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La Capitana

Elsa Osorio

traduit de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry

Éditeur : Métailié Tous les livres chez l'éditeur Métailié , Paris, Paris

Collection : Bibliothèque hispano-américaine Tous les livres dans la collection Bibliothèque hispano-américaine

Description : 333 pages; (22 x 14 cm)

EAN13 : 9782864248767


Résumé

Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère (1902-1992), a réellement vécu en Patagonie, à Paris, Berlin et en Espagne, se trouvant à l'épicentre des convulsions qui ont secoué le monde contemporain depuis les années 1930. A partir de ses carnets de notes et des rencontres avec les gens qui l'ont connue, ce roman dresse le portrait de cette inlassable militante pour l'égalité, la justice et la liberté. ©Electre 2014

Quatrième de couverture

Il y a des vies qui sont des romans qu'aucun romancier n'oserait écrire par crainte d'être taxé d'invraisemblance. Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets. À partir de ces notes, des rencontres avec ceux qui l'ont connue, des recoupements de l'Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n'être qu'une biographie en littérature. Mika a lutté pour l'égalité, la justice et la liberté. À Paris, elle a participé, avec son mari, au mouvement intellectuel dans les années 30. Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés le nazisme et les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme. Enfin ils ont rejoint les milices du POUM dans la guerre civile en Espagne. Dans des circonstances dramatiques, elle, qui ne sait rien des armes et des stratégies militaires, se retrouve à la tête d'une milice. Son charisme, son intelligence des autres, sa capacité à prendre les décisions la rendent indispensable et ce sont les miliciens eux-mêmes qui la nomment capitaine. Poursuivie par les fascistes, persécutée par les staliniens, emprisonnée, elle sera sauvée par les hommes qu'elle a commandés. Elle a fini sa vie d'inlassable militante à Paris en 1992. Elsa Osorio, portée par ce personnage hors du commun, écrit un roman d'amour passionné et une quête intellectuelle exigeante en mettant en oeuvre tout son savoir-faire et son talent littéraire pour combler les trous de l'Histoire.

 

Thématique : Littérature - Littérature étrangère - Littérature espagnole, portugaise et sud-américaine


Éditeur : Métailié , Paris


Collection : Bibliothèque hispano-américaine


Reliure : Non précisé


Description : 333 pages; (22 x 14 cm)


ISBN : 978-2-86424-876-7


EAN13 : 9782864248767

Coup de coeur du libraire

La Capitana
L'Histoire regorge de personnages de roman à eux tout seul. Encore faut-il qu'un écrivain ait la bonne idée de s'en emparer !

C'est précisément ce qu'a fait la romancière argentine Elsa Osorio avec Micaela Feldman de Etchebéhère, une illustre inconnue qui a pourtant eu une vie passionnante. Née en Argentine en 1902 et morte à Paris en 1992, Mika a traversé le siècle et les frontières, pour se retrouver au centre de nombreux mouvements contestataires, voire révolutionnaires, qu'il s'agisse de la montée en puissance du nazisme, de la Guerre d'Espagne ou encore de la Révolution argentine. Comment ne pas être subjugué par la force de caractère de cette femme hors du commun qui a su faire sa place dans des univers éminemment masculins et par la tristesse et la beauté de son histoire d'amour ?

Elsa Osorio - La Capitana

À l'occasion du Festival America 2012 qui s'est déroulé du 20 au 23 septembre à Vincennes, Elsa Osorio vous présente son ouvrage "La Capitana" aux éditions Métailié. Rentrée littéraire automne 2012.

Extrait du livre

Siguenza, septembre 1936 Personne ne le lui a demandé, personne n'y aurait songé ; pourtant Mika est là, dans la nuit noire, elle monte la garde sur la colline, comme d'autres dans la campagne et aux abords de la ville de Siguenza. Elle frémit en distinguant les positions de l'ennemi, de plus en plus proches. Les fascistes eux aussi entassent des pierres, mais derrière ils alignent de puissantes mitrailleuses. Et eux, de quoi disposent-ils ? Une poignée de fusils, quelques canons, de la poudre et de la dynamite. Le haut commandement a ordonné de résister le plus longtemps possible pour bloquer les troupes rebelles et les empêcher d'entrer dans Madrid. Mika doute qu'on leur dépêche des renforts, comme cela a été promis. On les a envoyés dans ce trou maudit, le pire endroit du front. Elle pense que c'est un combat perdu d'avance, pourtant, cet après-midi, quand elle a senti que le découragement gagnait les miliciens, elle leur a lancé : - Si nous quittons Siguenza maintenant, on dira que nous avons eu peur. Les miliciens du POUM ne sont pas des lâches ! Un mot efficace. Lâches, eux ? Non, ils ont des couilles, ils résisteront. Mais comment ? Que pourront-ils faire armés de leur seule volonté et de leur passion révolutionnaire, si forte soit-elle, contre les avions des fascistes, contre des soldats mieux équipés et entraînés pour la guerre ? Il faut qu'elle parle au commandant, exiger de lui qu'il ordonne l'évacuation de la ville, ou qu'il trouve de toute urgence des renforts pour la défendre. Mika, exigeant quelque chose d'un commandant de l'armée, d'un soldat de métier, elle qui ignore tout de la chose militaire ? Oui, parce que ce n'est plus seulement un problème d'abri ou de nourriture, comme avant ; elle se sent aussi responsable du sort de ses miliciens. Mes miliciens ? se surprend-elle à penser. Combien de temps a passé depuis son malaise des premiers jours devant ces combattants qui ressemblaient si peu aux militants internationalistes auxquels Mika était habituée ? Deux, trois mois ? Trois siècles. En période de guerre, le temps se compte autrement. Ce fut cette nuit-là sur la colline ? Quel jour, quelle action, quelle bataille t'a promue capitaine, Mika ? Quand tu as exigé de l'émissaire fasciste un texte signé avec les conditions de la reddition ? Tu as appris par lui qu'ils te considéraient comme une femme dangereuse, une commandante des rouges. Quand ta colonne a été honorée par l'Internationale pour son comportement dans la bataille de Moncloa ? Quand la bombe t'a enterrée et que tu as quand même réussi à survivre ? Quand tu as trouvé, à Pineda de Humera, la force de résister quatorze heures durant aux attaques ? Tu avais déjà les galons sur ta capote quand tu donnais aux hommes le sirop pour la toux dans les tranchées, au milieu du sifflement des balles. Et même avant, qu'est-ce qui t'a poussée à te battre en Espagne, si loin de là où tu es née, à te donner si entièrement à cette guerre, à tellement embrasser sa cause que les miliciens eux-mêmes t'ont nommée capitaine ?
Elsa Osorio, quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
J'aimerais avoir une vie parallèle pour lire tous les livres que je n'ai pas le temps de lire dans cette vie. Quand ma fille ainée avait 10 ans, elle a dit à mon fils de 4 ans qui me parlait : "commence à t'habituer, elle fait semblant de répondre mais elle lit, toujours elle lit. "

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