Chargement...
Chargement...

Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Menez l'enquête sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle !
Première traduction en France d'une autrice néerlandaise, livre phénomène vendu à plus de 800.000 exemplaires aux Pays-Bas, Le Camino a fait voyager votre libraire du Puy-en-Velay jusqu'à Conques, sur le chemin de Compostelle. 

"Après la crucifixion de Jésus, Jacques, l'un de ses douze apôtres, partit évangéliser l'Occident. Il commença par l'Espagne. Sa mission fut une réussite, mais lui coûta littéralement la tête : il fut décapité en 44, en Judée, alors qu'il rendait visite à la Vierge Marie. Avec la christianisation de l'Europe au cours des siècles  suivants, des pèlerins affluèrent de tout le continent pour honorer le tombeau du saint. Avant de repartir, ils se rendaient au cap Finisterre pour ramasser la fameuse coquille, preuve qu'ils étaient allés au  bout de leur pèlerinage. Dès le XIIIe siècle, la coquille devient l'emblème des pèlerins, qui la cousaient à leur chapeau ou à leur manteau".

- Mais ne nous égarons pas, nous sommes bien dans un polar ! Outre la documentation, passionnante et instructive, sur l'histoire de Saint Jacques, le lecteur va faire connaissance du personnage de Lotte, qui s'apprête à suivre les traces de son mari, Emil. Celui-ci venait de guérir d'un cancer et avait décidé de partir faire le pèlerinage. Mais sur le chemin, il s'est suicidé en s'ouvrant la gorge avec son couteau de chasse yougoslave.  Comment cela est-il possible ? Il allait bien, était heureux de vivre... Sa femme refuse d'y croire. Au fil de l'enquête, coup de théâtre,  elle apprend qu'Emil Jukic n'était pas son vrai nom ! Le vrai Emil Jukic a disparu à l'été 1995, lors du massacre d'un village par la milice serbe qui éliminait systématiquement Croates et musulmans ; ses ossements exhumés d'un charnier en 2017 ont permis son identification. Lotte qui croyait connaître son mari, réfugié de guerre, Croate de Bosnie, ayant demandé l'asile, ne sait plus que penser. Avec qui a-t-elle partagé 21 ans de sa vie ? Qui était le père de ses fils ? Elle prend à son tour la route de Compostelle, et en cheminant avec elle, vous irez de surprise en surprise !... Haletant, original, une lecture idéale pour votre été !

Le camino
Chargement...
(Télé)travailleurs, unissez-vous !

Work Hard. Have Fun. Make History.
Slogan affiché dans les entrepôts d’Amazon.


On arrête pas le progrès.
Cette expression, à l’origine très floue, sonne désormais le glas plus amer des géants de la Tech, architectes d’un futur dystopique (si le présent ne l’est pas déjà) toujours plus contrôlant, totalitaire. L'influence de la Silicon Valley ne touche encore que partiellement les sphères étatiques, les employé·es et travailleurs sont déjà les victimes de cette conception du corps libertarienne infusée au technicisme.
Et si les échos funestes de l’actualité pressent à l’urgence et l’inquiétude, ces idées et applications ne sont pourtant pas nouvelles. Faire l’historique de ces pratiques, c’est tout le travail du nouveau livre du collectif RYBN, Human Computer : une histoire de l’informatique laborieuse chez les éditions UV.
Groupe artistique polyvalent et protéiforme, RYBN.org font de leurs installations autant de manière d’observer la société libérale et techniciste, d’en souligner les dysfonctionnements, quand l’intervention n’est pas le propre de l’oeuvre : ateliers de déconstruction d’ordinateurs pour comprendre quel poid de production à chaque pièce, faux tests de Turing, dépôt de brevet de technologies futuristes pour en empêcher la conception, propagation d’algorithmes et programmes permettant de contourner de manières plus ou moins astucieuses les bosswares des employés en télétravail, ces logiciels intrusifs scrutant l’activité sur vos écrans.
Avec Human Computer, RYBN refait l’historique de l’invisibilisation du travail manuel par la machine et l’algorithme. Des premiers bureaux de calculatrices (ces femmes payées une misère pour effectuer des calculs pour certains laboratoires), aux faux-algorithmes de pilotage automatique (en fait dirigés par un vrai humain en coulisse), le portrait fait d’un milieu de la Tech tout en simulacre, écrans de fumée et mise en scène oscille entre le ridicule et l’inquiétant. Savamment présenté et sourcé, le livre raconte en fait le productivisme inhumain, technophile et eugéniste, aliénant, à la conception mécaniste du corps, les bras comme des pistons, la fatigue comme une panne moteur.
En faisant du slogan d’Amazon le plan d’articulation du texte (“Work Hard. Have Fun. Make History.”, mantra affiché dans tous les entrepôts de la multinationale), Human Computer devient une étude médiarchéologique aussi passionnante que révoltante sur le bien que ces entreprises nous veulent. Contre le taylorisme, le management, l’éternel mythe de l’automatisation, la surveillance, la censure et le rendement, RYBN propose en fin d’ouvrage six ateliers à mettre en place pour mobiliser son entourage, comprendre et faire comprendre les enjeux liés à la technologie, et toute l’ampleur que ces problématiques ont au quotidien.
Human computers : une histoire de l'informatique laborieuse. Six protocoles d'autodéfense permacomputationnelle
Chargement...
Et oui le Punk a 50 ans. Choquant non ? Pour un mouvement qui devait déclarer le futur facultatif pour ne pas dire inexistant.
Aujourd'hui le "mouvement" semble toujours présent et vivant . Il est vrai que la nostalgie bat son plein dans les medias pour des raisons évidentes et qualitatives diront certains quand d'autres évoqueront le côté purement commercial.
Avec "Les 50 ans du punk de A à Z", Francis Dordor et Jean-Éric Perrin nous embarquent dans une balade aussi foutraque que passionnante. On y croise les déflagrateurs anglais que sont The Damned, The Clash, the Stranglers, les Sex Pistols bien sûr mais aussi la scène américaine représentée par les Ramones, MC5, Iggy Pop et The New York Dolls. Et surprise, nos "frenchy" ne sont pas oubliés: les Starshooters, les Dogs, Metal Urbain et Kas Product (même si certains n'étaient pas très intéréssé par la langue française).
Le livre est très bien documenté, la mise en page est claire avec de superbes photos plutôt originales. Et quel plaisir nostalgique (pour certains) de retrouver ces pochettes de 45t, ces fanzines improbables et bordéliques "Punk" ou encore "Sniffin Glue", ces lieux magiques et moisis de transpiration et d'odeur de tabac où l'on pouvait croiser avec un peu de chance (ou malchance) les illuminés de la nuit qu'étaient Patrick Eudeline, Marie France ou bien Alain Pacadis.
Tout une époque, toute une représentation nihiliste du monde. Le Punk a 50 ans et pourrait en avoir 5 . Toujours d'actualité.
50 ans de punk, de A à Z
Chargement...
Connaissez-vous le symptome de la schtroumpfette ?
Ici, Maud Le rest signe un petit livre habile et malin qui fait la généalogie de ce faux compliment, se révếlant plutôt être le marqueur d'une mise en compétition entre les femmes, freinant l'émergence d'une sororité au profit de la validation masculine. En décryptant ces ressorts, Maud Le Rest nous outille pour déjouer la misogynie intériorisée, et oeuvrer pour une meilleure égalité homme-femmes. Ainsi, en cessant de chercher la validation masculine, les femmes pourraient privilégier l'amitié entre elles, le soutien, et finalement, la conquête collective de droits. Tout en restant drôle : un essai d'actualité pas comme les autres, donc.
"Toi t'es pas comme les autres filles" : #pickme
Chargement...
La réalité, une muse pour le grand écran.

Hollywood s'est depuis ses débuts inspiré de la littérature, des mythes mais aussi largement des faits divers. C'est de ce sujet très dense que s'empare l'autrice Esther J. Hervy par le prisme d'une dizaine d'exemples majoritairement puisés dans le cinéma de genre.

Pour chaque analyse, elle reprend la trame principale du film et les thématiques abordées avant de décrire le fait divers qui a servi de source, afin d'en voir les différences et les raisons du choix comme source d'inspiration. Elle montre aussi la répercussion qu'a eu la fiction sur la réalité et sur la perception des événements, cela étant particulièrement édifiant dans le cas Amityville. Les faits mettent en avant la tuerie perpétrée par un homme sur toute sa famille, là où l'art en fait le cas le plus célèbre de maison hantée.

Une incursion passionnante dans les secrets de nos films préférés.

Hollywood and true crime stories : les faits divers qui ont inspiré le cinéma
Chargement...
L’autrice nous plonge cette fois dans l'univers exigeant de la natation de haut niveau, où la compétition, les entraînements intensifs et la pression constante rythment le quotidien des personnages.
Entre études de médecine et carrière sportive, ils doivent jongler avec des attentes immenses, le stress de la performance et leurs propres ambitions.

On retrouve tout ce qui fait le charme d’Ali Hazelwood : une écriture fluide, des dialogues pleins d'humour, des échanges piquants et une alchimie qui fonctionne à merveille. Mais derrière cette légèreté se cache une histoire profondément touchante, qui explore la vulnérabilité, le dépassement de soi et l'équilibre entre rêves personnels et sentiments.

La romance prend le temps de se construire et offre une relation saine, basée sur la confiance, le respect et le soutien mutuel.
Deep end
Chargement...
Laissez-vous porter par la douceur de l'été...
Découvrez le nouveau livre saisonnier de Caroline Millet et savourez toute la magie de la belle saison. Véritable invitation à ralentir, Mon été cosy vous accompagne au fil des senteurs, des saveurs et de l'atmosphère lumineuse de l'été.

Au fil des pages, vous trouverez des recettes faciles, gourmandes et rafraîchissantes, des idées de films à (re)découvrir, des lectures à savourer, ainsi que de jolies inspirations déco pour créer une parenthèse ensoleillée, apaisante et ressourçante.

Que vous soyez en vacances ou simplement chez vous, cet ouvrage magnifiquement illustré vous plongera dans un véritable cocon estival, où bien-être, douceur et art de vivre se rencontrent. Un livre à glisser dans sa valise… ou à garder tout près de son transat.
Mon été cosy
Chargement...
Rafraîchissez-vous avec ce polar islandais hautement addictif !


Voici la première enquête d’Hildur Runarsdottir et de son adjoint Jakob, récemment  récompensée par le Prix polar des lecteurs des éditions Points.


Quelque temps après avoir secouru un adolescent qui avait été attiré chez Jon, un dangereux prédateur, Hildur, seule détective de la brigade criminelle des Fjords de l’Ouest,  est appelée sur les lieux de la première avalanche de la saison hivernale. Alors que l’unique victime retrouvée sous la neige, la gorge tranchée, n’est autre que Jon, notre policière sait qu’elle a affaire à un crime complexe et non à un simple accident.

Dans cette région isolée du nord-ouest de l’Islande, deux autres cadavres qui n’avaient a priori aucun lien avec le pédophile assassiné vont donner bien du fil à retordre à notre enquêtrice, heureusement secondée par l’arrivée de Jakob Johanson, stagiaire venu de Finlande. Si Jakob fuit un divorce difficile (il n’a pas la garde de son fils Matias que son ex-femme refuse de lui confier) grâce à sa passion du tricot (islandais, bien sûr !) Hildur est une fervente adepte de course à pied et de surf qu'elle pratique de préférence dans les eaux glacées. Quant à elle, le sport lui permet d’évacuer le stress et le traumatisme qui ont marqué son passé : ses deux jeunes sœurs Rosa et Bjork ont disparu sur le chemin de l’école vingt-cinq ans auparavant, et ses nouvelles investigations vont faire rebondir ce “cold case” très personnel.

La question de l’enfance et de la famille est centrale dans ce premier tome d’une série avec un nouveau duo qu’il nous tarde de retrouver : “Rosa et Bjork” sera le deuxième volet à paraître chez Points le 11 septembre (les plus impatients peuvent le lire en grand format), et “Jakob” sera le titre du troisième roman publié le même jour aux éditions du Seuil. 

Passez cet été et la rentrée sous le signe d’un polar nordique aux héros attachants et à l’intrigue captivante qui ne va pas tarder à livrer tous ses secrets...
Hildur
Chargement...
Pour les galavards qui savent que la meilleure table se trouve à Marseille.

Soupe au pistou, aïoli, bouillabaisse et navettes... Sublimez votre été avec la cuisine provençale de Mahéva Angelmann. Figure populaire de la cité phocéenne, elle propose 80 recettes qui font le charme de la gastronomie marseillaise. Une déclaration d’amour ensoleillée accompagnée de nombreuses photographies qui rendent un bel hommage à cet univers pagnolesque.

A la table de la Bonne Mère : recettes provençales d'une cuisinière marseillaise
Chargement...
Deux destins qui n’étaient pas amenés à se croiser se rencontrent dans une bibliothèque des plus mystérieuse. Inlâchable !
Livira n’a connu que la poussière et la misère jusqu’au jour où son village se fait piller.  A la suite de cet événement funeste elle se retrouve propulsée dans la grande cité de Crath dont elle a toujours rêvé mais à quel prix ? Malgré son illettrisme, elle se passionne pour les livres et en particulier l’étrange bibliothèque qui est la plus grande richesse de la ville. 
Evar quant à lui n’a jamais vu la lumière du jour, enfermé dans cette bibliothèque avec ses frères et sœurs, il cherche désespérément à en sortir. Mais la sortie est loin d'être facile à trouver et ce ne sont pas les dangereuses créatures qui arpentent les rayons qui vont l’aider à s'évader.
Leurs deux destins se retrouvent entremêlés à ce mystérieux endroit qui défie le temps et l’espace. Le début d'une saga captivante qui vous tiendra en haleine à chaque instant, vous n’aurez qu’une envie : lire la page suivante !
La trilogie de la bibliothèque. Vol. 1. Le livre qui refusait de brûler
Chargement...
Le repos : un manifeste
Vous en rêviez, Tricia Hersey l’a fait. Voilà un essai percutant et méditatif rappelant l’importance du repos et le pouvoir qui nous a été volé. La militante américaine invoque une reconnexion à notre corps dont on nous a privés, nous transformant en machine à produire. Revendiquer le droit au repos c’est se réapproprier le droit de rêver, le temps d'imaginer et se libérer d’une forme d’oppression sociale et raciale. La créatrice du ministère de la sieste prône le retour au royaume des rêves.
Reposez-vous ! : résister à la broyeuse capitaliste
Chargement...
Une famille touchante et complexe qui recèle de nombreux secrets, fissures et désillusions et dont on va suivre chaque membre sur plusieurs dizaines d'années.
En Californie, en plein été 1970, Ellis Samuelson, l'aîné de la famille, fraîchement diplômé, part en vacances avec ses amis mais ceux-ci reviennent sans lui. Il envoie une lettre expliquant avoir trouvé le bonheur dans une communauté de hippies et ne veut pas rentrer chez lui. Les parents s'affolent et partent à sa recherche en embarquant leurs deux filles et le chien dans le van familial. La fugue d'Ellis crée des tensions dans la famille, mais bientôt, c'est un autre drame qui les frappe, car moins de deux semaines après être rentré de force, Ellis meurt subitement. La situation se complique davantage lorsque la petite amie qu'il avait rencontrée lors de cet été fatidique apprend qu'elle est enceinte. Trop jeune pour élever un enfant mais ne voulant pas avorter de ce dernier souffle de vie que lui offre son petit ami décédé, c'est la famille Samuelson qui en prend la responsabilité.

L'histoire se déroule sur plus de 40 ans, suivant l'évolution de chaque membre de cette famille dysfonctionnelle qui ne cesse de se fracturer, brisée par de nombreux secrets, se perdre et se retrouver inlassablement, car le lien qui les unit reste inébranlable. La thématique du deuil est abordée en douceur tout au long du récit, tout comme de nombreux sujets qui rythment les mœurs de ces dernières décennies. Michelle Huneven entre dans l'intimité de chaque personnage en faisant ressortir leur complexité, leurs désirs, leur fragilité, leurs failles, et dresse un portrait touchant d'une famille de la classe moyenne américaine.
La famille Samuelson
Chargement...
1 ...