Résumé
Brodeck établit de brèves notices sur l'état de la flore, des saisons, un travail sans importance pour son administration. Il ne sait pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal. Le maréchal-ferrant lui demande aussi de consigner les évènements du village. Prix Goncourt des lycéens 2007 et prix des lecteurs du Livre de poche 2009.
Quatrième de couverture
Le rapport de Brodeck
Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire.
Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m'ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études. » J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses [...]. »
Un livre qui fait penser à la fois à Julien Gracq, celui d'Un balcon en forêt, pour les descriptions de la nature, à Dino Buzzati, pour la construction et l'attente qui se crée, et à Primo Levi pour bien des raisons.
J.-.C. P., Livres Hebdo.
Dans un style finement ouvragé, plein de crépitements, de somptuosités, d'odeurs, d'humus et de feu, Philippe Claude décrit un monde terrible où le crime est une fonction naturelle du vivant.
Serge Sanchez, Magazine littéraire.