Trois récits entre lesquels courent des liens ténus. Au centre de chaque récit, une femme qui dit non. Elles s'appellent Norah, Fanta et Khady Demba. Chacune des trois femmes se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. Prix Goncourt 2009.
Quatrième de couverture
Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent
Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat
pour préserver sa dignité contre les humiliations que
la vie lui inflige avec une obstination méthodique et
incompréhensible.
L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité
et son mystère. La force de son écriture tient à
son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui
entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable
et raffinée, dans les méandres d'une conscience
livrée à la pure violence des sentiments.
Prix Goncourt 2009, Marie NDiaye, Trois femmes puissantes (Gallimard)
C'est un étrange spectacle pour nous d'assister à l'impressionnant parcours du dernier roman de Marie NDiaye : Trois femmes puissantes fait l'unanimité dans la presse et les médias, et cet élan s'est très vite transformé en succès, nos prévisions les plus optimistes étant vite balayées par les demandes répétées (et le spectre terrible de la rupture de stock…) On emploie souvent le terme amusant de “caracoler” pour parler du galop victorieux d'un livre en tête des ventes, eh bien nous y sommes et c'est un vrai plaisir car il ne fait aucun doute que ce roman est un des deux, trois grands de cette rentrée. On a dit beaucoup sur Marie NDiaye, on a raconté qu'elle vivait désormais à Berlin, on a évoqué et commenté le souffle génial son livre bâti en trois mouvements, il est donc bien difficile de faire dans l'originalité à son sujet. Insister sur l'immense qualité de son oeuvre tissée avec intelligence depuis longtemps et qui n'a jamais cédé à la facilité, qui n'a pas fait de concessions pour plaire au plus grand nombre, voilà une mission qui nous incombe. Mais pour pousser un peu plus loin et fort (ou faible) de nos compétences balbutiantes dans le domaine de l'image, nous avons demandé à Marie NDiaye qui nous rend parfois visite dans la librairie, de bien vouloir se prêter à une petite interview, filmée d'une main tremblante, que nous pourrions placer sur notre blog. Voici donc quelques minutes en sa compagnie et ses réponses à des questions sur la “puissance” de ses trois héroïnes, sur l'effacement progressif du merveilleux dans son oeuvre et, enfin, sur l'adieu à la Gironde dans sa géographie littéraire. Qu'il nous soit permis ici de la remercier sincèrement pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa patience…
Quelle joie intense après avoir musardé tout l'été de découvrir sur les tables de votre libraire toutes ces nouveautés qui réclameraient plus d'une vie pour être découvertes…
Les flibustiers ont repris le large, la grande vitrine de la librairie s'affiche désormais sous les couleurs de l'Afrique, annonce de multiples rendez-vous.