Marco apprend que son père avait contracté un mariage blanc avec une Roumaine et que celle-ci vient d'être retrouvée morte sur un banc public à Marseille. Il part à la recherche des gens qui l'ont connue.
Quatrième de couverture
Anka
Marco tire la langue devant ses devoirs de géométrie quand deux agents de police lui annoncent abruptement la mort de sa mère. Il encaisse. Sauf que, moins de cinq minutes plus tard, sa mère rentre à la maison...
Ce n'est pas une erreur, ni une histoire de fantôme, c'est juste l'histoire d'un oubli. Anka, vingt-neuf ans, est morte en plein jour dans un parc et personne ne s'en souvient. Marco va combler le vide de sa propre existence en cherchant les traces de cette inconnue. C'est juste l'histoire d'un rapprochement. Entre un adolescent vivant sans repères et une femme morte sans attaches.
Anka. Un nom qui claque. Quelque chose de coupant et de définitif. Et un très grand roman (encore) de Guillaume Guéraud...
Du noir, très noir, très fort, à la manière de l'inoubliable Je mourrai pas gibier. C'est la même colère qui résonne de l'un à l'autre, le même refus de se soumettre et d'accepter un monde injuste, brutal, violent, moche. Insupportable.
Seul chez lui, Marco se bat avec ses exercices de maths quand deux policiers sonnent et lui annoncent la mort de sa mère. Choqué, hébété, Marco découvre par la suite qu'il y a erreur sur la personne mais que cette jeune femme retrouvée morte sur un banc public était bien l'épouse de son père. Un mariage blanc conclu pour 1 500 euros à une période de disette, dix ans auparavant. Un épisode misérable dont son père n'est pas fier et dont personne n'a jamais songé à lui parler. Les mots sont difficiles à trouver pour les parents de Marco et c'est donc seul qu'il va se lancer sur les traces d'Anka, dont la photo trouvée dans un sac de voyage va occuper toutes ses pensées. Confronté à un monde où l'on fait commerce de l'être humain, où certains s'enrichissent ou du moins exploitent sans vergogne la détresse des autres, Marco peine à comprendre. A moins qu'il ne comprenne trop bien.
Son propre futur de collégien l'indiffère : quel futur construire dans ce monde en ruine, sale et suintant ? La fin sera sombre, violente, comme l'unique réponse trouvée à la violence du monde.
Nul doute que ce texte va bouleverser ses lecteurs. Il porte un regard sans concession sur une société qui souffre et brosse le portrait d'un adolescent d'aujourd'hui, choqué de vivre dans un monde où l'espoir et le rêve ont si peu leur place pour peu que l'on ouvre les yeux sur la réalité. Terrible mais essentiel et magnifique.
Ils se rencontrent à la librairie, viennent parler de leur dernier coup de cœur du moment, échangent, se passionnent et vibrent à l'unisson autour de leur addiction à la lecture. Ils se sont livrés à l'exercice contraignant du compte-rendu par écrit : comment dire en quelques lignes pourquoi on a aimé un livre…tel est leur défi !