Une forêt cachée
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Une forêt cachée  : Une autre histoire littéraire
156 portraits d'écrivains oubliés

Éric Dussert

préface Claire Paulhan

Éditeur : La Table ronde Tous les livres chez l'éditeur La Table ronde , Paris, Paris

Description : 605 pages; (19 x 13 cm)

EAN13 : 9782710331605


Résumé

Portrait d'écrivains méconnus, oubliés, ou éclipsés en leur temps en raison notamment de phénomènes de mode. ©Electre 2014

Quatrième de couverture

« Qui sont ces "personnages cardinaux", absents des manuels et des dictionnaires ? Qui sont ces humbles, injustement négligés, vaincus par une postérité désastreuse ? Des romanciers non réédités, certes, mais aussi des directeurs de revue et de collection, des traducteurs, des originaux un peu fous, des fantaisistes, des rentiers, des pauvres, des suicidés, des ronds-de-cuir, des savants et des incultes, des hommes et des femmes, des vieux et des jeunes... tout un monde de mendiants et d'orgueilleux, aux biographies hautes en couleur. Et chacun d'entre eux mérite de figurer dans le paysage littéraire que redessine avec empathie Éric Dussert, un paysage démocratique et sans hiérarchie, dont il repousse l'horizon. » Extrait de la préface de Claire Paulhan.

 

Thématique : Littérature - Linguistique et critique littéraire - Essais et théorie, dictionnaires


Éditeur : La Table ronde , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 605 pages; (19 x 13 cm)


ISBN : 978-2-7103-3160-5


EAN13 : 9782710331605

Éric Dussert
Une forêt cachée : 156 portraits d'écrivains oubliés, aux éditions La table ronde
Au « 91 », rue Porte-Dijeaux

Coup de cœur de votre libraire :

Quand on pense au nombre considérable d'arbres qu'il faut pour fabriquer des livres, on doit un peu de respect aux forêts, surtout celles qui recèlent des auteurs oubliés voire cachés…

Si l'on veut bien considérer que la littérature représente une vaste forêt au milieu de laquelle le lecteur craint tellement de s'égarer qu'il reste avec prudence en lisière, lisant ce que tout le monde lit, s'abritant sous les mêmes branches pour se rassurer et penser qu'un livre n'est pas fait pour déranger, il faudra compter avec ceux qui n'ont pas de ces peurs et s'aventurent au cœur des bois les plus denses pour en ramener des essences rares, des souvenirs forts, des découvertes intenses, voire, simplement, de ces plaisirs modestes qui justifie tous les égarements. Eric Dussert est de ceux-là qui arpente depuis longtemps les terres ignorées du passé, fréquente les cimetières aux croix effacées, fouille dans les bibliothèques vouées à la poussière pour en exhumer des noms, des titres qu'il sauve d'un oubli pas toujours injustifié mais souvent injuste. Le Matricule des Anges accueille depuis vingt ans ses chroniques (« Les égarés, les oubliés ») qui ont permis de remettre à l'honneur Jean Duperray, Marc Stéphane, Fernand Combet, Bienvenu Merino, Edouard Estaunié, Henri Roorda, Tristan Derême, Eugène Chavette, André de Richaud, … on aurait envie de tous les citer ces 156 rescapés que la plume aiguisée de Dussert, dont il faut louer les belles qualités stylistiques, réinvente en nuances et sans cet aveuglement béat qui nuirait à son entreprise, ces vies dédiées aux Lettres, vaincues, comme le dit Claire Paulhan, par « une postérité désastreuse » . Aucune prétention universitaire chez lui, point de salmigondis de théories fumeuses, mais l'expression sans cesse renouvelée d'une foi dans cette littérature d'humbles pas nécessairement modestes, un usage immodéré du « nasomètre » qui se substitue au dépouillement exhaustif, une curiosité sans fin envers ces dédaignés pour essayer de saisir où s'est fait la coupure, la rupture. Pénétrer dans cette forêt cachée a quelque chose de joyeusement excitant, on voudrait tout de suite aller chercher l'oeuvre de tel ou tel en croisant les doigts pour qu'un éditeur assez inconscient l'ait réédité (à perte bien sûr…). Les surprises n'y manquent pas et si Eric Dussert s'était fixé comme objectif de faire lire à son lecteur « un auteur qu'il ignorait », on peut gager qu'il va susciter des vocations de promeneurs sinon de joyeux bûcherons. Les grands Pascal Pia, Hubert Juin et François Caradec se sont trouvé un digne successeur qui n'a pas fini de nous étonner.




Éric Dussert - Une forêt cachée : Une autre histoire littéraire

À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2013, Éric Dussert vous présente son ouvrage "Une forêt cachée : Une autre histoire littéraire. 156 portraits d'écrivains oubliés" aux éditions La Table ronde.

Coup de coeur du libraire

Une forêt cachée / 156 portraits d'écrivains oubliés
Une forêt cachée

Quand on pense au nombre considérable d'arbres qu'il faut pour fabriquer des livres, on doit un peu de respect aux forêts, surtout celles qui recèlent des auteurs oubliés voire cachés…

Si l'on veut bien considérer que la littérature représente une vaste forêt au milieu de laquelle le lecteur craint tellement de s'égarer qu'il reste avec prudence en lisière, lisant ce que tout le monde lit, s'abritant sous les mêmes branches pour se rassurer et penser qu'un livre n'est pas fait pour déranger, il faudra compter avec ceux qui n'ont pas de ces peurs et s'aventurent au cœur des bois les plus denses pour en ramener des essences rares, des souvenirs forts, des découvertes intenses, voire, simplement, de ces plaisirs modestes qui justifie tous les égarements. Eric Dussert est de ceux-là qui arpente depuis longtemps les terres ignorées du passé, fréquente les cimetières aux croix effacées, fouille dans les bibliothèques vouées à la poussière pour en exhumer des noms, des titres qu'il sauve d'un oubli pas toujours injustifié mais souvent injuste. Le Matricule des Anges accueille depuis vingt ans ses chroniques (« Les égarés, les oubliés ») qui ont permis de remettre à l'honneur Jean Duperray, Marc Stéphane, Fernand Combet, Bienvenu Merino, Edouard Estaunié, Henri Roorda, Tristan Derême, Eugène Chavette, André de Richaud, … on aurait envie de tous les citer ces 156 rescapés que la plume aiguisée de Dussert, dont il faut louer les belles qualités stylistiques, réinvente en nuances et sans cet aveuglement béat qui nuirait à son entreprise, ces vies dédiées aux Lettres, vaincues, comme le dit Claire Paulhan, par « une postérité désastreuse » . Aucune prétention universitaire chez lui, point de salmigondis de théories fumeuses, mais l'expression sans cesse renouvelée d'une foi dans cette littérature d'humbles pas nécessairement modestes, un usage immodéré du « nasomètre » qui se substitue au dépouillement exhaustif, une curiosité sans fin envers ces dédaignés pour essayer de saisir où s'est fait la coupure, la rupture. Pénétrer dans cette forêt cachée a quelque chose de joyeusement excitant, on voudrait tout de suite aller chercher l'oeuvre de tel ou tel en croisant les doigts pour qu'un éditeur assez inconscient l'ait réédité (à perte bien sûr…). Les surprises n'y manquent pas et si Eric Dussert s'était fixé comme objectif de faire lire à son lecteur « un auteur qu'il ignorait », on peut gager qu'il va susciter des vocations de promeneurs sinon de joyeux bûcherons. Les grands Pascal Pia, Hubert Juin et François Caradec se sont trouvé un digne successeur qui n'a pas fini de nous étonner.

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