Big pharma




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Big pharma
une industrie toute-puissante qui joue avec notre santé

John Abramson, Kalman Applbaum, David Healy et al.

coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen

Éditeur : Les Arènes Tous les livres chez l'éditeur Les Arènes , Paris, Paris

Description : 524 pages; (24 x 16 cm)

EAN13 : 9782352042594


Résumé

12 experts internationaux et journalistes décrivent les dérives de l'industrie pharmaceutique : minimisation des effets secondaires, surévaluation des prix, abus du marketing pharmaceutique, cobayes humains, etc.

Quatrième de couverture

Malgré quelques scandales retentissants comme celui du Mediator, vous imaginez que votre santé est bien protégée. Vous pensez que votre médecin dispose d'une formation objective sur les molécules qu'il vous prescrit. Vous supposez que nous vivons plus longtemps grâce aux médicaments. Vous croyez que le prix exorbitant de certains médicaments, et d'abord celui des anticancéreux, est justifié. Ce livre démontre que ces croyances sont illusoires. Le dévouement et la probité de la plupart des professionnels de la santé sont indubitables, mais la corruption s'est installée au coeur du système. La logique du profit a dévoyé la science. Chaque année, près de 200 000 personnes décèdent en Europe suite aux effets médicamenteux qualifiés de « secondaires » ; les overdoses d'antidouleurs tuent plus que l'héroïne et la cocaïne réunies ; l'abus de médicaments a pollué jusqu'à l'eau du robinet, devenue un cocktail de Prozac, d'antibiotiques, d'anticancéreux et de perturbateurs endocriniens.

 

Thématique : Sciences Humaines - Sociologie, Communication - Santé et Société


Éditeur : Les Arènes , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 524 pages; (24 x 16 cm)


ISBN : 978-2-35204-259-4


EAN13 : 9782352042594

Mikkel Borch-Jacobsen - Big pharma, une industrie toute-puissante qui joue avec notre santé


Extrait du livre

Extrait de l'avant-propos Ceci n'est pas un livre contre les médicaments. C'est un ouvrage contre l'industrie qui en détourne l'usage pour faire du profit, au risque de mettre notre santé en danger et de profondément changer la nature de la médecine. Les médicaments sont des substances étonnantes, admirables, auxquelles nous devons depuis la fin du XIXe siècle de véritables miracles. Ils ont sauvé d'innombrables vies humaines et la médecine moderne ne serait pas ce qu'elle est sans eux. Ils ont aussi transformé et envahi notre quotidien. Alors qu'en 1940 les armoires à pharmacie de nos parents et grands-parents étaient encore pratiquement vides, les nôtres regorgent littéralement d'anti-inflammatoires, de tranquillisants, d'antidépresseurs, d'antibiotiques, de traitements hormonaux, de contraceptifs, d'antihypertenseurs, de statines, de somnifères, de stimulants. Avec la découverte en cascade de nouveaux médicaments et l'extraordinaire expansion de l'industrie pharmaceutique qui en a découlé depuis la Seconde Guerre mondiale, nos sociétés avancées sont devenues hautement pharmacisées et chimio-dépendantes, à un rythme qui s'accélère toujours plus. Que nous soyons riches ou pauvres, jeunes ou vieux, nous avalons tous des pilules, des gélules, des comprimés. Ceux d'entre nous qui ont plus de 65 ans en prennent couramment jusqu'à 7 ou plus par jour. Or les médicaments sont aussi des substances dangereuses, à manier avec précaution. Nous le savons bien, car on nous le répète assez dans les notices d'utilisation qui les accompagnent : ces molécules chimiques peuvent toutes avoir des effets déplaisants, nous rendre malades ou même nous tuer. Mais nous nous rassurons en nous disant qu'il s'agit là d'effets «secondaires» qui ont autant de chances de nous atteindre qu'un pot de fleurs chutant du rebord d'un balcon. Après tout, les médicaments ne sont-ils pas soumis à un contrôle rigoureux ? Ne sont-ils pas testés par les laboratoires pharmaceutiques pour déterminer leur efficacité et leur «balance bénéfices-risques», afin d'éviter justement que nous soyons exposés à des dangers inutiles ? Ne passent-ils pas par le filtre des autorités sanitaires et des experts indépendants qui les évaluent en amont avant d'autoriser leur mise sur le marché ? N'avons-nous pas mis en place des systèmes de pharmacovigilance en aval pour nous alerter sur leurs risques éventuels ? Notre médecin ne se fonde-t-il pas sur la meilleure et la plus récente science avant de nous les prescrire, en prenant soin de juger s'ils sont adaptés à notre cas individuel ? De surcroît, Internet et les associations de patients ne nous fournissent-ils pas toute l'information dont nous avons besoin pour nous faire une idée par nous-mêmes de leur validité ? Il y a bien sûr les scandales récents qui ont secoué la France - l'affaire du Mediator, celle des pilules contraceptives de 3e et 4e génération, celle de l'anti-acnéique Diane 35. Des gens sont morts et c'est inacceptable. Mais il s'agit de scandales, précisément, d'exceptions qui suscitent une réprobation générale. Le fait que ces industriels indélicats et leurs complices institutionnels aient été dénoncés et pour certains traduits en justice ne prouve-t-il pas que le système fonctionne et que nous sommes bel et bien protégés contre les errements des laboratoires voyous ?

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