A la recherche de sa mémoire, elle finit par comprendre que son traumatisme n’est pas sans rapport avec l’enquête qu’elle menait autour d’une jeune fugueuse, Sarah, dont on avait perdu la trace six ans plus tôt, mais qui aurait été vue dans l’est de Londres il y a un an. Or, un an, c’est exactement le moment de l’agression de Boone et de sa détention dans l’appartement sordide de ce quartier de la capitale…
Aidée d’une amie, ancienne prostituée bulgare qui a été séquestrée avec elle mais avait réussi à échapper à leurs bourreaux, Boone sait qu’elle doit reprendre ses investigations pour retrouver la trace de Sarah, et ainsi retrouver une part d’elle-même, enfouie dans les méandres de ce passé meurtri.
Dans ce troisième polar sombre et parfaitement maîtrisé, à l’écriture et la construction remarquables, Boone dans sa traque obsessionnelle combat le mal par le mal, en espérant une lueur d’espoir au bout du chemin. Véritable quête personnelle déchirante, intense, et enquête à hauts risques qu’on ne lâche pas à l’image de son héroïne résiliente, “J’étais Abigail Boone” vous bouleversera…