Résumé
Fondée sur des écrits de contemporains et du monarque lui-même, cette biographie dresse le portrait de Louis XIV et témoigne de sa volonté d'imposer sa descendance illégitime au risque de provoquer une guerre civile après son décès. Une analyse de la personnalité de Louis XIV et de ce que fut son art de régner.
Quatrième de couverture
Dans la mémoire collective, Louis XIV est une figure convenue, figée dans la pose majestueuse qu'adopte le célèbre portrait peint par Hyacinthe Rigaud. On oublie que Louis n'est pas resté identique pendant sept décennies, qu'il y a peu de choses en commun entre l'adolescent de la Fronde, le monarque rayonnant de 1661, le souverain impérieux de 1685 et le vieillard affaibli des dernières années. Les historiens de Louis XIV reprennent souvent à leur compte le discours officiel du Grand Siècle, qui absorbe l'homme dans le roi, qui fait de Louis une pure et simple incarnation de l'État. À y regarder de plus près, théorie et pratique n'ont pas toujours concordé : derrière le monarque guerrier de la propagande se cache un roi-bureaucrate ; le prince qui «gouverne par lui-même» sait aussi composer pour accommoder ses devoirs et ses plaisirs. Pour comprendre l'homme et son «art de régner», témoignages et souvenirs des contemporains sont précieux, mais rien ne vaut les écrits de l'intéressé et de ses grands serviteurs, où l'on voit, au jour le jour, comment le roi actionne la complexe machinerie de l'État, où l'on lit la joie des succès faciles, l'impatience à obtenir des nouvelles, les hésitations devant les décisions à prendre, les repentirs après l'échec. À l'aide de nouvelles sources, ce nouveau Louis XIV fait redécouvrir le prince véritable, trop longtemps caché derrière les éloges de ses flatteurs comme derrière les caricatures de ses ennemis.
Paru le : 18/10/2012
Thématique : Histoire et Géographie - Biographies historiques - Biographies : ouvrages généraux
Éditeur : Tallandier , Paris
Collection : Biographie
Reliure : Non précisé
Description : 518 pages; (23 x 17 cm)
ISBN : 978-2-84734-722-7
EAN13 : 9782847347227
LE VILLE DONT LE CHIEN EST QUELQU'UN À l'aise dans ses coussinets, la laisse accrochée au collier, la truffe au ras du sol débusquant les secrets et mystères des rues et trottoirs, il prend de grands airs. «Madame promène son chien», chante Jacques Brel. Et le chien, c'est quelqu'un. Avec son maître il fait la paire. On lui demande du savoir-faire, du savoir-vivre citadin. C'est ainsi que la ville a ses exigences. En échange, elle lui offre ses murs, sa verdure, ses infrastructures... mais il doit en faire bon usage. Au ministère, dans le bureau des maires, chez le vétérinaire, le chien des villes est au coeur des conversations. En a-t-il les oreilles qui sifflent ? En fascicules, en cours pratiques, il s'inscrit au programme des formateurs et des éducateurs canins. Sur les bancs de l'école, le chien des villes s'étudie. Parle-t-on d'une espèce de la gent canine, non répertoriée dans les atlas zoologiques ? Tellement adaptable, tellement proche de l'homme, n'ayant d'autre attitude que celle de faire plaisir à son maître, le chien enfile sa tenue de ville et, docile, marche dans nos pas pour apprivoiser la ville. Canis lupus familiaris est donc un thème récurrent au sein des municipalités. Les grandes villes se mettent en quatre pour nos quatre pattes. Pionnière, Rennes, reçoit en 1995 le prix de l'Animal en ville, décerné par l'Afirac, avant Montbéliard, en 2001, Charleville-Mézières, en 2004, le Grand Lyon et ses 57 communes ainsi que Sète, en 2007. La même année, Troyes crée l'office du Toutourisme, qui inspire la ville de Gap. On ne pourrait citer toutes ces villes modèles, capables, comme Angers, de raisonner chien et d'apprendre le chien aux urbains. Depuis 2010, Versailles est fière de ses «agents canins de convivialité». Emmener le chien visiteur dans les maisons de retraite, les prisons, etc., est au goût du jour. On parle de médiation animale. C'est dire l'influence, la puissance, l'extrême complicité du chien avec les hommes. On le voit en toute saison, dans les parcs et les squares, prendre son ballon d'oxygène en jouant à la balle. Dans les rues, une multitude de boutiques s'ouvrent rien que pour lui. Il s'habille, se restaure - cupcakes viande, croquettes Premium. Au mieux de sa forme, il fait du sport (agility, canicross, canimarche), se détend au spa, fréquente les salons de toilettage, et, né coiffé, décroche les médailles de champion aux expositions. On l'adore. Cavalier king-charles, labrador, chihuahua. Lauréat de beauté ou chien ordinaire. Ses fidèles, célèbres et inconditionnels, sont mes invités dans ce guide du chien des villes : Élodie Ageron, Eve Angeli, Laetitia Barlerin, Stéphane Bern, Julien Courbet, Bernard Montiel, Jean-Marie Périer, Corinne Touzet. Tous mordus. Qui ne souhaiterait une belle vie de chien dans une belle ville pour le chien ? Brigitte Bulard-Cordeau



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