoir déteint sur lui qui, arrivé vingt ans plus tôt avec un cœur brisé, s’est reconstruit et s’est trouvé une famille.

Ce livre est une véritable déclaration d’amour de l’auteur à la ville qui l’a recueilli quand il en avait le plus besoin. De quoi donner envie de partir à la découverte de Turin, ville aux multiples histoires !

Turin
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7, comme les 7 péchés capitaux...
Qui a vu le film culte Seven de David Fincher, sorti en 1995, avec Brad Pitt et Morgan Freeman ne l'oubliera jamais ! (Votre libraire se rappelle encore être resté pantelant dans son fauteuil, hypnotisé par l'écran pendant plus de deux heures, et sorti de sa séance groggy). Il y a de quoi ! Aussi terrible et mythique que Le silence des agneaux, ce thriller sanglant, horrifique et psychologique, bouscule le spectacteur jusqu'au cauchemar. Si vous aimez les sensations fortes, précipitez-vous sur le livre d'Anthony Bruno que Pocket a l'excellente idée de rééditer (il était introuvable en librairie depuis de nombreuses années). 

De quoi retourne-t-il ? D'abord, un duo de flics, que tout oppose : Le lieutenant Somerset, inspecteur à la Crim', à 7 jours de la retraite, Black d'âge mûr, observateur, pugnace, désabusé, taiseux et fin limier,  qui va devoir composer avec l'arrivée de David Mills, jeune chien fou, qui débute à la brigade criminelle. Entre les deux, l'ambiance est explosive ! 

Ensuite, la noirceur du livre, émaillée de réflexions sur la violence et la société à la dérive...

"Il faut vraiment être de la Crim' pour voir l'humanité dans ce qu'elle peut avoir de pire. Meurtres, agressions, tortures, humiliations, dégradations de toutes sortes.Des maris qui tuent leurs femmes, des femmes qui tuent leurs maris, des gosses qui tuent leurs parents, des parents qui battent à mort des bébés, des amis qui se descendent entre eux, des étrangers qui en tuent d'autres. Et tout cela sans rime ni raison. Un coup de folie momentané. Des crimes passionnels. Une violence absurde. Une violence gratuite. Une balle dans la tête parce qu'on vous a regardé de travers. Un coup de couteau en plein coeur pour une place de stationnement... L'Homo sapiens qui retourne dans la fange dont il est issu."

Enfin, la tension du thriller, instillée par les mises en scène macabres, allant crescendo. La première découverte d'un corps donne le ton : un homme obèse, assis, retrouvé mort, torse nu, la tête avachie dans son assiette de spaghettis, cheville attachée au pied de la table avec un fil de fer. Devant lui, des plats, des assiettes, des boîtes de biscuits vides, éventrées. L'autopsie révèle qu'on l'a forcé à manger jusqu'à en mourir... Sur la scène de crime, une enveloppe bien cachée contient le mot : "gourmandise". Alors qu'un avocat célèbre est découvert dans son cabinet, saigné à blanc, une inscription "avarice", tracée au plafond avec son sang, va faire basculer le scénario de meurtres isolés. Car pour Somerset, le lien est évident : un tueur est à l'oeuvre, qui s'inspire des sept péchés capitaux. Bienvenue en enfer !

Seven
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Contre l'esprit de sérieux et le tragique de l'époque, il reste Roald Dahl.

"C'est que vous aurez certainement perdu conscience en mourant, et je doute fort que vous reveniez à vous avant un très long temps."
Roald Dahl - Kiss Kiss


Quand il est lieu de moquerie, de méchanceté et d'humour mesquin, la littérature anglaise semble toute trouvée. Jamais rageur, toujours acide et narquois, le flegme britannique ne semble jamais s'émousser tant il continue de couper, de trancher coûte que coûte, qu'il soit couché sur papier, gravé sur CD ou capturé sur pellicule.
Et si la liste des prétendants à la couronne du plus moqueur semble infinie outre-Manche, Roald Dahl reste un prétendant des plus sérieux.
Peut-être avez-vous lu, à vous ou à un enfant chanceux, les textes jeunesse de l'auteur : James et la pêche géante, Matilda, Sacrées sorcières ou Charlie et la chocolaterie, autant de livres cultes, traduits et retraduits, adaptés et réécrits. On en vient presque à oublier les débuts nouvellistes de l'auteur, qui publiait ses premiers écrits dans les colonnes du New Yorker tout au long des années 1960, ce qui donnera lieu à la publication de recueils de nouvelles, dont Kiss Kiss, le premier en date, est peut-être le témoin le plus frappant du charme de l'auteur.
Savoir parler aux enfants, c'est savoir parler aux adultes. Chez Dahl, ce qui lie les deux âges, c'est justement ce goût prononcé pour la cruauté, la moquerie. Journaliste de formation, ses nouvelles pour adulte sont autant de réactions, de portraits souvent peu flatteurs de la société anglaise de l'après-guerre. La technologie est invasive, les moeurs rétrogrades et passéistes, le mariage la prison de la femme et le travail l'obsession de l'homme démissionaire. Dans ce monde en pleine mutation, entre deux époques, le fantastique n'est jamais loin, et le conte vient souvent se mélanger à la satire, rappeler à l'ordre le sérieux du monde moderne. Dans Kiss Kiss, on rit, des autres surtout, de l'époque souvent, et de l'injonction au sérieux. En refus de l'époque agélaste, Roald Dahl et Kiss Kiss sont des remèdes certains, à emporter cet été sans faire attention à la posologie.

Kiss Kiss
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Un livre pratique pour se ressourcer et libérer sa créativité !
Dans son livre Comme à la maison publié aux Éditions Albin Michel, Laure Larrory nous accueille aussi bien dans son intérieur que dans son univers personnel. En partageant ses expériences, ses inspirations et son quotidien, elle nous invite à franchir les portes de chaque pièce de la maison pour redécouvrir tout leur potentiel. Car chaque espace peut devenir un lieu de ressourcement, de créativité et de bien-être.

Chaque pièce est abordée à travers des thématiques spécifiques et enrichie de planches d'inspirations qui nous plongent dans des atmosphères soigneusement pensées. Le salon, la salle à manger ou encore la cuisine deviennent ainsi des espaces de convivialité où l'on découvre de nombreuses expériences culinaires à partager en famille ou entre amis. À l'inverse, la salle de bain ou la chambre parentale se transforment en véritables cocons dédiés au calme et au retour à soi, grâce à des rituels et des conseils bien-être qui invitent à ralentir et à prendre soin de soi. Au contraire, les toilettes et la chambre d’amis deviennent des lieux où votre créativité peut s’épanouir et où vous pouvez oser vos idées de décorations les plus folles. De même, la chambre d’enfant et la salle de jeux regorgent d’activités ludiques et créatives à réaliser avec vos enfants, qui les émerveilleront.

Pratique, chaleureux et inspirant, ce livre est une véritable boîte à idées pour créer un environnement qui nous ressemble et qui nous rassemble. Un livre à mettre entre les mains de ceux qui veulent réenchanter leur quotidien.
Comme à la maison : déco, cuisine, lifestyle, DIY, bien-être
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“Comment rêve-t-on d’amour ? Et comment le vit-on lorsque l’on naît et qu’on grandit au Japon ?”
Depuis deux ans, les célibataires sont plus nombreux au Japon que les couples mariés ayant des enfants : est-ce à dire que l’amour est mort ? Johann Fleuri nous prouve ici que non, l’amour n’a pas disparu du pays, mais qu’il a subi de nombreuses transformations en même temps que la société. 
 
De la rencontre amoureuse et son business – les agences matrimoniales, les applications – au divorce, de la contraception aux violences conjugales, des amours virtuels à la prostitution, le journaliste dresse un panorama complet de ce que le terme d’amour et de relation peut recouvrir et comment cela se manifeste dans l’Archipel. Il déconstruit les préjugés et fantasmes que l’on peut avoir, dus à la forte représentation du Japon dans les médias et à la télévision – abstinence et frigidité, ou sexualité décadente –, pour remettre les points sur le "J" et inscrire le pays dans une tendance finalement plus générale à l'échelle mondiale : si la natalité et le mariage sont en baisse, ce sont pour des raisons sociales et économiques avant tout, et non parce que l’amour n’existerait plus. 
 
Par le prisme des relations amoureuses, Johann Fleuri nous présente finalement la société japonaise de manière plus large : la question des masculinités, des rôles traditionnels, de la sexualité – quel que soit l’âge –, des mariages homosexuels et de leur non-reconnaissance administrative, du rapport au corps et à l’autre, au travail, etc ; mais aussi un gouvernement en décalage avec ses concitoyens, en continuant de prôner le couple traditionnel comme un idéal qui ne trouve simplement plus résonance que dans une histoire révolue. 
 
Au Japon, l’amour existe donc encore, pour les jeunes adultes comme pour les seniors, comme sentiment mais aussi comme marché. Le désir d’aimer reste présent, mais différemment : le couple tel qu’il existait à la fin du XXe siècle n’est plus ce à quoi aspire les nouvelles générations, qui inventent et revendiquent de nouvelles manières de s’aimer et de faire famille.
Amours japonaises : désirs, solitudes et sexualité au pays du Soleil-levant
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Partez en Italie au XIXe siècle !
Après des années de conflit, le Risorgimento touche à sa fin, l'Italie est réunifiée et Victor-Emmanuel II devient alors le premier roi. Son fils, Humbert, se marie à Marguerite de Savoie, et tous les deux attendent le moment où ils monteront sur le trône. Marguerite est consciente qu'elle deviendra la première reine d'Italie et souhaite marquer l'histoire en gagnant l'affection de son peuple. 

Au même moment, Nina, jeune femme de quinze ans sans éducation, entre au service de la princesse. En arrivant au palais, elle reçoit l'aide du vieux majordome qui décide de lui apprendre à lire. Nina comprend alors que c'est sa chance pour prendre son destin en main et changer de vie.

Nous avions découvert Alessandra Selmi en 2024 avec "La splendeur des Crespi", saga familiale et coup de cœur du rayon. Avec "La première reine", l'autrice nous ramène en Italie et nous plonge au cœur d'une époque marquée par le changement.
La première reine
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