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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Une très belle ode à la nature !

Mara est une jeune fille qui a grandi dans la nature et qui aime sa vie tranquille et paisible  auprès de ses parents et de son grand frère. Mais lorsque ce dernier s'enfuit de la maison pour aller découvrir le monde et chercher des réponses à ses questions, elle ne peut rester sans rien faire. Mara se lance donc à sa poursuite avec pour objectif la Baie des Baleines-Pleines, un lieu qu’ils ont tous les deux toujours rêvé de voir. Mais pour l’atteindre il faut d’abord traverser le terrible pays des Tourbières. C’est sur la route qu’elle rencontre le vieux Padraic, qui a abandonné la civilisation depuis longtemps. Mais face à cette fillette au grand cœur, il décide de se faire son compagnon de route. Débute alors une épopée qui n’est pas des plus faciles mais qui offrira son lot d’émerveillements et de rencontres.

La plume de Frédérique Blu nous éblouit de justesse et de sensibilité. Au travers de cette jeune Mara, l'autrice prend la défense du vivant et nous livre une très belle ode à la nature !

À partir de 11 ans

La baie des Baleines-Pleines : la fugue de Mara
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Mettons la lumière sur les droits des enfants !

Dans cet album pensé pour les plus petits, l’autrice et l’illustratrice remettent en lumière, avec beaucoup de candeur et de malice, les droits essentiels des enfants : le droit d’être écouté, considéré et respecté tel que l’on est. Par la force de la comparaison, à la fois simple et d’une grande clarté, Emilie Chazerand se met à hauteur d’enfant pour aborder cette thématique ô combien essentielle. À l’échelle de l’Histoire, la question des droits des enfants a commencé à poindre tardivement. Longtemps considéré comme un adulte miniature, l’enfant n’était pas traité en tant qu’être humain à part entière. Ce n’est que récemment que l’on érige l’enfant au statut de citoyen disposant des droits qui lui sont propres. Ce progrès sociétal étant particulièrement récent et parfois encore remis en question, il est important que de tels ouvrages existent car après tout, le savoir c’est le pouvoir.

À partir de 2 ans

Toi
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Toi

Les boîtes de salsifis sont elles condamnées à l'oubli ?

Il est de notoriété publique qu’une journée d’école où il y a des salsifis au menu, est forcément une mauvaise journée. Jugés malodorants et infâmes par les écoliers, ils sont néanmoins des légumes que l’on force encore les enfants à manger. Chacun a probablement son souvenir dégoûté des salsifis qu’ils ont été obligés d’ingérer un midi à la cantine ! Mais saviez-vous que dans la communauté des boîtes de conserve, se voir remplir de salsifis est aussi vécu comme une punition ? Une mise au placard ? C’est ce qui va arriver à Clara Ortifikoa, une boîte de conserve qui rêvait de macédoine et de champignons de Paris mais qui se retrouva “salsifiée” à son grand désarroi… 
Qui aurait pu croire qu’un jour, en tant que lecteur, on se prendrait d’affection pour une boîte de conserve ? Dans ce court roman illustré, on retient notre souffle en attendant que le couperet tombe : Clara connaîtra-t-elle le funeste destin du coin poussiéreux de l’étagère ou finira-t-elle par être prise en pitié par un légumivore ? 

Un récit drôle, cocasse et rythmé, où les illustrations donnent beaucoup de piquant à un légume réputé sans saveur.

À partir de 6 ans

La vie secrète des salsifis
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Un album qui donne envie de s'évader...

Véritable invitation au voyage, cet album convie le lecteur à une promenade immobile au cœur de la nature et l’enjoint à imaginer un habitat en harmonie avec ces différents paysages. C’est ainsi qu’au sein de la forêt, une immense cabane s’est construite autour d’un arbre majestueux qui lui sert de pilier. Quant à l’habitation imaginée au cœur d’un paysage de glace, un mur de glace procure l’intimité nécessaire à la salle de bain. 

Et si finalement, choisir un endroit où habiter s’avère trop difficile, il reste toujours la possibilité de prendre la route avec sa maison pour dénicher son petit coin du monde. 

Grâce aux illustrations d’une grande richesse, l’enfant peut décortiquer chacune des doubles-pages qui s’ouvrent à l’aide de rabats, laissant par la même occasion une grande part à l’imagination.

À partir de 4 ans

Si j'habitais
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Un essai brillant sur notre tendance à l'inachèvement, à lire jusqu'à la dernière page.
Après l'étude de la sororité dans Le château de mes sœurs, Blanche Leridon explore avec finesse notre refus contemporain de la finitude. Par le prisme de la pop culture et de ses innombrables séries ou spin-off et des écrans qui nous incitent à scroller à l'infini, elle pointe le "puissant paradoxe d'une génération qui façonne son propre aveuglement, que la fin obsède et qu'elle ne parvient pourtant plus à toucher du doigt".


Sans pessimisme ou ressentiment, Blanche Leridon prône l'inachèvement comme mode de vie et de pensée. Entre philosophie, psychologie et sociologie, elle propose une réflexion nécessaire sur notre rapport aux fins avec un grand F, ou plutôt, selon elle, sur l'incomplétude de l'être humain à tolérer et accepter l'inachevé.


Un livre qui émancipe et nous apprend à embrasser nos propres inachèvements : "Ne prenons jamais la fin pour acquise, continuons de guetter, de résister, de lutter."
Nos inachèvements
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Un roman foisonnant et surprenant.

Détroit, 1927. La famille Lennox a fait fortune dans l’industrie automobile. Nous sommes au coeur des années folles, dans un monde fait de richesse, de jazz, de paillettes et de champagne. Mais également dans un monde de prohibition, de décadence, de faux semblants et de gangsters.

Marjorie est la dernière de la fratrie de quatre. Créative, impulsive, joyeuse, elle est tout le contraire de ce qu’attend son père, patriarche aussi autoritaire que vulgaire. Bien décidée à prendre son avenir en main, elle rejoint secrètement une résidence d’artistes, financée par un généreux mécène aussi beau que mystérieux, pour devenir styliste. Sur place, elle découvre la joie de l’émulation créative avec d’autres femmes. Mais très vite, le vernis se fissure et les étrangetés s'accumulent. Et la jeune fille va réaliser que, de même que l’entreprise familiale de pare-brises ne repose que sur du sable, l’unité familiale est aussi solide que du carton pâte. 

Ruta Sepetys a l'habitude de nous offrir des fresques historiques. Là encore, dans un récit très documenté et émaillé de faits réels, elle nous embarque dans une société de faux-semblants. Tout le récit alterne entre les lumières de l'époque et la noirceur de certains qui ne reculent devant rien pour faire fortune et asseoir leur puissance. La quête d'émancipation de Marjorie est l'occasion d'évoquer la place des femmes à cette époque et la manière dont on faisait taire leur fantaisie et leur créativité.

Un roman foisonnant et surprenant qui rappelle que les années folles n'ont pas uniquement été une période de faste et de joie.

Un empire de sable
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Pour une meilleure culture générale en vue du bac et des examens.
Lorsque le passage du bac et les examens d'entrée pour les études supérieures se profilent, de nombreux lycéens se rendent compte qu'ils n'ont pas une culture générale assez vaste. 
Il est alors difficile de réussir à sélectionner les savoirs essentiels dans l'étendue des connaissances de chaque domaine : Histoire, arts, philosophie, sciences, géopolitique etc...

Utilisant une mémoire visuelle de plus en plus développée chez les jeunes, cet ouvrage chez Larousse revient sur les notions à connaître, les auteurs incontournables ou les grands événements grâce à de vastes cartes mentales, ou des frises chronologiques. Souvent transversales, les connaissances se croisent et se répondent, permettant de développer une pensée riche et construite.

Un indispensable pour les examens !
La culture générale en cartes mentales : pour préparer le bac et les concours du supérieur : terminale & études supérieures
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Un premier tome dont on a déjà hâte de lire la suite !!

Le jeune garçon Oscar rêve d’aventures, grand lecteur de romans de piraterie, il espère pouvoir réaliser ses rêves lorsqu’il sera plus grand. En attendant, il aide ses parents, boulangers, en livrant des pains à travers la ville. Lors d’une livraison un peu particulière, pour un bateau amarré au port depuis plusieurs jours, Oscar saisit sa chance et décide de visiter les lieux malgré l’interdiction formelle des propriétaires du lieu. C’est à ce moment-là qu'il découvre l’existence d’une jeune fille prénommée Carole et que plusieurs personnes dans la ville semblent vouloir rechercher. Une mission attend le jeune garçon : emmener Carole loin de la ville afin qu’elle puisse y trouver refuge et ainsi échapper aux brigands qui semblent la suivre. 


Oscar et la fille de l’île fantôme est le premier volume d’une trilogie qui s’annonce prometteuse pour la jeunesse. Un récit fait d’aventures, de mystères et surtout de personnages aux allures anthropomorphes qui est à découvrir sans plus tarder !! 
A découvrir dès l'âge de 8 ans. 

Oscar et la fille de l'île fantôme. Vol. 1
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Fraternité n'est pas qu'un mot
En 1950, deux frères tentent de fuir la Roumanie soviétique. Arrêtés, emprisonnés et bientôt séparés, ils vont découvrir un univers où l'homme n'est plus qu'un numéro, où les mots eux-mêmes deviennent dangereux et où la violence cherche à effacer jusqu'à la possibilité de penser. Trente-neuf ans plus tard, à la mort de Ceausescu, l'un d'entre eux, réfugié en Bretagne, prend la route de Bucarest à la recherche de son frère.

Le roman nous raconte à la fois ce voyage en voiture, ponctué par les malaises de notre narrateur, séquelles de son séjour dans les geôles de Pitești, et les souvenirs qui ressurgissent au fil de la route. Virginie Ollagnier raconte la faim, la peur, la torture et l'épuisement, mais surtout cette entreprise méthodique de déshumanisation qui avait pour objectif de construire « l'homme nouveau ». Et comme si cette volonté d'effacement avait laissé sa marque jusque dans le récit, nos deux frères n'ont pas de nom : seulement des surnoms qu'ils se donnent tout au long du roman. Le narrateur, lui, ne parle plus. Est-ce le choix d'un homme qui ne veut plus parler, ou celui d'un homme à qui l'on a retiré la parole ? Après tant d'années, il ne s'agit plus seulement de retrouver un homme, mais de pouvoir enfin le nommer.

Un roman d'une très grande force.
Rien d'humain ne m'est étranger
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La romancière franco-rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse, auteure du magnifique livre Le Convoi, se penche à nouveau sur une photo à la demande de son éditrice Caroline Broué. Une photo qui nous ramène en Afrique du Sud en 2002.
Depuis les années 1970, le virus provoquant le sida, le VIH, se propage à travers le monde. Vers la fin des années 1980 les premiers traitements antiviraux apparaissent enfin mais sont extrêmement coûteux. Dans leur course aux profits, les laboratoires pharmaceutiques prennent acte de l’impossibilité pour certains pays pauvres, notamment africains, de payer les traitements originaux ; mais loin d’envisager une alternative, ces entreprises vont interdire à ces mêmes pays l'accès aux médicaments génériques. Une bataille de David contre Goliath va donc se mener entre les associations (MSF, Act up, TAC…) et certains responsables politiques, contre les Big Pharma, pour le droit des pays à donner la priorité à leurs systèmes de santé contre les brevets, et avoir ainsi accès à des médicaments moins chers.

Beata Umubyeyi Mairesse entremêle son histoire avec celle d’un pays, l’Afrique du Sud, dont elle suit jeune étudiante l’évolution. Cet état subsaharien gouverné par Nelson Mandela puis Thabo Mbeki se reconstruit petit à petit après 43 ans d’apartheid et peine à reconnaître alors l’épidémie de sida, la maladie charriant avec elle son lot de préjugés homophobes et racistes.
L’auteure elle-même a réchappé à la contamination au VIH, utilisée lors du génocide rwandais comme arme de guerre contre les femmes et les filles de tous âges. Elle se rapproche donc d’associations comme MSF (Médecins sans frontières) mais aussi d’Act up où elle effectue un stage dans la commission Nord-Sud, sa “plus importante école de militantisme” : “J’avais l’impression d’avoir trouvé le foyer de la marginalité heureuse.”

Cette photo choisie par Beata Umubyeyi Mairesse montrant Nelson Mandela et l’activiste Zackie Achmat arborant des tee-shirts HIV Positive évoque avant tout l’exemple d’un combat collectif allant bien au delà des frontières qu'elles soient géographiques, sociales, genrées, raciales ou encore politiques. “La solidarité́ des ébranlés s’édifie dans la persécution et les incertitudes.” : c’est au philosophe et résistant polonais Jan Patočka que l'auteure emprunte son titre. De sa plume limpide et précise, Beata Umubyeyi Mairesse nous invite à nous rappeler que dans un futur bien incertain, la convergence des luttes est mère de toutes les batailles.
La solidarité des ébranlés
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"Toutes personnes sont franches en ce royaume, et si tost qu'un esclave a atteint les marches d'iceluy, se faisant baptiser il est afranchy"
À travers cinq portraits d'hommes et de femmes, cet essai raconte l’histoire d’esclaves arrivés à Paris au XVIIIe siècle dans l’espoir d’y retrouver leur liberté. À cette époque, la capitale française apparaît comme un lieu où leurs droits semblent pouvoir être protégés, selon le principe « nul n’est esclave en France ». Pourtant, ceux qui viennent à Paris pour échapper à leur condition se heurtent rapidement à une réalité juridique bien différente. Nous découvrons un autre quotidien sous l'Ancien Régime, celui fait de luttes, de détours, de réseaux, de stratégies et de persévérance face à l'administration et la justice française.
Leurs parcours sont singuliers, mais leurs trajectoires se rejoignent : tous nourrissent l’espoir d’une vie meilleure. Entre espoirs, obstacles et désillusions, leurs histoires révèlent les contradictions de la société aristocratique parisienne qui proclame la liberté tout en maintenant l’esclavage.
Dans ce remarquable travail d’enquête historique, Miranda Spieler nous mène dans les archives de la France prérévolutionnaire. L'historienne redonne une dimension humaine à cette histoire méconnue, une autre histoire de l’esclavage, celle de Jean, Pauline, Lucidor, Julien et Ourika.
Esclaves à Paris : vies cachées et histoires fugitives
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L’histoire vraie d’une communauté isolée approchée par un missionnaire blanc et des scientifiques aux idées bien moins nobles.

Ce ne sont pas les expériences inhumaines et la cruauté sans pareille de cette histoire vraie qui ont donné envie à Paul Harding d’en faire un roman. Ce qui transparaît dans son écriture c’est la volonté de décrire le quotidien des habitants avant l’horreur. La venue des hommes blancs est ici une épée de damoclès que l’on s’attend à voir tomber après chaque page. La peur de la fin imminente des personnages nous pousse à nous y attacher encore plus rapidement. Les quelques instants que nous passons avec chacun d’eux sont d’autant plus chéris. 

Paul Harding navigue entre des descriptions poétiques d’arbres gravés et de peintures lumineuses mais livre aussi des passages plus graves sur la violence des hommes, qu’ils viennent du continent ou de l’île. L’horreur rôde tout le long du récit et pourtant Apple Island est avant tout un roman célébrant la liberté et le refus de la soumission.

Cet autre éden
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