Résumé
A 12 ans, Joseph Vaughan découvre dans son village de Géorgie le corps mutilé d'une fillette, première victime d'un tueur en série jamais identifié. Trente ans après, l'affaire des cadavres d'enfants le hante toujours et lorsqu'il apprend que le meurtrier agit toujours, il décide de mener l'enquête afin de découvrir enfin l'identité du coupable. Prix Nouvel Obs et BibliObs du roman noir 2009.
Quatrième de couverture
Que vous reste-t-il à perdre
quand on vous a déjà tout pris ?
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en
série, dans l'ombre duquel il vit depuis l'enfance.
Trente ans plus tôt : Joseph a 12 ans lorsqu'il découvre dans son
village du Sud des États-Unis le corps d'une fillette assassinée.
Une des premières victimes d'une longue série qui laissera
longtemps la police impuissante.
Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée,
Joseph décide de changer de vie et de s'installer à New York pour
oublier les séquelles de cette histoire qui l'a touché de trop près.
Mais à nouveau les meurtres d'enfants se multiplient, et il comprend
que le tueur est toujours à l'oeuvre. Pour échapper à
ses démons, Joseph n'aura d'autre solution que de reprendre
l'enquête, afin de démasquer le vrai coupable, dont l'identité ne
sera révélée que dans les toutes dernières pages.
Au-delà d'un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au
suspense constant, Seul le silence marque une date dans l'histoire
du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue,
sans concession aucune, R. J. Ellory évoque autant William
Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la
complexité des émotions qu'il met en jeu.
Paru le : 28/08/2008
Thématique : Polar, SF
- Polar
- Romans policiers
Éditeur : Sonatine éditions
, Paris
Collection : Non précisé
Reliure : Non précisé
Description : 497 pages; (23 x 15 cm)
ISBN : 978-2-35584-013-5
EAN13 : 9782355840135
Seul le silence
"Un grand livre, un de ceux qui marquent."
La première page donne le ton de ce polar magistral soutenu par un style hors norme :
Coups de feu, comme des os se cassant. New York : sa clameur infinie, ses rythmes métalliques âpres et le matèlement des pas, staccato incessant ; ses métros et cireurs de chaussures, carrefours embouteillés et taxis jaunes ; ses querelles d'amoureux ; son histoire, sa passion, sa promesse et ses prières. New York avala le bruit des coups de feu sans effort, comme s'il n'avait pas plus d'importance qu'un simple battement de coeur solitaire. Personne ne l'entendit parmi une telle abondance de vie. Peut-être à cause de tous les autres bruits. Peut-être parce que personne n'écoutait (…) C'était juste une vie, après tout ; ni plus, ni moins.
Foisonnant, multiple, ce polar atypique ne nous raconte pas une histoire, mais des histoires. Celle du narrateur d'abord, Joseph Vaughan, qui nous conte sa vie en un long flash back, sous forme de confession : souvenirs d'enfance dans une petite ville de Géorgie, la mort de son père annoncée par une plume tombée du ciel, les échos de la guerre en Europe - le livre commence en 1939 - qui parviennent par les ondes de la radio, les voisins, l'institutrice qui s'intéresse à lui et l'encourage à écrire… Roman d'apprentissage ensuite, émaillé de lectures - Steinbeck, par exemple - des premiers écrits de Joseph jusqu'à sa réussite littéraire qui va l'emmener dans les cercles littéraires de Brooklyn, New York. Mais comme il ne faudrait pas oublier que nous sommes aussi dans un thriller, le livre est scandé par des histoires de meurtres : des fillettes assassinées, un serial killer insaisissable - meurtres qui courent sur une trentaine d'années, dont certains touchent de près Joseph, qui connaît plusieurs victimes (une des petites filles était sa voisine de classe) - à tel point que le doute s'immisce dans les esprits… Il faudra attendre les dernières pages pour que tous les morceaux du puzzle s'imbriquent.
On sort de ce polar étonnant avec le sentiment d'avoir lu un grand livre, un de ceux qui marquent !