Suivons cette petite souris au cours de cette journée de vacances d’été du lever au coucher. Elle nous raconte toutes ces activités : la baignade sur la plage, le passage au potager, la visite dans le grenier, la folle chevauchée à vélo pour échapper à l’orage, la soirée qui s’étire sur la terrasse… Mais l'originalité de l’ouvrage réside dans le fait que celle-ci, aux différentes étapes de sa journée, ouvre grand ses narines et nous restitue le flot d’odeurs qui l’entoure. Des odeurs agréables : le chocolat chaud du petit déjeuner, les embruns et les coquillages de la plage, le basilic et la menthe du déjeuner, les pins, le large, l’orage… mais aussi des odeurs qui puent comme la vase, la poussière, le vieux papier ou encore le chien mouillé. Cet intérêt pour le sens de l’odorat, sens peu souvent mis en avant, nous pousse à prêter une attention accrue aux odeurs présentes autour de nous. Et pour peu que l’on y fasse vraiment attention, elles constitueront un réservoir de souvenirs inépuisables.Ajoutez à cela la beauté et la finesse des illustrations à l’aquarelle d’Emma Lidia Squillari et vous obtiendrez l’album parfait pour réjouir vos yeux et entraîner vos narines ! Dès 4 ans
« Là-haut, sur le chantier, le gang annonce que personne n’a été touché par les quelques bombes que les Johnson viennent de larguer sur nous. J’écoute ce que je viens d’enregistrer ; le sifflement des réacteurs rasant la route, la voix tranquille des chauffeurs de deux camions de l’armée, camouflés dans la verdure. Un oiseau poursuit son chant, tout près de nous, arabesque dessinée sur le fracas des bombes. Même les oiseaux sont habitués ».
En 1966, Madeleine Riffaud se rend au Nord Vietnam alors sous le feu incessant des Etats-Unis du président Lyndon B. Johnson. Avec un carnet, un enregistreur vocal et un appareil photo, elle capture des instants, des visages, des paroles, qui disent beaucoup sur l’acte de résister, sur la vie sous les bombes d’une armée plus puissante. Elle-même résistante durant la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Riffaud est impressionnée par le courage, la solidarité et l’incroyable combativité de cette population qui trouvent mille et une astuces pour résister, pour s’adapter au danger, pour continuer à développer leurs idéaux socialistes et communistes.
Parsemé de poèmes, de jeux, d’extraits de manuels, ce témoignage, paru pour la première fois en 1967, évoque la vie quotidienne dans son sens le plus large et transporte réellement le lecteur au cœur de cette population remarquable. Les nombreuses photographies sont bouleversantes par l’humanisme qui y transparaît. Elles montrent tantôt la reconstruction d’un pont bombardé, la défense contre l’aviation américaine par les DCA, des aviateurs américains faits prisonniers, des enfants allant malgré tout à l’école portant des chapeaux anti-éclats en paddy tressé ou encore les travaux champêtres pour nourrir la population.
Tout au long de ce témoignage, on découvre toute l’humanité de Madeleine Riffaud, infirmière, poète, journaliste engagée, ouvriériste et fervente anticolonialiste, qui a alors déjà couvert la guerre d’Algérie en 1952 et a survécu à un attentat de l’OAS en 1962. Madeleine Riffaud décrit avec précision les effets des bombardements sur la population à travers les différents types de bombes utilisées : bombe dite “ananas” qui “explose au ras du sol, criblant les victimes d’une multitude d’éclats” ; bombe dites “goyave” projetant des dizaines de milliers de billes. Elle décrit également l’utilisation du napalm.
À l’heure où le droit international est bafoué de toutes parts, Madeleine Riffaud nous rappelle qu’aucune guerre ne peut justifier de cibler des populations civiles quels que soient les belligérants impliqués.
Tout commence au cœur de la région montagneuse des Dolomites au nord de l’Italie. Maya, maman de deux adolescents, se voit obligée de faire un détour : un éboulement de pierres les empêchent de continuer sur l’itinéraire prévu.
La route qu’ils empruntent finalement les emmènent vers un village étrange où il n’y ni réseau, ni électricité, ni eau courante, et surtout, aucun habitant. Ils y retrouvent cependant quelques voyageurs comme eux, ayant atterri dans ce village de manière fortuite. Rapidement, ils se rendent compte qu’au-delà de l’abandon de ce village, quelque chose n’y tourne pas rond : à chaque tentative de quitter le village, la route les ramène invariablement au même endroit, l’heure s’écoule différemment et les constellations semblent avoir changé de position…
Dans l'impossibilité de quitter le village, il va falloir que tout ce petit monde s’organise pour comprendre ce qu’il se passe et tenter de trouver une issue. Les jours passent, Les vivres et l’eau commencent à manquer, les esprits s’échauffent et la situation commence à dégénérer sérieusement..
Un roman qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout !
Turin est d’abord la première capitale de l’Italie unifiée, puis un berceau de l’industrie. La perte de Fiat, symbole de la ville, ouvre une blessure profonde pour ses habitants. Mais Turin est résiliente, elle se réinvente. Aujourd’hui centre de culture important, c’est elle qui accueille le club de Football ayant le plus de victoires d’Italie, elle est aussi le berceau de la Slow Food.
Alessandro Mari, turinois de cœur, peint le portrait d’une ville patiente, qui sait évoluer le moment venu. Turin semble avoir déteint sur lui qui, arrivé vingt ans plus tôt avec un cœur brisé, s’est reconstruit et s’est trouvé une famille.
Ce livre est une véritable déclaration d’amour de l’auteur à la ville qui l’a recueilli quand il en avait le plus besoin. De quoi donner envie de partir à la découverte de Turin, ville aux multiples histoires !