Mon sang à l'étude




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Mon sang à l'étude

Joachim Schnerf

Éditeur : Ed. de l'Olivier Tous les livres chez l'éditeur Ed. de l'Olivier , Paris, Paris

Collection : Littérature française Tous les livres dans la collection Littérature française

Description : 88 pages; (19 x 13 cm)

EAN13 : 9782823603811


Résumé

Samuel se rend dans un centre de dépistage du sida pour faire une prise de sang. Durant les trois jours d'attente des résultats, il est en proie à une terrible angoisse, anticipant sa propre mort, tout en se livrant à des recherches sur la maladie et sur le mystérieux patient zéro à l'origine du fléau. Pendant ces trois jours, il vit aussi une histoire passionnée avec Léna. Premier roman.

Quatrième de couverture

«Nous avions tous le même âge ce matin-là. L'estomac tendu, je suis entré dans le bâtiment. J'ai balayé du regard le hall d'attente, une sorte de loft où seuls les sièges métalliques et les magazines nous font croire à l'intimité. Nous sommes au théâtre, les conventions sont là et personne n'écoute ni ne regarde le fuyard qui approche.» Dans trois jours, Samuel saura s'il est séropositif. Trois jours d'angoisse et de fantasmes les plus fous, trois jours de recherches approfondies sur le mystérieux «patient zéro» qui serait à l'origine du fléau... Mais trois jours, aussi, de passion avec Lena que Samuel vient de rencontrer, et avec qui il engage une relation intense, sensuelle. Au fil de ce roman à l'écriture fiévreuse, le sexe et la mort se frôlent en une danse exaltée. Car tout peut prendre fin très vite.

 

Thématique : Littérature - Littérature française - Littérature française


Éditeur : Ed. de l'Olivier , Paris


Collection : Littérature française


Reliure : Non précisé


Description : 88 pages; (19 x 13 cm)


ISBN : 978-2-8236-0381-1


EAN13 : 9782823603811

Joachim Schnerf - Mon sang à l'étude

Joachim Schnerf vous présente son ouvrage "Mon sang à l'étude" paru aux éditions de l'Olivier.

Extrait du livre

Parce qu'il le faut ; je m'appelle Samuel. J'ai vingt-six ans, aucun trait. J'avancerai d'un pas ferme et la brise caressera mon crâne. Je connais déjà le chemin par coeur, c'était il y a cinq jours. L'aiguille a pénétré mon bras, lentement, d'une absurde délicatesse. La peau se plisse jusqu'à la défloraison. Et l'on accepte sans se plaindre. La pénétration est glaciale et enfin tout se relâche, la vie gicle. Les tubes se remplissent un à un. C'est à cause du doute que j'ai décidé de me confronter à l'hypothèse du virus, au test si sacralisé. Polysémique. Essayer de perdre une possible trace comme un loup dépistant son chasseur. L'obsession d'éloigner, de priver, car je refuse la valeur perfective. Il est des maladies que l'on traque, nous préférons échapper. Les préfixes sont générationnels. Et trois mois que je ne pense qu'à ça, qu'à me dédouaner de ces nuits. Les noms n'y sont plus mais la sensation de l'infidélité pèse depuis, sans qu'aucun engagement me retienne. Le serment à la capote peut-être, balayé par l'alcool et la soif rageuse de sexe. Je ne veux plus être fusillé par le soupçon lorsque je me reflète en elles. Et elle aux mains si douces, rencontrée au troisième mois du doute, Léna. Nous avions tous le même âge ce matin-là. L'estomac tendu, je suis entré dans le bâtiment. J'ai balayé du regard le hall d'attente, une sorte de loft où seuls les sièges métalliques et les magazines nous font croire à l'intimité. Nous sommes au théâtre, les conventions sont là et personne n'écoute ni ne regarde le fuyard qui approche. Il s'éclaircit la gorge à son arrivée avant de clamer pitoyablement que «c'est pour un dépistage». La personne derrière son écran, lasse, ne s'en serait peut-être pas doutée. Un énorme agenda dans lequel sont inscrits les codes de chaque visage est ouvert face à tous. Prénom et date de naissance pour le rendez-vous. Dans cet ordre. Samuel / 07-02-1988. C'est l'empreinte qui m'a été attribuée. J'aurais pu mentir, inventer un pseudonyme ou une date symbolique. Mais j'ai eu si peur de ne pas me reconnaître à mon arrivée pour la prise de sang. Nous sommes sans mémoire, tout est flou ce samedi matin. Prénom et date de naissance, clamés en un réflexe de survie pour éviter le trou noir. Il faut suivre la mécanique, éviter toute raison. Enregistrement puis attente. La table basse regorge de brochures et les recettes minceur côtoient l'hépatite B. On ne veut pas paraître trop marginal, le but est de se diluer dans la plus grande neutralité. Alors le livre reste au fond de mon sac et je feuillette des fiches colorées : le pâté en croûte revient à la mode. On n'ose croiser un autre regard, il faut se tenir droit. Surtout ne pas paraître stressé au risque d'offrir son attitude aux jugements soupçonneux. C'est finalement une posture somnolente que j'adopte pour m'endormir à leurs yeux, fixer des détails et m'hypnotiser.
Joachim Schnerf, quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
La littérature représente pour moi la possibilité paradoxale du refuge dans la complexité, les livres autorisent l'intimité et la profusion à la fois.

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