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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Un Roméo et Juliette moderne et subtilement magique !
Dans ce très beau texte d'Anthoine Delahaye, Lise est une jeune étudiante issue d'une famille bourgeoise très conservatrice, qui tente de s'arracher aux contraintes familiales comme elle le peut. Lors d'une soirée, elle croise Moshir, un être pas tout à fait humain, issu d'un peuple de voyageurs noctambules. Dès lors, ils n'auront de cesse de chercher à se retrouver, au grand dam de leurs proches.
Les chapitres, très courts, alternent les points de vue de Lise et Moshir, chacun répondant à l'autre. Alors que Moshir est condamné par une malédiction de son peuple, il doit apprendre à se battre pour espérer survivre au Rətor, une créature cauchemardesque. De son côté, Lise se démène pour échapper à la pression de ses parents (trouver un bon parti, pourquoi pas ce Patrick rencontré lors d'un rallye), et leur manque d'ouverture sur le monde. Ses amies de la fac sont un point d'ancrage essentiel dans son quotidien, jusqu'à sa rencontre avec Moshir, le souvenir de ses baisers échangés et de cette danse partagée.
Les deux amants sauront-ils se retrouver ? Et peuvent-ils espérer vivre une histoire alors que tout les sépare ?
Voici un roman très original, grâce à la langue de Moshir et son peuple, inventée, chantante, qui tord notre syntaxe et refond les mots pour donner ce parler si particulier.
Noctance
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Une dystopie écologique hyper originale, par une primo-romancière lauréate d'un concours d'écriture.
Dans un futur proche, les eaux sont montées à un niveau impensable. En cause, le réchauffement climatique mais aussi les entreprises qui ont trop forré les sols marins, libérant des poches d'eau immenses. Les côtes ont été détruites, inhabitables, rendant des milliers de personnes réfugiées climatiques, et entraînant de nombreuses maladies liées à l'humidité. Pour survivre, les autres villes ont mis en place des technologies permettant de fuir l'eau : des robots refondent en permanence les bâtiments, ils déconstruisent, déplacent et reconstruisent continuellement pour sauver les cités. Elles sont appelées villes marchantes, et ne sont évidemment pas toutes logées à la même enseigne selon leurs moyens.
Au sein de la capitale, Noé est un étudiant boursier de la Ruche, une haute école d'ingénierie où les jeunes les plus prometteurs du pays tentent de trouver des solutions pour une vie meilleure ou ailleurs. Noé, appelé le littoreux par les autres, subissant les moqueries et le harcèlement car il vient d'ailleurs, est un inventeur de génie qui cherche à envoyer l'humanité sur une planète habitable, mais la distance trop importante empêche pour l’instant son projet. Il est épaulé par Aris, son meilleur ami, le fils de l’Ordonnatrice de la capitale, qui lui travaille à la création de robots les plus empathiques et humains possibles.
Quand une nouvelle élève se fait remarquer et prend la première place du classement des étudiants avec son invention, le quotidien de Noé vacille. Iris, issue d'une famille aisée qui vit sur un bateau et montre son quotidien sur les réseaux sociaux, a été abandonnée par cette dernièrei, et s’est réfugiée dans la drogue. En effet, il existe une drogue qui permet de vivre en rêvant, ou de rêver en étant conscient, les deux états et les deux réalités se superposant. D’abord échappatoire à un mal être profond, la prise de cette drogue est devenue pour Iris vitale ; mais c’est aussi la pierre angulaire de son projet d’invention, qui lui a valu la première place du classement.
Et s’il était possible d’envoyer les humains vers des contrées habitables via le rêve ? Noé et Iris vont travailler ensemble pour permettre à l’humanité de survivre.
L'Arche ou Le dernier rêve d'Iris
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Un texte surprenant d'un auteur visionnaire... censuré par ses propres disciples.

On remplirait cent pages s'il fallait décrire en plein les précieux usages de ce membre sans lequel le corps humain est vraiment un avorton.
Charles Fourier dans L'Archibras

Penseur du socialisme et utopiste à l'origine du concept des phalanstères (lieu de vie communautaire et productiviste), Charles Fourier est une figure française incontournable (et malgré tout oubliée) du XIXème siècle. Cité par Marx et Engels comme une des multiples inspirations du Manifeste, son héritage intellectuel ante-marxiste a infusé la pensée européenne, de sa conception de l'éducation de l'enfant comme un membre à part entière de la classe ouvrière, jusqu'à sa dénonciation de la société libérale, favorisant la production aliénante en opposition au travail "attrayant", qui met en avant la compétence et la communauté comme moyen et but à cette même production. Reconnu de son vivant pour la modernité de ses idées, Fourier et les fouriéristes ont cependant la vie dure dans les gazettes.
Si la pertinence des idées économiques, sociétales et productivistes du philosophe n'est jamais remise en question, ses quelques idées et frasques les plus surprenantes et farfelues sont parfois le sujet de moqueries : Fourier est ouvertement libertin et voit le mariage (qu'il appelle "le tombeau de la femme, le principe de toute servitude féminine") comme une contrainte liberticide; il fait, non sans humour, la liste hiérarchique du cocuage où il répertorie les quatre-vingts types d'hommes trompés, et après avoir trouvé dans la gourmandise des enfants une forme de "catéchisme industriel", en profite pour répertorier trente types de soupes différentes, tout en précisant sa détestation pour vingt-sept d'entre elles.

De ces sorties de route (en fait autant de jeux qui tiennent de l'exercice littéraire), l'archibras est la plus poétique. Une fois l'Harmonie atteinte (le nom de l'utopie fouriériste), les travailleurs et travailleuses verront, après une longue mutation de quelques centaines d'années, une queue pousser en bas de leur dos. Au bout de cette queue, une main gigantesque, portant un œil au creux de la paume, facilite les tâches du quotidien : cueillir les fruits de l'Harmonie, ramasser les outils au sol sans se pencher. Au-delà du simple confort de travail, l'appendice accompagne le musicien dans la pratique de son instrument, le pêcheur remplace son filet par son archimain, et, pour les plus dextres, elle amortit les chutes comme un ressort. Si l'archibras est évidemment métaphorique, certains des usages cités sont parfois surprenants de créativité, tant et si bien que la figure est rapidement réutilisée par l'opposition politique, et notamment par les caricaturistes de presse qui dessinent par moquerie les fouriéristes affublés d'une main dans le dos. Le texte de Fourier est donc censuré... par ses propres disciples, qui tentent de cacher les divagations de leur maître à penser.

Enfin disponible grâce au travail des éditions Quiero, l'Archibras est ici magnifiquement accompagné de gravures sur bois de Marc Brunier Mestas, et servi d'une habile préface Jonathan Beecher (auteur de l'unique biographie du philosophe). Trop fantasque pour être considéré, lire Fourier aujourd'hui c'est refuser l'esprit de sérieux, c'est renouer la philosophie politique à la démonstration stylistique purement littéraire, revenir à un certain espoir du collectif face aux institutions toujours plus cloisonnantes. Alors lisez et rêvez de ces jours futurs, peut-être qu'un bras vous poussera.
L'archibras
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Quand les mots débordent sur la mémoire
La narratrice a un métier peu exaltant : elle rédige des comptes rendus de réunions consacrées à des plans de licenciement. Soudain, la touche « point » de son clavier cesse de fonctionner : la voilà contrainte de multiplier les périphrases et de jongler avec les virgules, exercice forcé qui devient peu à peu un véritable casse-tête.

C’est alors qu’une phrase venue de son enfance ressurgit dans son esprit. Elle se souvient d’une scène devant Autant en emporte le vent, de Vivien Leigh et Clark Gable sur le point de s’embrasser, d’une histoire de pull et de sang. Mais impossible de retrouver la fin de cette phrase, et avec elle le souvenir qui lui échappe. Décidée à recouvrer ce souvenir, elle entreprend de reconstituer matériellement le décor de son enfance, à Perpignan : retrouver un appartement semblable à celui de ses grands-parents, dénicher les meubles et les objets adéquats, puis reproduire encore et encore les conditions de la scène oubliée. Une entreprise parfaitement déraisonnable, dont elle semble d’ailleurs assez consciente, mais à laquelle elle s’accroche avec détermination.

"Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?" est un roman aussi drôle qu'intrigant, qui nous rappelle que nous ne sommes peut-être pas toujours les meilleurs interprètes de nos propres souvenirs.
Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?
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Trois entretiens et une lettre
Les éditions de l'Eclat rééditent trois entretiens avec John Coltrane menés par Michel Delorme, entre 1962 et 1965, ainsi qu'une lettre du musicien adressée à Don DeMichael (éditeur de la revue DownBeat).

Par ces échanges, l'auteur de "Blue Train" révèle la manière dont il construit ses longs solos. Il évoque ses liens avec Eric Dolphy, le seul soliste pour lequel il éprouva une entière satisfaction. Il donne quelques conseils aux jeunes musiciens, leur rappellant que l'enthousiasme est certainement l'une des choses les plus importantes. Le musicien américain revient également sur ses choix entre saxophone ténor et saxophone alto, tout en donnant des précisions sur les différentes périodes créatrices qu'il a connues (période "accords" avec Giant Steps notamment, période "modale" avec My Favorite Things par exemple). Coltrane explique : "il y a beaucoup de musique modale qui est jouée chaque jour de par le monde. Elle est particulièrement évidente en Afrique, mais, que vous vous tourniez vers l'Espagne ou l'Ecosse, vers l'Inde ou la Chine, c'est encore elle que vous retrouvez à chaque instant. Si vous voulez bien regarder au-delà des différences de style, vous constatez qu'il existe une base commune. Ça, c'est très important. Certes, la musique populaire de l'Angleterre n'est pas celle de l'Amérique du Sud, mais ôtez leurs caractéristiques purement ethniques, c'est-à-dire leur aspect folklorique, et vous vous trouverez en présence d'une même sonorité pentatonique, de structures modales comparables. C'est cet aspect universel de la musique qui m'intéresse et m'attire, c'est vers lui que je veux aller." Avec ces entretiens, il éclaire aussi le lecteur sur son rapport au public et sur les choses qu'ils souhaitaient atteindre. "Je voudrais en arriver au point où je pourrais appréhender l'essence d'un instant précis en un endroit déterminé, composer l'oeuvre et la jouer sur le champ d'une façon naturelle".

"Je pars d'un point et je vais le plus loin possible" : suivis d'une lettre à Don DeMichael
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Aventure, magie et... justice !
Dans un royaume magique, suivez les aventures d'Archie qui souhaitait devenir milicien et se retrouve promu huissier. Exit les pouvoirs magiques octroyés par la fonction de ses rêves, le voilà affublé de dossiers de créances !
Sa détermination à aider les habitants va lui causer quelques soucis...

Dans un monde où les injustices sont multiples, l'empathie d'Archie aidera-t-elle à changer des destins ? 


L'entraînant premier tome d'une série au dessin dynamique, dans un univers original et fantastique qui pose son lot de mystères ! 


Dès 13 ans.
Supernova. Vol. 1
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Quand la flamme du rock touche des lycéens et embrase tout sur son passage...
Dans la banlieue nantaise des années 80, Paul et Martial, deux lycéens, forment un groupe de rock : Divin Suicide.
Sur les mélodies inspirées de Sex Pistols, ils crient leurs envies de refaire le monde et leurs désirs de révolte.
Samia, amie des deux garçons, se passionne de cinéma. À travers Truffaut et Godard, elle s'échappe de son quotidien morose.

Quand Martial arrête totalement l'école pour se consacrer à ce qui l'anime vraiment, la musique et la politique, Paul peine à le suivre dans son engagement et ses ambitions anarchistes.

Patrice Jean nous offre un Nantes révolté qui met en scène un rock pur, jusqu'aux manifestations de la capitale où la violence policière choque déjà.
Avec une écriture fluide et parfois trash, on ressent les rêves et la colère de cette jeunesse abandonnée.
Stay free
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La nature et l'amitié sont plus puissantes que tout
Dynamique et bien ficelée, cette BD est un bonheur de lecture qui s'adresse autant aux ados qu'aux adultes, dans un univers foisonnant de péripéties.

Dans un royaume où les forêts anciennes s'étendent peu à peu sur les terres des hommes, deux adolescents découvrent qu'ils sont les héritiers d'un pouvoir oublié. Leur rencontre avec une nature étrange et presque consciente va réveiller en eux des capacités insoupçonnées.

Une aventure fantastique et ésotérique avec des personnages attachants.

Dès 12 ans.
Le lien
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Un récit d'apprentissage drôle et déjanté

Cette aventure séduit par son rythme et ses personnages hauts en couleur.

Entre rebondissements, humour et relations savamment développées, ce récit aux allures de conte ouvre de nombreuses pistes. 
Le dessin de Mélanie Allag, généreux et coloré, donne vie à un univers aussi savoureux qu'attachant, qui plaira aux petits et aux grands. 

Dès 10 ans.

Pousse. Vol. 1
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Entre magie et humour, découvrez Fougère
Avec une couverture aussi colorée et attrayante, Fougère a tout pour plaire ! 

Cette bande dessinée plonge les jeunes lectrices et lecteurs dans un univers fantastique, dans lequel la magie et l'humour vont de pair.
Une lecture irrésistible qui donne envie de s'installer au coin du feu et de savourer ce récit jeunesse.

Dès 7 ans.
Fougère. Fougère et le pouvoir des deux
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Tours de malice, secrets et fantômes
Yubooh en est convaincue : elle vient d'intégrer une véritable école de magie.
Ses nouveaux camarades et ses professeurs sont bien décidés à lui prouver le contraire en mettant en place le "plan poisson".

Une chouette série en 6 tomes, qui plaira aux lecteurs et lectrices de mangas et BD. 

Dès 8 ans.
Yubooh, la magie des songes. Vol. 1
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