Un bébé d'or pur




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Un bébé d'or pur

Margaret Drabble

traduit de l'anglais par Christine Laferrière

Éditeur : Bourgois Tous les livres chez l'éditeur Bourgois , Paris, Paris

Collection : Littérature étrangère Tous les livres dans la collection Littérature étrangère

Description : 398 pages; (20 x 12 cm)

EAN13 : 9782267025903


Résumé

Dans les années 1960, Jessica Speight est anthropologue. Elle se retrouve enceinte d'un homme marié qui va bientôt quitter le pays, mais elle décide de garder l'enfant. La fillette n'est pas une enfant comme les autres. Atteinte d'un léger retard mental, elle est maladroite et ses facultés cognitives sont limitées. Au coeur de Londres, Jessica est le témoin d'une société en plein bouleversement. ©Electre 2014

Quatrième de couverture

«Je m'intéresse beaucoup à l'idée de l'innocence, l'idée qu'une personne soit incapable de faire le mal, car pour la plupart nous sommes assaillis de pensées malveillantes. Anna, le "bébé d'or pur" du roman, est innocente, détachée de tout héritage. Instinctivement, elle cherche à faire le bien, à contenter les autres.» Margaret Drabble «Un bébé d'or pur est le cadeau inattendu d'un grand auteur. Comment traiter un enfant qui évolue parmi nous d'une manière différente des autres ? La réponse surgit sous la plume de Margaret Drabble avec une profondeur et une empathie que peu d'écrivains maîtrisent.» Alice Sebold «L'un des écrivains les plus provocateurs intellectuellement et qui donnent le plus à réfléchir.» Financial Times

 

Thématique : Littérature - Littérature étrangère - Littérature anglo-saxonne


Éditeur : Bourgois , Paris


Collection : Littérature étrangère


Reliure : Non précisé


Description : 398 pages; (20 x 12 cm)


ISBN : 978-2-267-02590-3


EAN13 : 9782267025903

Margaret Drabble - Un bébé d'or pur

Margaret Drabble vous présente son ouvrage "Un bébé d'or pur" aux éditions Bourgois. Traduit de l'anglais par Christine Laferrière. Rentrée littéraire Février 2014.

Extrait du livre

Ce qu'elle éprouvait pour ces enfants, comme elle devait s'en rendre compte des années plus tard, c'était une tendresse proleptique. En voyant leurs petits corps dénudés, leurs fiers nombrils bruns, les mouches rassemblées autour de leurs nez qui coulaient, leurs grands yeux, leurs orteils étrangement fusionnés qui dessinaient une fourche, elle éprouvait un sentiment d'affinité, tout simplement. Là où d'autres auraient pu ressentir de la pitié, de la peine ou du dégoût, elle ressentait une sorte de joie, une joie inexplicable. Était-ce une prémonition, une inoculation contre le chagrin et l'amour à venir ? Comment aurait-ce pu l'être ? Quelle logique chronologique aurait pu donner un sens à un tel enchaînement ? Et pourtant, elle devait finir par se demander s'il n'en avait pas été ainsi. Quelque chose chez ces petits l'avait interpellée et avait éveillé en elle un esprit de tendresse disposé à réagir. Il était demeuré latent pendant plusieurs saisons, cet esprit ; et, une fois invoqué, il était venu à son aide. L'esprit maternel était resté en sommeil sur les eaux calmes et lointaines de ce grand lac resplendissant, sur tous ses marécages fréquentés par les oiseaux, sur ses îles spongieuses, ses anses bordées de roseaux, puis il était entré en elle quand elle était jeune et avait pris possession de sa personne. Était-ce là le commencement, l'instant réel de la conception ? Était-ce là le lieu de rencontre précoce et lointain qui avait engendré le bébé d'or pur ? Là-bas, avec les petits enfants tout nus, parmi les herbes et les eaux ? Comme elle n'avait jamais entendu parler de la maladie rare qui touchait certains membres de cette tribu pauvre, pacifique et peu intéressante, elle fut prise au dépourvu en la découvrant, même si son collègue Guy Brighouse, qui parrainait l'expédition, prétendait qu'elle avait été attestée par de nombreuses sources et que lui-même en avait vu des photos. (Mais Guy était un homme dur qui n'aurait jamais avoué un sentiment aussi vulnérable que la surprise.) À l'époque, on parlait généralement de mains ou de pieds «en pince de homard», expression qui finit par être considérée comme incorrecte. (De nos jours, on parle plus largement d'ectrodactylie ou de SHSF, mais elle ne le savait pas. Elle ne connaissait aucun de ces noms. L'acronyme anglais SHSF encode discrètement les termes Split Hand Split Foot - «Main Fendue Pied Fendu».) Dans certaines régions du monde, chez certains peuples, dans certains patrimoines génétiques, les doigts sont fusionnés. Dans d'autres, ce sont les orteils. Dans cette région d'Afrique centrale, ce sont les orteils qui forment un simple moignon divisé en deux. Un groupe réduit d'ancêtres avait développé cette anomalie et l'avait transmise.

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