QuanTika




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QuanTika Volume 2  : L'ouvreur des chemins

Laurence Suhner

Éditeur : Atalante Tous les livres chez l'éditeur Atalante , Nantes, Nantes

Collection : La dentelle du cygne Tous les livres dans la collection La dentelle du cygne

Description : 458 pages; (20 x 15 cm)

EAN13 : 9782841726516


Résumé

La microbiologiste Ambre Pasquier, dès son arrivée sur Gemma, subit des cauchemars terrifiants et envoûtants : une voix mystérieuse lui ordonne de découvrir le Temple noir aux Ecritures, tandis qu'une autre entité la pousse à oublier ses souvenirs. Plus curieuse que raisonnable, elle monte une expédition scientifique pour explorer les tréfonds de la planète.

Quatrième de couverture

Après la disparition d'Ambre dans la cuve où les Bâtisseurs avaient emprisonné le Dévoreur, le cataclysme a gagné la surface. Une torche blanche fulgurante transperce à présent la carapace du Glacier et pointe vers les étoiles. Déplacements de populations, course poursuite entre scientifiques et miliciens... sur Gemma, le chaos règne. Alors que les rescapés de l'équipe Archéa se réfugient auprès des indépendantistes, Ambre revient à elle, veillée par le Dieu Sombre. Malgré ses efforts, ses tentatives de communication avec son sauveur tournent court et la colère l'envahit. Pourtant, seul le Dieu Sombre sait. Gardien des cycles, tu es la mémoire et l'oubli. Tu ouvres et tu choisis, Le lieu comme le destin. À toi le un et le multiple Tu es l'Ouvreur des Chemins... Ainsi veut le mythe.

 

Thématique : Polar, SF - Science-Fiction, Fantasy - Romans : Fantasy


Éditeur : Atalante , Nantes


Collection : La dentelle du cygne


Reliure : Non précisé


Description : 458 pages; (20 x 15 cm)


ISBN : 978-2-84172-651-6


EAN13 : 9782841726516

Laurence Suhner - Quantika : Vestige et L'ouvreur des chemins

A l'occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Laurence Suhner présente ses livres « QuanTika volume 1 : Vestiges » et « QuanTika volume 2 : L'ouvreur des chemins ».

Extrait du livre

2272 BC Planète Terre, subcontinent indien, Mumbai, 255 Napean Sea road. LA NUIT Dehors, un vent chaud balaie la terrasse, agite les feuilles de l'arbre ashokâ planté par Pàrvatï il y a dix ans. Troublée par ses frémissements, la lune dispense par saccades ses éclats argentés dans le salon de musique. Le murmure de la ville, incessant même aux plus profondes heures de la nuit, pénètre jusque dans l'appartement. Bombay ne connaît pas le repos. Ou Mumbai : mégapole tentaculaire, creuset de tous les excès, palais des affaires et des technologies, temple de la multitude, autel de la haine. Verrue sans cesse grossissante, véritable cité-État rassemblant depuis un siècle et demi les provinces du Mahârâsthra et du Gujarât, elle se déploie sur la mer d'Oman. La mer d'Oman dont le souvenir s'estompe davantage à chaque génération. Plus de deux cents kilomètres séparent maintenant l'océan de l'ancien front de mer occidental. A l'intérieur de la pièce, le calme a succédé au chaos. L'adolescente est immobile, recroquevillée sur le sol, le visage noyé dans ses longs cheveux noirs. Sa joue la démange. Les fibres rêches du tapis lui dévorent la peau, irritée par le sel de ses larmes et le sang. Quelque chose s'agite devant ses yeux, se rapproche par à-coups hésitants. Un cafard dodu s'arrête à quelques centimètres de sa bouche, l'observe, antennes à l'affût, intrigué par cette présence inhabituelle. Puis il passe son chemin. Elle n'a rien à lui offrir. Son regard balaie le salon de musique - sitâr, tabla, dholak et harmonium gisent dans le plus grand désordre -, mais son corps demeure inerte, lourd, incrusté dans le tapis élimé qui a accueilli depuis tant d'années les élèves assidus de Shânti. La douleur l'a quittée. Ou elle a simplement cessé de la ressentir. L'heure écoulée lui a appris à l'abstraire, à la rejeter en masse. En elle, toute sensation s'émousse à présent, toute émotion. Elle est vide. Des deux cadavres figés en de grotesques postures à ses côtés, elle ne distingue que des détails. Elle ne cherche plus à connaître leur identité. D'étranges et incongrus, ils lui sont devenus étrangers. Les mêmes questions reviennent et l'obsèdent : pourquoi n'est-elle pas morte à son tour ? Pourquoi a-t-elle survécu ? À quoi a-t-elle survécu ? L'odeur du sang imprègne le salon. Elle couvre les relents d'encens qui parfument l'autel de Shiva Natarâja et du talc à la rose dont Shânti aime à saupoudrer la peau de ses tablâ. Des éclats de voix parviennent à ses oreilles. Un homme sort de la cuisine et traverse la pièce d'une démarche pesante. Il passe juste à côté d'elle, laissant tomber la cendre de sa cigarette devant ses yeux. Il piétine au passage quelques coussins brodés, si bien qu'elle entrevoit ses pieds épais débordant de sandales rafistolées et ses ongles crasseux. Ses pas cognent dans sa tête, éparpillent ses pensées, disséminent ses derniers fragments de mémoire. Combien sont-ils dans la salle à manger ? Deux, trois, plus ? Ils discutent, ils rient, ils échangent des plaisanteries de mauvais goût. Des objets dégringolent, des papiers volent, des meubles grincent : chaises que l'on repousse, tiroirs que l'on malmène, ustensiles que l'on balance sur le sol. De sa position couchée, elle n'aperçoit que leurs pieds qui vont et viennent. Ils sont occupés à fouiller dans les affaires de ses grands-parents. Ce ne sont pas des proches de la famille. Leurs voix sont gutturales, granuleuses, ils s'esclaffent, ils se querellent. Ils parlent l'ancien marâthi. Un bruit strident, modulé, s'immisce dans ses oreilles, accaparant son attention. Un sentiment d'alerte la secoue. Elle oublie les hommes, leurs allées et venues, leur attitude irrespectueuse. La bouilloire est restée sur le feu. Que fabrique donc Pârvatî ?

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