Dans la France de la Belle époque, Séverine brave les conventions sociales et use de sa plume pour défendre les combats de son temps, en se plaçant, à corps défendant, à la hauteur de son sujet. Proche de Jules Vallès, elle fut la première femme à reprendre et diriger le "Cri du peuple", journal communard dans lequel elle n'épargne aucun combat : habillée en homme, elle descend à la mine, critique la guerre, la peine de mort, et ne recule ni devant le feu de l'Opéra de Paris, ni devant l'hostilité manifeste qu'elle recoit de la sphère politique et médiatique masculine. Femme, citoyenne, elle est témoin de son temps et choisit d'en assumer toute la responsabilité : une vie faite d'engagements, de tensions, au fondement d'une éthique journalistique qui se place depuis "le camp de ceux qui souffrent et qui n’ont rien".
Cet été, partez sur les traces de Séverine, un esprit libre et vivifiant qui a marqué notre histoire sociale et la pratique du journalisme, dans un portrait vivant, incarné, et illustré de portraits d'époque.