La fabrique scolaire de l'histoire
illusions et désillusions du roman national
sous la direction de Laurence De Cock & Emmanuelle Picard
édition CVUH
Description : XXV-212 pages; (19 x 12 cm)
EAN13 : 9782748901061
Résumé
Des enseignants, des historiens et des spécialistes des sciences de l'éducation analysent la fonction identitaire et la mission civique de l'enseignement de l'histoire en France depuis la IIIe République ainsi que l'évolution historique de son rôle dans la construction des identités nationales.
Quatrième de couverture
Depuis la Révolution française, l'enseignement
de l'histoire est associé à la construction
d'une «identité nationale». En prenant la forme
d'un récit ethnocentré, l'histoire scolaire
devait permettre l'intégration de tous les futurs
citoyens de la République, quelles que soient
leurs identités originelles, dans un ensemble
politique unique.
Aujourd'hui, alors que la période est favorable
à la reconnaissance des «identités plurielles»,
les exclus du roman national réclament
l'ajustement des programmes scolaires
et critiquent la fabrique scolaire de l'histoire
vue comme un instrument de domination.
Le moment est propice pour interroger la
manière dont l'histoire scolaire est fabriquée.
De fait, l'enseignement de histoire à l'école
est le produit d'une chaîne de responsabilités
dont il nous faut interroger chacun des maillons :
pourquoi et comment apprendre l'histoire,
et quelle histoire ? Car c'est une politique
du passé qui s'exprime à travers ce montage.
Une politique où la question d'une histoire
commune et donc de l'universalité est en jeu.