De quoi retourne-t-il ? D'abord, un duo de flics, que tout oppose : Le lieutenant Somerset, inspecteur à la Crim', à 7 jours de la retraite, Black d'âge mûr, observateur, pugnace, désabusé, taiseux et fin limier, qui va devoir composer avec l'arrivée de David Mills, jeune chien fou, qui débute à la brigade criminelle. Entre les deux, l'ambiance est explosive !
Ensuite, la noirceur du livre, émaillée de réflexions sur la violence et la société à la dérive...
"Il faut vraiment être de la Crim' pour voir l'humanité dans ce qu'elle peut avoir de pire. Meurtres, agressions, tortures, humiliations, dégradations de toutes sortes.Des maris qui tuent leurs femmes, des femmes qui tuent leurs maris, des gosses qui tuent leurs parents, des parents qui battent à mort des bébés, des amis qui se descendent entre eux, des étrangers qui en tuent d'autres. Et tout cela sans rime ni raison. Un coup de folie momentané. Des crimes passionnels. Une violence absurde. Une violence gratuite. Une balle dans la tête parce qu'on vous a regardé de travers. Un coup de couteau en plein coeur pour une place de stationnement... L'Homo sapiens qui retourne dans la fange dont il est issu."
Enfin, la tension du thriller, instillée par les mises en scène macabres, allant crescendo. La première découverte d'un corps donne le ton : un homme obèse, assis, retrouvé mort, torse nu, la tête avachie dans son assiette de spaghettis, cheville attachée au pied de la table avec un fil de fer. Devant lui, des plats, des assiettes, des boîtes de biscuits vides, éventrées. L'autopsie révèle qu'on l'a forcé à manger jusqu'à en mourir... Sur la scène de crime, une enveloppe bien cachée contient le mot : "gourmandise". Alors qu'un avocat célèbre est découvert dans son cabinet, saigné à blanc, une inscription "avarice", tracée au plafond avec son sang, va faire basculer le scénario de meurtres isolés. Car pour Somerset, le lien est évident : un tueur est à l'oeuvre, qui s'inspire des sept péchés capitaux. Bienvenue en enfer !