Avec Petit recueil de mots oubliés, Jenny Miralto nous invite à pousser la porte d’une langue française pleine de surprises et de trésors parfois tombés dans l’oubli. Ce petit recueil ne présente pas les mots comme de simples curiosités de dictionnaire. Il leur redonne une histoire, une personnalité, un contexte. On apprend, on sourit, on s’étonne et, surtout, on réalise à quel point notre langue est vivante et riche.
Une véritable petite boîte à trésors pour les amoureux des mots, les curieux, les amoureux de la langue française, mais aussi pour tous ceux qui aiment apprendre sans avoir l’impression d’étudier.
L’Intelligence Artificielle peut-elle aider des tendances politiques fascistes à démanteler le système démocratique ? C’est la question que pose le philosophe et mathématicien allemand Rainer Mühlhoff dans un essai percutant. L’industrie de l’IA est dominée par des hommes aux tendances et aux méthodes fascistoïdes qui mènent une véritable bataille politique dans les arcanes du pouvoir états-unien et plus largement à l’échelle occidentale. On le voit par exemple avec Peter Thiel fondateur de Palantir et premier soutien de Donald Trump. Cette bataille commence en premier lieu par les nombreux discours sur cette technologie créant une « hype » aux effets dangereux.
L’un des grands intérêts de l’ouvrage de Rainer Mühlhoff est en effet de montrer comment « [la] réalité technique et sociale [de l’IA] diffère nettement des représentations et des narratifs qui circulent à son sujet dans l’espace public ». L’IA contient dès lors une forte dimension idéologique qui amène vers des discours parfois apocalyptiques mais souvent optimistes et solutionnistes. Certains poussent la réflexion autour de l’utilisation de l’IA a des degrés extrêmes.
Cette technologie est ainsi perçue comme le graal dans les cercles réactionnaires américains dominés par les Lumières sombres pour imposer leur vision idéale de la société. Ainsi la thèse principale de Rainer Mühlhoff est de montrer que l’IA aide actuellement à développer des politiques ouvertement fascistes en défendant une « société de tri et de sélection » réactivant d’anciens « schèmes de pensée racistes et eugéniques ».
A l’heure de la course effrénée à l’Intelligence Artificielle où les Etats ont peur de rater le train en marche, cet essai ralentit et nous alerte sur l’importance de préserver nos repères démocratiques.