Le clown et la geisha




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Le clown et la geisha

Alexandre Naos

Éditeur : Le Passeur éditeur Tous les livres chez l'éditeur Le Passeur éditeur , Paris, Paris

Description : 151 pages; (21 x 14 cm)

EAN13 : 9782368900321


Résumé

Dans ce récit sous forme de monologue, un clown se livre avant de monter sur scène pour présenter son spectacle muet. Il raconte son histoire et les événements dramatiques ou truculents qui ont marqué sa vie, en marge d'une société moderne décadente. Premier roman.

Quatrième de couverture

Le clown et la geisha « Je vous intrigue ? À la bonne heure. C'est déjà cela. Je n'ai pas répondu à votre question ? Certes. Loin de moi le souhait de l'esquiver, n'ayez crainte. Pourquoi clown, donc ? Mais, cher monsieur, n'est-ce pas là le mystère des mutations, des métamorphoses de l'âme ? Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ? Allons bon. Une histoire fort curieuse en ce qui me concerne. Et je doute que nous ayons le temps de... Vous cherchiez justement à le tuer ? Vous m'étonnez. Bien rare, de nos jours, d'avoir du temps à perdre. Qui plus est pour écouter de potentiels bouffons délirer dans un bistrot enfumé quelconque. Tuer le temps... Tâche sisyphéenne ! C'est hélas lui qui nous consume à coup sûr, misérables créatures que nous sommes, telles ces nuées d'insectes aveugles brûlant leurs ailes aux ampoules incandescentes d'interminables soirs d'été où l'on étouffe. » A. N. Un monologue sidérant, en forme d'hommage à La Chute d'Albert Camus, et une charge contre la modernité et la décadence, servis par une écriture tranchante.

 

Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Le Passeur éditeur , Paris


Collection : Non précisé


Reliure : Non précisé


Description : 151 pages; (21 x 14 cm)


ISBN : 978-2-36890-032-1


EAN13 : 9782368900321

Alexandre Naos - Le clown et la geisha

Alexandre Naos vous présente son ouvrage "Le clown et la geisha" aux éditions Le Passeur. Rentrée littéraire 2013.

Extrait du livre

S'il n'était le regard oblique que vous me décochez avec insistance depuis quelques précieux instants, j'opterais volontiers, monsieur, pour vous laisser à votre légitime solitude. Or vous persistez à m'observer sous toutes les coutures. Est-ce à dire que vous vous interrogez sur le point de savoir si vous n'avez pas déjà aperçu cette tête quelque part ? Possible, du reste. Rien n'est impossible dans cette mégalopole absurde tenant lieu de capitale à ce pays exsangue. Notez bien que j'accepterais gracieusement de m'asseoir à votre table si j'étais convaincu de ne point jouer les importuns. Je n'apprécie guère de déranger les gens sirotant paisiblement leur verre, voyez-vous. Chacun a droit à un bref moment de répit en ce monde chargé de violence jusqu'à la gueule. Je respecte cela. Au contraire, cela vous ferait grand plaisir ? Ce n'est pas de refus, alors. Oui, je prendrai comme vous. Ce cocktail entre vos mains a l'audace de me mettre instantanément l'eau à la bouche. Il est à base de rhum, originaire de Cuba ? Je l'avais deviné. Il ne manque qu'un délicieux cigare, un de ces havanes, et l'on se croirait sur cette île fascinante des Caraïbes. Voilà, le patron a vu votre signe. Il s'exécute. Parfait. J'aime le rhum, il me relaxe. Surtout par ce temps à noyer un poisson ! Ne la trouvez-vous pas inquiétante, cette mousson perpétuelle ? Et cette saleté de moiteur étouffante pourrissant tout ce qu'elle enrobe ? Réchauffement climatique oblige ? Paraît-il. Justement, voici le journal météo à la télévision. Diable, ces fichus écrans sont partout de nos jours ! Jusque dans les toilettes publiques ! Impossible de les éviter. Et ne tentez point de demander au patron d'en diminuer le volume. Il piquerait une crise, vous affublant au passage de tous les noms d'oiseaux. Un véritable fléau, ces téléviseurs ! Strictement interdit en outre de les éteindre ? J'avais oublié ce récent décret. Ou plutôt feignais-je de l'oublier. Que ne vont-ils encore inventer ? Le pire étant que les gens se figurent regarder l'écran. Amusant, n'est-ce pas ? Ils n'ont pas encore réalisé que ce sont les écrans qui les observent. Parfaitement. Grâce à leurs caméras microscopiques dissimulées allez savoir où. Lorsqu'ils s'apercevront que leur téléviseur est, sinon un écran de fumée, un miroir sans tain, dur sera le réveil. Remarquez, on n'y prête plus garde avec le temps. À quoi fait-on encore attention de nos jours, je vous le demande ? Monde dystopique dans lequel nous baguenaudons ! Gavés comme des oies par ces pseudo-informations, vérités ou contre-vérités ! Mais aussi ces publicités, photos, vidéos, textos, tweets. Sans parler de cette diarrhée d'interdictions, de lois, décrets, suggestions... Enfin, ce que vous voudrez ! Si bien que nos neurones finissent par contracter un Alzheimer précoce. Évanouis, mon cher monsieur, nos simples réflexes humains ! Englués dans ce magma d'injonctions administrées en permanence depuis... Oh ! on ne s'en souvient plus ! L'oubli, monsieur. La faculté principale de l'homme. Le saviez-vous ? Sans elle, toute personne deviendrait démente. Ou morte étouffée par ces milliards de stimuli inutiles captés en continu par nos sens.

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