Je vais mieux




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Je vais mieux

David Foenkinos

Éditeur : Gallimard Tous les livres chez l'éditeur Gallimard , Paris, Paris

Collection : Blanche Tous les livres dans la collection Blanche

Description : 329 pages; (21 x 14 cm)

EAN13 : 9782070140107


Résumé

Un mystérieux mal de dos va bouleverser la vie bien rangée du narrateur. Sa vie de couple et de famille, jusque-là sans nuage, bat de l'aile, ses collègues cherchent à lui nuire. La douleur inexpliquée devient le symptôme des non-dits, des frustrations et des échecs dont son existence, banale et sereine en apparence, était pleine. Mettant fin à la routine, elle devient une voie vers la rédemption.

Quatrième de couverture

Je vais mieux Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J'ai tout essayé... J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre.

 

Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Gallimard , Paris


Collection : Blanche


Reliure : Non précisé


Description : 329 pages; (21 x 14 cm)


ISBN : 978-2-07-014010-7


EAN13 : 9782070140107

David Foenkinos - Je vais mieux

David Foenkinos vous présente son ouvrage "Je vais mieux" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2013.

David Foenkinos

Je vais mieux
, aux éditions Gallimard

Un mystérieux mal de dos va bouleverser la vie bien rangée du narrateur.

Sa vie de couple et de famille, jusque-là sans nuage, bat de l'aile, ses collègues cherchent à lui nuire.

La douleur inexpliquée devient le symptôme des non-dits, des frustrations et des échecs dont son existence, banale et sereine en apparence, était pleine.

Extrait du livre

On sait toujours quand une histoire commence. J'ai immédiatement compris que quelque chose se passait. Bien sûr, je ne pouvais pas imaginer tous les bouleversements à venir. Au tout début, j'ai éprouvé une vague douleur; une simple pointe nerveuse dans le bas du dos. Cela ne m'était jamais arrivé, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. C'était sûrement une tension liée à l'accumulation de soucis récents. Cette scène initiale s'est déroulée un dimanche après-midi ; un de ces premiers dimanches de l'année où il fait beau. On est heureux de voir le soleil, fût-il fragile et peu fiable. Ma femme et moi avions invité un couple d'amis à déjeuner, toujours le même couple finalement : ils étaient à l'amitié ce que nous étions à l'amour, une forme de routine. Enfin, un détail avait changé. Nous avions déménagé en banlieue dans une petite maison avec un jardin. On était tellement fiers de notre jardin. Ma femme y plantait des rosiers avec une dévotion quasi érotique, et je comprenais qu'elle plaçait dans ces quelques mètres carrés de verdure tous les espoirs de sa sensualité. Parfois je l'accompagnais près des fleurs, et nous éprouvions comme des soubresauts de notre passé. Nous montions alors dans la chambre, afin de retrouver nos vingt ans pendant vingt minutes. C'était rare et précieux. Avec Élise, il y avait toujours des instants volés à la lassitude. Elle était tendre, elle était drôle, et j'admettais chaque jour à quel point j'avais été formidable de faire des enfants avec elle. Quand je revins de la cuisine, portant le plateau sur lequel j'avais disposé quatre tasses et du café, elle demanda : «Ça va ? Tu n'as pas l'air bien. - J'ai un peu mal au dos, c'est rien. - C'est l'âge...» souffla Édouard, avec ce ton ironique qui était inlassablement le sien. J'ai rassuré tout le monde. Au fond, je n'aimais pas qu'on s'intéresse à moi. En tout cas, je n'aimais pas être le sujet d'une discussion. Pourtant, il était impossible de faire autrement; je continuais à ressentir comme de légères morsures dans le dos. Ma femme et nos amis poursuivaient leur conversation, sans que je puisse en suivre le cours. Totalement centré sur la douleur, j'essayais de me rappeler si j'avais commis quelque effort particulier ces derniers jours. Non, je ne voyais pas. Je n'avais rien soulevé, je n'avais pas fait de faux mouvement, mon corps n'avait pas été soumis à un quelconque hors-piste qui aurait pu provoquer la douleur actuelle. Dès les premières minutes de mon mal, j'ai pensé que cela pouvait être grave. Instinctivement, je n'ai pas pris à la légère ce qui m'arrivait. Était-on conditionné de nos jours à prévoir toujours le pire ? J'avais tant de fois entendu des histoires de vies saccagées par la maladie.

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